Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

MBP Nikon

Panasonic DMC-GX1, nouvelle lignée des Lumix G !

07/11/2011 | LAURENT KATZ

Le quatrième hybride de la gamme est lancé. Non pas un GH3 ou un Lumix G hyper expert comme on pouvait le penser, mais un GX1 de milieu de gamme accompagné du premier zoom de la série X.



Avant de plonger dans le vif du sujet, il n’est pas inutile de voir comment s’articulent les différentes familles des hybrides Lumix G. Les GH constituent le haut du panier, convenant tant pour un usage photo que vidéo. Sous la forme d’un reflex, il présente tous les atouts d’un caméscope sans en avoir complètement l’ergonomie. Viseur électronique et afficheur orientable sont des constantes que l’on retrouve sur la série G, plus ramassée, avec une moindre orientation vidéo. Elle est faite pour les photographes qui aiment cadrer à hauteur d’œil. La série GF, orientée photo et visée sur LCD, vient de virer de bord avec le GF3 : compacité maximale, évolutivité réduite (pas de prise flash ou EVF), LCD fixe, usage grand public. D’où la naissance de la série GX qui reprend le flambeau des GF originels. Le LCD est toujours fixe, mais l’orientation photo reste marquée avec un niveau d’expertise poussé (les menus sont à rallonge) et la présence d’un sabot porte-flash.

Un aspect séduisant

Le boîtier est compact, intégrant un grip bienvenu et surtout ne faisant pas l’impasse sur le flash (NG 7,6/160 Iso), qui sort de son logement comme un petit diable. Pour le viseur, il faudra mettre la main à la poche (plus de 200 €) et acquérir un EVF orientable de 1,44 kpts (le nouveau DMW-LVF2) qui se fixe sur le sabot porte-flash et sur le connecteur dédié. Un modèle incompatible avec les appareils plus anciens (GF1, GF2 ou LX5). L’impression de solidité et de qualité est indéniable. Panasonic y a placé un capteur Live Mos de 16 Mpxl, le faisant travailler jusqu’à 12 800 Iso. Elle annonce des gains de performances importants comparés à ce qu’offrent les capteurs Micro 4/3 de 12 Mpxl. En toute innocence, car c’est donner le coup de pied de l’âne à son dernier modèle, le GF3… et aux Pen d’Olympus ! Effectivement, quelques essais en faible lumière, suivi d’un zoom sur l’écran pour observer les cils d’un portrait montrent un niveau de détails plus élevé à 1 600 Iso.
Toujours fidèle à l’autofocus par détection de contraste, Panasonic indique avoir fait progresser sa réactivité de 10 % (0,09 s contre 0,1 s – NDLR : dans les conditions les plus favorables faut-il préciser). Du moins avec le nouveau zoom 3x à la motorisation revue.

Le GX1 s’enrichit d’un nouveau mode : AFF comme AF Flexible. La pression sur le déclencheur à mi-course fige le point, mais le GX1 scrute le sujet et, s’il se déplace, il provoque une réévaluation de la distance ! Par ailleurs, il est toujours possible de désigner la zone AF en n’importe quel point de l’écran tactile, un LCD, hélas fixe, de 460 kpts. On peut aussi passer passer de l’AF à 23 zones vers un AF à un collimateur, ce dernier à géométrie variable pour pointer sur un point hyper précis, la pupille d’un œil par exemple. Mise à l’épreuve avec le nouveau zoom 3x, la célérité de l’AF est évidente, même sur des zones sombres.

Combinant modes PASM et Scène, le GX1 offre quelques nouveaux atouts : double horizon virtuel, rafales à 4,2 im/s (pleine définition et obturation mécanique) ou à 20 im/s (4 Mpxl et obturation électronique), Low Key et Effet jouet pour compléter les effets créatifs qui deviennent paramétrables pour plus de variété.

La vidéo navigue sur le versant Full HD en 1080p/25 im/s (MP4) ou 1080i/50 im/s (AVCHD) avec son stéréophonique et bénéficie des atouts du zoom transstandard, un 14-42 mm qui s’avère être le plus compact des 3x Micro 4/3. Il prend un peu d’embonpoint en se déployant. Disparues les bagues de zooming et de mise au point, au profit d’une bascule W/T à plusieurs vitesses et d’une autre pour la mise au point manuelle qui s’avère peu pratique, malgré la présence d’une loupe automatique sur le LCD. Peut-être que l’habitude aidant, on arrive à prendre bonne mesure du pilotage électrique… tout en restant persuadé qu’une vraie bague mécanique n’a pas d’égale. La motorisation comme le stabilisateur sont silencieux. Au repos, l’encombrement est proche de celui d’un pancake. Mais où est passé le pare-soleil ?

