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Nikon 1 V1 : Quelques mots sur l’ergonomie

16/11/2011 | CALENDINI Bruno

L’ergonomie particulière des compacts à objectifs interchangeables mérite d’apporter quelques précisions, ce que je vais m’efforcer de faire, en complément du grand reportage présenté dans le magazine ce mois ci. Le Nikon 1 V1 a un petit look sympa, vaguement rétro. Son poids n’est pas des plus légers (383 g avec accu et carte mémoire) mais c’est en partie dû au viseur intégré, à l’utilisation d’alliage de magnésium qui renforce la solidité de l’ensemble et à l’accu embarqué qui est celui du D7000 (1900 mAh /7V). Il fallait bien ça pour alimenter l’écran, le viseur, le flash additionnel… et le nouveau bi-processeur Expeed capable de traiter les informations en un temps record.

Cependant, sur une quinzaine de jours de reportage et de nombreux déplacements, j’ai toujours porté l’appareil autour du cou sans effort particulier, même avec le télé-zoom. Le boîtier est lisse (plus encore semble t-il en version blanche – le mien était noir) et aucun renflement n’est prévu en guise de poignée (hormis un petit relief en façade où peuvent « s’accrocher » deux doigts de la main droite). À l’usage, cela ne m’a pas gêné puisque j’ai constamment visé à hauteur d’œil, la main gauche supportant l’appareil, la droite servant à stabiliser la prise, à naviguer sur les commandes et à déclencher. Un petit grip serait quand même utile pour une préhension plus confortable. A l’arrière, le pad est d’ergonomie connue avec quatre touches intégrées + la classique commande OK au centre. Il est entouré de quatre autres boutons et la petite taille du boîtier ne nuit pas à l’accessibilité de ces fonctions.

Au dessus, une roue crantée propose quatre modes : Instant animé, Photo optimisée, Image fixe et Vidéo. En utilisation intensive, je me suis fréquemment heurté à la mobilité de cette commande. Cela s’est traduit par des options qui sautaient de l’une à l’autre, si bien qu’au moment de prendre une photo, je me retrouvais en mode Vidéo ou Instant animé. Bref, un verrou m’a cruellement manqué pour éviter ce désagrément récurent. Encore au dessus, un petit bouton poussoir tombe sous le pouce : En mode A ou S, il sert à gérer l’ouverture ou la vitesse. Juste à sa gauche réside la touche F. En mode photo, elle donne accès à l’obturation mécanique, électronique ou électronique haute vitesse. Basculer de l’un à l’autre me semble une opération peu courante et j’aurais bien aimé pouvoir attribuer cette touche F à d’autres fonctions plus utiles au quotidien, comme par exemple le choix des Iso, le mode de mesure de la lumière ou la balance des blancs. Il serait judicieux qu’une évolution du firmware rende ces choix accessibles …

Le Nikon 1 V1 embarque un viseur intégré (100%). Énorme atout qui permettra de s’affranchir des cadrages à bout de bras et des contorsions parfois indispensables pour composer (ou vérifier) ses photos via un unique écran, en plein soleil. Il est clair, bien défini et toutes les informations utiles sont visibles, sans pour autant encombrer le cadre. En cas de forte luminosité ou pour gagner en stabilité, filmer l’œil au viseur est tout à fait envisageable. L’écran (921000 pts/7,62cm de diagonale) est du même acabit avec des couleurs fidèles et un excellent rendu général. Dommage qu’il ne soit pas orientable mais j’en reparlerai un peu plus loin, comme d’ailleurs du flash externe (puisqu’il n’y a pas de flash intégré)

Enfin, quelques précisions sur les 3 optiques disponibles lors de mon reportage (le 10-100 mm f/4,5–5,6 VR ne l’était pas) : Le 10 mm f/2,8 pancake (éq. 27 mm) est agréable à utiliser, tant pour son encombrement réduit que pour son ouverture lumineuse. Les zooms 10-30 mm f/3,5–5,6 (éq. 27-81 mm) et 30-110 mm f/3,8-5,6 (éq. 81-297 mm), tous deux stabilisés, sont bien proportionnés au boîtier et proposent un range étonnant (surtout le second) au regard de leur compacité. Un petit bouton astucieux situé sur le fut de ces zooms permet de les rétracter au maximum lorsque l’on ne photographie pas. Déverrouiller cette commande (l’opération est très rapide) rend l’optique opérationnelle et met le boîtier sous tension dans le même temps… Bien vu. La stabilisation est efficace, les bagues de zooming sont fluides et l’ensemble est tout à fait silencieux. À noter la mise au point minimum des objectifs 10 mm et 10-30 mm, calée à 20 cm. Un atout pour obtenir de beaux flous de profondeur de champ malgré la petite taille du capteur.

MDLP N°41, Novembre 2011
- Retrouvez l’intégralité de notre test sur le Nikon 1 V1 en Égypte dans notre numéro quarante-et-un du MondedelaPHOTO.com, actuellement en kiosque.
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