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MBP Nikon

Le piqué

13/05/2011 | Jean-Marie Sépulchre

Le piqué a été mesuré en faisant confiance à l’autofocus, et dès la pleine ouverture le piqué au centre est excellent. Cependant on observe une meilleure netteté, avec le même mode d’image standard, en utilisant les Raw développés en réglage par défaut par le logiciel de conversion basé sur Silkypix livré avec l’appareil. Avec cette procédure, l’image est plus homogène entre le centre et les bords dès F4 et les angles sont au niveau excellent alors qu’ils ne sont que très bons en Jpeg. On voit par là que l’objectif permet un piqué maximal, mais que l’appareil lui-même est réglé assez doux avec très peu d’accentuation, fournissant un rendu très « argentique ». Les amateurs d’images plus « croustillantes » peuvent monter un peu le niveau de netteté à la prise de vues (Moyen Fort au lieu de Standard) ou accentuer un peu les fichiers en post-traitement par exemple avec un réglage de 75%, rayon 1 et seuil 1 sous Photoshop Elements.


Carte de piqué : les cases bleues indiquent les très bons et excellents résultats.

Piqué selon l’ouverture en Jpeg.

Piqué selon l’ouverture en Raw développé avec le logiciel d’origine.

Raw ou Jpeg ?

En Raw, les images présentent une netteté plus « sèche » qu’en Jpeg avec les mêmes réglages par défaut, mais le logiciel fourni est très complet mais aussi très complexe. Dans la version testée (notre appareil de test étant une pré-série) il ne reconnaît pas tout seul les réglages du boîtier (mode simulation film ou niveau de netteté, par exemple) et procure des images nettement moins bonnes en haut Iso que les Jpeg dont le traitement interne est exemplaire : on n’aura pas de problème à faire des A3+ à 3 200 Iso avec une réduction du bruit « Moyen Bas » alors que le Raw correspondant demande un traitement long et délicat. Nous avons aussi noté plus d’aberration chromatique en Raw qu’en Jpeg…Au final, « Joker » : si on se borne à utiliser le logiciel fourni dans la boîte, comme l’appareil comporte un très pratique bouton Raw sur la face arrière, la meilleure solution est de rester en Jpeg (mon choix serait mode film Astia et netteté Moyen Fort) la plupart du temps, et d’activer par ce bouton la double prise de vue Raw + Jpeg seulement en cas de doute, en sachant que les très nombreux réglages du convertisseur demandent un long travail « à vue » pour être optimisés.
Evidemment le point de vue change quand on développe les Raf du X100 avec un logiciel qui hélas n’a été disponible qu’après le « bouclage » du magazine : désormais Photoshop Lightroom 3.4 ou Adobe Camera Raw 6.4 pour CS5 ou Elements tirent le meilleur des prises de vues haut ISO du X100, donc on pourra aussi profiter d’une qualité de très haut niveau en Raw.


Exemple d’un extrait 100% de Raw exposé à 6 400 Iso et développé dans Photoshop Elements 9 avec Adobe Camera Raw 6.4.

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