Le GX1 est-il expert ou pas ? Oui si l’on en juge des réglages et des modes de personnalisation (touches, configurations, Q.Menu). Mais pas tout à fait si on le confronte au GH2, bien plus généreux en commandes directement accessibles sur le boîtier, bien plus pertinent en visée (l’EVF est intégré), et muni d’un afficheur orientable. On est donc dans l’entre-deux. Viser via le LCD laisse l’interface tactile offrir un accès simultané et rapide à nombre de commandes, un atout qui disparaît si l’EVF optionnel est employé.

On mesure bien la différence avec le récent GF3 : un capteur plus précis, un sabot porte-flash, un sélecteur de fonctions, de la personnalisation plus marquée, la vidéo 1080p à 25 im/s. C’est donc bien une nouvelle lignée qui est inaugurée. Disponible à partir de mi-décembre, pour environ 800 €, avec le 14-42 mm série X.

L’organisation des menus

Elle est classique chez Panasonic. Un menu à onglet thématise les menus : prise de vue photo, vidéo, personnalisation, configuration et consultation. Chaque onglet renvoie vers une succession d’écrans. Curieusement, la navigation passe exclusivement par des touches, la capacité tactile de l’écran n’étant pas employée.
Le menu de réglages rapides Q/Menu

La touche Q.Menu (en dur ou zone tactile du LCD) amène un menu composé de deux écrans et totalement paramétrable, pour accéder jusqu’à dix ajustements de son choix, placé dans l’ordre que l’on souhaite.
Les touches de fonctions

Le GX1 en offre quatre. Deux sous la forme de touches sur le boîtier, deux autres représentées par des boutons tactiles, placés dans une barre d’outils que l’on replie sur le côté comme dans Lightroom (voir la vue de dos de l’appareil) pour ne pas perturber le cadrage.
Les réglages du zoom électrique

Plusieurs options déterminent l’affichage de la focale, la reprise de la focale avant l’extinction de l’appareil ou encore la vitesse de zooming.

- Le site de Panasonic

Fiche technique

- Capteur : LiveMOS Micro 4/3, 16 Mpxl effectif
- Définition maximale : [4:3] 4 592 x 3 448 [3:2] 4 576 x 3 056 [16:9] 4 576 x 2 576 [1:1] 3 424 x 3 423
- Vidéo maxi : 1080i (50 im/s, AVCHD), 1080p (25 im/s, MP4)
- Format de fichier : Jpeg, Raw, MTS, MP4, MPO
- Monture : Micro 4/3, coeff. 2x
- Antipoussière : oui
- Protection : -
- Stabilisation : oui (selon optique)
- Mise au point : multizone (23), détection de visages, vue par vue, continu, suivi AF
- Écran : LCD tactile 3 pouces/460 kpts, format 3/2
- Viseur : EVF optionnel
- Modes d’exposition : PASM, modes Scènes, iAuto, iAuto+
- Sensibilités : 160–12 800 Iso
- Balance des blancs : auto, prédéfinie (5), mesurée (2), réglée (2 500 K – 10 000 K)
- Vitesses : 60 s - 1/4 000e s
- Rafale : 4,2 im/s (16 Mpxl, 9 Raw, illimité en Jpeg), 20 im/s (4 Mpxl)
- Flash : NG 7,6 à 160 Iso
- Divers : filtres créatifs (Expressif, Rétro, High Key, Low Key, Sépia, Haute Dynamique, Miniature, Effet jouet),
- Stockage : SD, SDHC, SDXC, Eye-Fi
- Connectique : mini HDMI, Hi-speed USB, A/V, télécommande
- Accu : Li-Ion
- Dimensions/poids : 116,3 x 67,8 x 39,4 mm/318 g (avec accu, SD)

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



MPB
Archives Le monde de la photo

NOUVEAUTE : Vous recherchez un article, un test ?

Accédez aux archives MDLP