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iPad, seconde génération

03/03/2011 | LAURENT KATZ

La voilà donc, la nouvelle tablette d’Apple, qui déboule pour faire la nique aux dizaines et dizaines de modèles que la concurrence propose pour conquérir un marché que tous s’accordent à décrire comme un Eldorado informatique.


A la fois séduisant par son ergonomie, son design et son écran, l’iPad 1 était tout aussi irritant par ses lacunes. Pas de webcam, pas de port USB, pas de lecture des vidéos Flash, pas de lecteur de cartes SD, pas de sortie vidéo. Faut-il préciser que le nouvel opus ne comble pas toutes ces absences. Apple s’en moque d’ailleurs. Son objectif a été de lancer un produit addictif tirant parti d’une bibliothèque applicative en constante expansion, dont elle tire des revenus gigantesques sans prendre de risques. Proposant des logiciels, des utilitaires et des jeux tantôt gratuits, tantôt payants (mais très bons marché) et surtout séduisants. Et le succès a été phénoménal, puisqu’à la conférence de presse, Steve Jobs en personne s’est plu à mentionner les 15 millions d’iPad vendus en 2010. Sur 9 mois, pour 90 % du marché. Bon, il n’y avait pas vraiment de marché solidement assis avec des acteurs établis de longue date, seuls notre national Archos et le coréen Samsung avec sa Galaxy Tab pouvaient donner la réplique. Le vrai bilan devra être fait fin 2011, quand les Asus, Acer, Dell, HP, Samsung, Motorola et quelques autres auront vraiment lancé leurs armadas de tablettes, avec pour capitaine le nouveau système d’exploitation de Google, Android 3, conçu explicitement pour elles. Et il faudra voir ce qui se passera sur les sites de ventes d’applications, car aujourd’hui, ce sont 65 000 produits qui sont déjà disponibles pour l’iPad sur l’Apple Store.

La puissance de Hulk dans un corps de Twiggy

La conception matérielle est nouvelle indique Steve Jobs, avec un processeur, l’A5 à double cœur, cadencé à 1 GHz, qui offre une puissance de calcul doublée. Et pour les graphismes et la vidéo, un gain pouvant atteindre 9x est revendiqué. L’iPad 1 n’avait pas de caméra, il y en a deux maintenant, comme sur l’iPhone 4 (une pour filmer en 720p, l’autre en VGA). Un gyroscope est intégré et tout cela dans un boîtier un tiers plus fin : 8,8 mm contre 13,4 mm. Et plus léger : 601 g contre 680 g. Avec une finition noire ou blanche, cette dernière disponible dès la mise en vente. Et l’alimentation alors ? l’autonomie va-t-elle pâtir de cette cure d’amaigrissement ? Pas du tout indique Apple par la voix de son emblématique patron : les dix heures sont toujours revendiquées par la batterie Lithium-polymère.

L’écran LCD, de type IPS, est le même (1 024 x 768 pixels), la rumeur d’un virage vers un afficheur de type Retina, comme sur l’iPhone 4, était bien fantaisiste. Pour le reste, toujours pas de lecture du Flash, pas de prise USB, HDMI ou de lecteur de carte SD. En revanche, un nouvel accessoire se branchant sur le port universel à 30 broches offre une sortie HDMI (1080p) pour 39 $ et permet aussi la recharge.

Le système d’exploitation iOS passe à la version 4.3. Qu’apporte-t-il. Pour commencer un navigateur Safari plus rapide et surtout le streaming Wi-Fi de la musique et des films dans l’appartement. L’iPad, dans sa version 3G peut, comme l’iPhone 4, se transformer en borne Wi-Fi personnelle pour partager la connexion 3G vers d’autres appareils.

Apple commercialise un protège-écran, l’Ipad Smart Cover, qui met l’iPad sous tension à l’ouverture et hors tension à la fermeture, le maintient incliné pour faciliter la frappe ou debout comme un cadre photo… ou un petit téléviseur. Malin et vraiment dans l’esprit Apple que l’on apprécie. Doté d’un intérieur tapissé de microfibre nettoyante, il vaudra 39 $ dans sa version polyuréthane ou 59 $ en finition cuir.

Apple profite de l’occasion pour lancer les versions dédiées iPad de Garage Band (création musicale) et de iMovie (montage vidéo). Ce dernier assure l’édition des clips, l’ajout de transitions et de titres, l’enregistrement audio multipiste et le partage vers YouTube, Facebook et iTunes, entre autres. Chacun sera disponible pour 5 $ dès le 11 mars.

L’iPad est décliné en six versions : 16 Go, 32 Go et 64 Go, avec ou sans 3G, cette dernière caractéristique étant associé à une assistance GPS, la mouture qui en est démunie utilisant le Wi-Fi pour géolocaliser les photos et les vidéos. La commercialisation est prévue le 11 mars aux USA et dès le 25 du même mois dans 26 pays supplémentaires, dont la France. Aux USA les prix seront donc de 499 $, 599 $, 699 $ pour les modèles Wi-Fi et de 629 $, 729 $, 829 $ pour les moutures ayant la 3G en plus. Si les prix français restent identiques, cela fera : 389 €, 491 €, 593 €, 509 €, 611 € et 713 €.

Évidemment, on sera tout autant séduit qu’irrité. Mais la marque à la Pomme ne sera jamais une entreprise au consumérisme affirmé ! Le photographe qui aimerait abandonner son portable pour un iPad, afin d’alléger sa besace déjà bien remplie par son matériel photo peut espérer qu’Apple lance un jour un Aperture pour iPad ou qu’Adobe mette en chantier un Lightroom. La puissance de traitement annoncée devrait soutenir de telles applications exigeantes en puissance de calcul pour gérer les photos en Raw. Et l’idéal serait qu’un accessoiriste conçoive un étui protecteur faisant office de mini station d’accueil, avec des ports HDMI et USB Host, voire avec une prise RJ45, car le Wi-Fi n’est pas toujours accessible dans les chambres d’hôtel. On peut toujours rêver !

- Le site d’Apple

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