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DxO PureRAW : les technologies DxO pour tous

14/04/2021 | LAURENT KATZ

Avec ce nouveau logiciel, l’éditeur français a trouvé un biais pour que les photographes utilisant Photoshop, Lightroom, CaptureOne Pro, ON1 Photo Raw… bénéficient du dématriçage, de l’antibruit et des corrections optiques ayant fait la réputation de l’éditeur.

Depuis des années, à force d’analyser et de profiler les appareils photo, les téléphones et les optiques, DxO dispose d’une base de travail incomparable pour connaître les spécificités de nombreux matériels et savoir les exploiter au mieux. Employée pour la correction des défauts optiques (distorsion, vignetage, aberrations chromatiques et piqué dégradé dans les angles) et surtout pour simultanément dématricer les Raw et réduire le bruit grâce à la technologie DeepPRIME fondée sur l’intelligence artificielle (test de DxO PhotoLab 4 dans MDLP 126).

Seulement, l’utilisateur qui a organisé sa photothèque depuis des années autour d’un catalogueur n’est pas près de basculer vers DxO PhotoLab, surtout quand celui-ci n’offre pas encore de solides fonctions d’organisation et de catalogage. Pour attirer ces utilisateurs potentiels, DxO a imaginé un flux de travail particulier fondé sur le format DNG d’Adobe. Ce type de fichier Raw universel, fer de lance de PureRAW, présente des variantes : DxO en exploite une, le DNG linéaire, dans lequel sera placé le Raw d’origine, en y injectant au passage ses techniques afin qu’un Lightroom ou un CaptureOne Pro puissent récupérer ces fichiers dans leur dialogue d’importation comme si de rien n’était. Laissant ensuite apporter les options de catalogage et de corrections auxquelles l’utilisateur est habitué. Comme si de rien n’était, car ce Raw linéaire ne comporte aucun traitement sur la couleur, le contraste, les hautes et basses lumières, l’accentuation. Dans cette optique, le DNG intègre des données XMP indiquant à Lightroom ou Camera Raw que certains traitements ont été effectués.

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Le schéma fonctionnel de PureRAW (cliquer pour agrandir).
(doc. DxO)
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Les paramètres de la conversion.

Le logiciel est simplissime d’usage, puisqu’il suffit d’y déclarer les images à convertir, de choisir le format de sortie en DNG ou Jpeg (le Tiff n’est pas proposé) et de lancer la procédure après avoir spécifié le dossier destination. C’est tout. Un peu long, car sur notre PC Windows 10 (processeur i7 de 10e génération, 32 Go de Ram et carte graphique basique Nvidia Quadro P2200), il a fallu environ 20s pour convertir chaque Raw issu d’un Panasonic S5. Avec une inflation à la clé : la taille des DNG résultants est entre 2 et 3,5 fois celle de l’original.

Il me semble avoir lu dans un document de DxO qu’une mise à jour devrait intervenir d’ici la fin de l’année. Tant mieux, car sans parler de l’aspect qualitatif, quelques points méritent une évolution comme la sortie en Tiff, le renommage des fichiers aujourd’hui absent… mais je vous en dirais plus dans le test du logiciel à paraître dans MDLP 137, en mai.

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Au bas de l’index visuel montrant les Raw à convertir en DNG, une barre de progression affiche le temps résiduel de traitement (cliquer pour agrandir).
(photos LK)
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Un affichage comparatif confronte versions avant et après (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

DxO PureRAW, qui tourne en 64 bits à partir de macOS 10.14 ou de Windows (8.1 et 10), sera vendu 89,99 € jusqu’au 31 mai et 129 € ensuite, par téléchargement sur le site de l’éditeur. Une version d’essai, opérationnelle pendant trente jours, est téléchargeable ici.

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