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La saga des reflex

08/12/2007 | LAURENT KATZ


- Olympus E-1

L’histoire retiendra qu’il s’agit du premier modèle adossé au format 4/3, lancé en 2003. Olympus a conçu un boîtier pro, donc tropicalisé et ergonomique, doté d’un écran de 1,8 pouces/134 kpxl et d’une visée à 100 %. Hélas, sous des atours professionnels (comme un obturateur garanti pour 150 000 déclenchements) se cachait un capteur de cinq millions de pixels seulement, quand d’autres modèles en montraient 6 ou 8, et un autofocus à trois zones, en retrait sur la concurrence, même d’entrée de gamme. En parallèle, Olympus développait une gamme d’optiques de haute volée qualitativement sous-utilisées. L’appareil, aujourd’hui discontinué, était néanmoins apprécié.


- Olympus E-300

À la Photokina 2004, Olympus tente un pari, lancer un reflex qui n’en a pas totalement l’aspect, inspiré de l’Olympus Pen FT argentique. Un système de miroirs, simulant un prisme de Poro comme dans les jumelles, lui conférait l’aspect d’un gros compact. Ce qui a décontenancé le public. Pourtant, les atouts étaient nombreux : un capteur de 8 Mpxl, comme sur l’EOS 20D vendu bien plus cher, le même antipoussière que celui de l’E-1, un flash interne utilisable quand le flash FL-36 était monté. L’E-300 prouvait qu’Olympus pouvait concurrencer Canon au niveau du prix, mais pas au niveau du bruit dans les hautes sensibilités.


- Olympus E-500

Un an plus tard, Olympus revient au classicisme avec l’E-500 qui reprend les bases technologiques de l’E-300, sous un plumage plus traditionnel. Le reflex subit une cure d’amaigrissement, il ne pèse plus que 470 g contre 585 g et son écran LCD passe de 1,8 pouce à 2,5 pouces et 215 kpxl. Gardant à l’esprit que les clients possesseurs d’un compact Olympus pouvaient passer au reflex, le lecteur de Compact Flash se voit associé à un lecteur de carte xD. Le traitement du bruit s’améliore et les 400 Iso, valeur standard, ne présentent qu’un bruit au grain plutôt fin. Comme le E-300, les réglages grand public cohabitent avec les réglages experts, notamment la table lumineuse pour comparer deux photos.


- Olympus E-330

La firme japonaise ne s’endort pas sur ses lauriers et si le E-300 était assez massif, contredisant les allégations de compacité escomptée du Système 4/3, on peut penser que les ingénieurs avaient déjà une petite idée derrière la tête : développer un reflex avec une visée temps réel sur le LCD. Avec le E-330, elle arrive dès janvier 2005, avec un double mode de visée. Le capteur de LiveMos de 7,5 Mpxl est toujours protégé contre les poussières. L’ergonomie et les fonctions sont maintenues, mais l’appareil embarque un capteur dédié à la visée sur le LCD orientable verticalement. Pour la macro, ce mode est aussi possible via le capteur principal, avec zoom 10x et une limitation temporelle.


- Panasonic DMC-L1

Pendant ce temps, Panasonic, qui a signé un accord de collaboration avec Olympus, ne reste pas inactive. S’appuyant sur le bridge DMC-LC1 et l’Olympus E-330, elle dévoile, à la PMA 2006, le DMC-L1 qui sera repris par Leica à la Photokina de cette même année, sous la dénomination Digilux 3. Ici, l’esthétique est encore plus tranchée, avec un aspect massif et très carré. En outre, l’impasse est faite sur les programmes-résultats. Panasonic accompagne son appareil d’un zoom 28-100 mm en équivalent 24 x 36, muni d’une bague de diaphragmes et d’un stabilisateur. Il propose de photographier en 4/3, 3/2 et 16/9 et sait effectuer la mise au point en visée temps réel (une évolution du firmware de l’E-330 s’ensuivra). Le prix élevé le privera d’un succès commercial.


