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Le ras-le-bol des professionnels de la photographie

05/07/2018 | MARC MITRANI

Tandis que les rencontres de la photographie d’Arles viennent de commencer, une lettre ouverte destinée à la ministre de la Culture a pour objectif d’attirer son attention sur les conditions d’exercice de plus en plus difficiles des métiers de la photographie en France.

Signée par de nombreux photographes indépendants, agences et collectifs, cette lettre ouverte demande avant tout un «  soutien concret par le biais d’aides à la création et à la production pour les photographes » comme peuvent en bénéficier l’audiovisuel (CNC), le théâtre (subventions) ou encore la musique française (quotas).
Manifestement, les signataires en ont - à raison - gros sur le cœur et estiment que la situation actuelle, où « de plus en plus de lieux ou d’événements ne prévoient aucun droit d’auteur pour les photographes », alors que les autres postes allant du « menuisier qui construit les cimaises au directeur du lieu ou du festival le sont » n’est pas acceptable.

Les grands groupes de presse, gros consommateurs d’images, sont eux aussi rappelés à l’ordre afin qu’ils ne contraignent pas les photographes à accepter des clauses abusives sur les conditions de multi-utilisation de leurs images. Autre revendication, la fin du non-respect des délais de paiement légaux qui ont forcé « plusieurs agences et collectifs de photographes [à] déposer le bilan cette année » et en laissant de nombreux autres au bord de l’asphyxie.

Même chose pour la chute des tarifs imposée aux photographes, leurs images étant de plus en plus souvent achetées en dessous du coût de production, le tarif minimum de la pige journalière mise en place par décret en 2017 étant jugé « irréaliste et indécent ».

L’Agence France Presse, soutenue financièrement par l’État français, est en ligne de mire des signataires. Ses subventions lui permettent de casser ses tarifs en proposant aux médias « des forfaits d’utilisation que les structures indépendantes ne peuvent pratiquer », cette « concurrence déloyale et illégale » devant cesser au plus vite.

Cette lettre ouverte est visible dans son intégralité ici.

Elle est accompagnée d’une pétition en ligne que l’on peut signer et qui a recueilli près de 8 500 signatures au moment de la rédaction de cet article.

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