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MBP Nikon

Le test

06/06/2007 | LAURENT KATZ

Premières impressions

Chaque fois qu’un nouveau bridge me passe par les mains, la première chose que je fais est de jeter un coup d’œil dans le viseur pour voir comment évolue la visée électronique. Il faut avouer que depuis le Konica Minolta A2, lancé il y a quelques années, rie ne fondamental ne s’est passé d’un point de vue qualitatif. Le DSC-H9 ne déroge pas à cette règle même si, de mémoire, comparé au DSC-H5 de l’ancienne gamme, la visée semble plus large. La perception des contrastes est exacerbée et l’on reste encore loin de la qualité d’une visée optique. Cependant, pouvoir cadrer en tenant l’appareil à hauteur d’œil plutôt que sur le LCD externe est un atout que beaucoup de photographes apprécient.La manipulation de l’appareil fait regretter que la variation de focales ne soit pas confiée à une bague mécanique, d’autant que l’emplacement de la bascule électrique de zooming est souvent activée involontairement. Avec un parcours d’une amplitude 15x, on arriverait plus vite au cadrage souhaité avec une solution à l’ancienne.

Une plage de focale importante

Focale de 31 mm
Focale de 465 mm

Disposer d’une plage de focales aussi grande est un véritable régal. Je dois cependant modérer le propos, car j’imagine que l’amateur de photo animalière va se sentir attiré par un tel modèle, au déclenchement silencieux et surtout d’un poids plume comparé à celui d’un reflex muni d’un zoom puissant et stabilisé. Il faut vite déchanter, car la réactivité de la mise au point et le suivi de sujets en mouvements rapides ne permettent pas totalement ce type d’usage. D’ailleurs, la mise au point, même si elle se montre souvent rapide pour des scènes prises aux focales basses en pleine lumière, perd vite en réactivité dans des circonstances plus difficiles en termes de luminosité ou d’usage du zoom en position téléobjectif. Pas de problème pour immortaliser un lion en pleine sieste ou des animaux au pas, mais cela devient problématique dès que les mouvements s’accélèrent. En revanche, c’est parfait pour isoler les détails d’un paysage ou d’un monument.

Variations sur les Iso

L’automatisme d’exposition donne plutôt satisfaction et la gestion de la balance des blancs automatique montre des irrégularités avec des lumières artificielles. Dans ce cas, mieux vaut solliciter les modes prédéfinis ou mieux, opérer une mesure sur une surface blanche ou gris neutre. Le système de gestion du contraste D-R est efficace, mais parfois pas assez, faute d’avoir prévu plusieurs niveaux d’intervention pour rehausser les zones sombres, sans doute pour éviter une montée importante du bruit, auquel le petit capteur de 1/2,5e de pouce est très sensible. D’ailleurs, en passant de 1 000 Iso du DSC-H5 au 3 200 Iso du DSC-H9, Sony a surtout rendu service au marketing, car les résultats ne sont pas vraiment probants, ce que montrent les extraits ci-dessous d’une photo.


Détail d’une photo à 80 Iso

Détail d’une photo à 100 Iso

Détail d’une photo à 200 Iso

Détail d’une photo à 400 Iso

Détail d’une photo à 800 Iso

Détail d’une photo à 1 600 Iso

Détail d’une photo à 3 200 Iso

Les effets spéciaux

Même si les effets spéciaux, comme les deux présentés plus bas prêtent le flanc à la critique sur leur réelle utilité, il ne faut pas les rejeter systématiquement. Le mode NightShot, qui enregistre des photos en gris vert, sans flash et avec une granulation marquée, s’avère amusant. Tout comme l’effet fish-eye ou encore Couleur partielle. À chacun d’avoir l’imagination suffisamment féconde pour ne pas les employer gratuitement, mais pour les adapter à un projet esthétique ou humoristique. Pourquoi se priver des dérives du numérique ?


Photo prise à l’aide du mode NightShot


Photo prise à l’aide du mode Couleur partielle

Le rendu de l’image

Les performances optiques du zoom montrent que le niveau d’aberrations chromatiques est parfois très élevé, notamment en positon grand-angulaire, associé à une perte de définition sur les bords. La distorsion quitte très vite le rivage du barillet, à 31 mm, pour passer en coussinet et y rester, à un niveau que l’on peut juger acceptable pour une optique qui n’est pas faite pour la photo d’architecture dans un contexte professionnel. Ajoutez à cela une production des couleurs plutôt saturée (que l’on peut adoucir, en passant du mode Normal à Naturel, voire amplifier en choisissant Éclatant), une exposition bien maitrisée et un autofocus discriminant, et vous aurez un modèle assez réussi pour photographier sereinement entre 80 et 200 Iso, malgré les faiblesses précitées du zoom.


Mode couleur Normal


Mode couleur Eclatant


Mode couleur Naturel

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