- Olympus E-400

Olympus avait promis des reflex compacts. Il suffisait d’attendre la Photokina 2006 pour voir apparaître le bout de chou qu’est l’E-400, digne successeur de l’OM-1 argentique. Le plus petit reflex numérique du monde ne pèse, nu, que 380 g et 615 g avec son accu et le nouveau zoom compact 24-84 mm (équiv. 24 x 36). Il se paie même le luxe d’accepter cartes CF et xD. Si l’écran de 2,5 pouces/215 kpxl est maintenu, le grip intégré a disparu, l’accu Li-Ion s’est fait plus plat et l’aménagement intérieur a été optimisé pour y loger tous les composants, dont un capteur de 10 Mpxl. À l’occasion, Olympus a développé un système de caisson et de hublots pour objectifs, très coûteux, mais autorisant la plongée sous-marine.


- Olympus E-410

Quelques mois plus tard, à la PMA 2007, Olympus remet le couvert avec le E-410 ! Ce n’est pas qu’un E-400 avec quelques modifications mineures. Si le LCD de 2,5 pouces est passé de 215 kpxl à 230 kpxl, le principal apport est un nouveau capteur, toujours de 10 Mpxl, de type LiveMos. La visée temps réel est donc là (les plongeurs apprécieront), avec un seul mode et non deux comme pour l’E-330, autorisant un zoom 10x et sans limitation de temps. L’autofocus, rapide, n’évolue pas, toujours cantonné sur 3 collimateurs. Le miracle est que le E-410, avec ses zooms 14-42 mm et 40-150 mm (28-84 et 80-300 mm en équivalent 24 x 36), pèse moins d’un kilo et que l’ensemble vaut moins de 850 € à sa sortie. Les randonneurs et autres baroudeurs se frottent les mains !


- Olympus E-510

Si l’E-410 dispose d’un petit renflement qui offre une prise en main confortable, il y a matière à concevoir un reflex plus ventru, avec un grip intégré. C’est le portrait de l’E-510, également montré à la PMA, qui offre de surcroît un capteur stabilisé ! Le trio antipoussière, visée temps réel et stabilisateur est enfin réuni sur le même appareil et cela pour 900 € au lancement, avec le zoom 14-42 mm. L’appareil, équipé du LiveMos 10 Mpxl, offre toujours ce mélange de réglages pour néophytes et expert, et manifeste un gain qualitatif en matière de traitement du bruit, avec un réducteur de bruit en hautes sensibilités, à trois niveaux. Avec le K10D de Pentax, pour d’autres raisons, c’est un des appareils les plus intéressants sous les 1 000 €.


- Panasonic DMC-L10

Pendant qu’Olympus multiple les modèles, Panasonic prépare un reflex original, dont l’objectif est d’offrir les atouts d’un compact, non pas du point de vue encombrement, mais sur un plan fonctionnel. Le résultat est un modèle à deux personnalités. Classique en visée reflex, avec l’autofocus à 3 points, mais ouvert aux technologies Panasonic en visée sur le LCD orientable : détection de visage, autofocus 11 zones, aides au cadrage. Le DMC-L10 (10 Mpxl) conjugue les modes experts avec les programmes-résultats, ces derniers bénéficiant d’options créatives, permettant par exemple de décaler le couple vitesse/ouverture. Reste que le prix est élevé pour celui qui préfère le versant compact, et les caractéristiques pas assez expertes pour les autres.


- Olympus E-3

C’est le dernier-né des reflex 4/3 en cette fin d’année 2007. Olympus a remis le E-1 sur la planche à dessin pour créer un modèle professionnel, donc tropicalisé, avec un capteur de 10 Mpxl protégé par un système antipoussière et certaines performances uniques, selon Olympus. Autofocus ultrarapide (avec les nouvelles optiques SDM) à onze collimateurs en croix, stabilisateur mécanique pour un gain de 5 vitesses, visée temps réel sur le LCD orientable (2,5 pouces/230 kpxl), visée reflex à 100%. Le flash interne pilote maintenant sans fil les deux nouveaux flashs cobra FL-36R et FL-50R. S’y ajoutent une panoplie de commandes de personnalisation du boîtier et un accès ergonomique aux principaux réglages, par touches ou menus.

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