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DJI  : 2 nouvelles caméras volantes annoncées

15/11/2016 | MARC MITRANI

Ne l’appelez plus drone, mais caméra volante. DJI, leader sur le marché des objets volants radiocommandés, annonce aujourd’hui l’Inspire 2 plus spécifiquement dédiée à la prise de vue professionnelle ainsi qu’une nouvelle déclinaison du Phantom 4.

Même si le marketing de DJI préfère parler de caméra volante, l’Inspire 2 reste bien entendu un drone. Ce second modèle a été revu de fond en comble. Son corps, réalisé en un alliage de magnésium et d’aluminium est à la fois plus léger et plus solide. Son système de propulsion a été repensé : la bête passe de 0 à 80 km/h en 4 secondes et atteint une vitesse maxi de 108 km/h. La prise de vue verticale est désormais possible effectuer à une vitesse ascendante d’environ 7 m/s et descendante d’environ 9 m/s. Deux batteries assurent une autonomie de vol allant jusqu’à 27 minutes. Celles-ci sont - afin de fonctionner jusqu’à -20° C. Cela n’est pas du luxe, l’Inspire 2 pouvant grimper jusqu’à 5000 m au-dessus du niveau de la mer ! Des capteurs optiques ont été placés à l’avant et sous l’Inspire 2 afin d’éviter les obstacles, des capteurs infrarouges logés sur le dessus du drone complètent sa protection lorsqu’il vole dans un espace clos.

L’Inspire 2 est équipé de nouveaux modes de vols intelligents. Spotlight Pro suit un objet quelle que soit sa direction de vol et tournera automatiquement si necessaire pour le conserver dans le cadre. TapFly dirige le drone vers n’importe quel point indiqué à l’écran tout en évitant les obstacles sur son passage. ActiveTrack permet de suivre, le sujet de côté tout en volant vers l’avant, la détection d’obstacles gardant l’appareil en sécurité.
L’inspire 2 embarque deux caméras. La première, intégrée à l’appareil, sert à son pilotage en fournissant un retour vidéo 1080i 50 im/s ou 720p 60 im/s. La seconde est à acquérir séparément afin de réaliser les prises de vue. Deux nouveaux modèles font leur apparition : la Zenmuse X4S est dotée d’un capteur 1’’ 20 Mpxl, d’une lentille 24 mm f/2,8-11 (équivalent 24x36). Sa plage dynamique atteint 11,6 diaphs et elle dispose d’un obturateur mécanique. La Zenmuse X5S est quant à elle dotée d’une monture et d’un capteur micro 4/3 de 20,8 Mpxl. DJI est pour l’instant assez avare en caractéristiques techniques et se contente de préciser qu’il sera possible de shooter en RAW (DNG) à 20 im/sec maxi et que seuls 8 objectifs micro 4/3 couvrant le grand-angle et le téléobjectif sont actuellement compatibles (essentiellement pour des raisons de dimensions et de poids, semble-t-il).

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La caméra Zenmuse X5S est dotée d’une monture micro 4/3.

Que l’on opte pour la Zenmuse X4S ou X5S, le traitement d’image reste identique, car intégré au drone. Baptisé CineCore 2.0, il capture des vidéos en 5,2K à 4,2 Gb/s en Adobe CinemaDNG RAW. Plusieurs formats de compression sont compatibles avec CineCore 2.0 dont Adobe CinemaDNG, Apple ProRes 422 HQ (5,2K et 4K) et ProRes 4444 XQ (4K), H.264 et H.265. Pendant l’enregistrement des vidéos 4K en H.264 et H.265, le débit peut atteindre 100 Mb/s. Le stockage est assuré par un module CineSSD repensé pour s’intégrer à l’appareil.

Parallèlement à cette annonce, le constructeur propose désormais une déclinaison « Pro » du Phantom 4. Sur le papier, il semble faire sienne les caractéristiques de la caméra ZenMuse X4S et embarque un capteur 1’’ 20 Mpxl, un obturateur mécanique et offre une plage dynamique de 12 diaphs. La captation vidéo s’effectue en 4K 60 im/s pour un débit maxi de 100 Mb/s. La compression est quant à elle réalisée en H.265. L’autonomie du Phantom 4 Pro est de 30 minutes et il peut atteindre la respectable vitesse de 72 km/h en mode sport (50 km/h maxi en mode normal).
L’Inspire 2 sera commercialisé sans caméra de prise de vue au prix de 3339 €. Les modules de stockage CineSSD sont proposés à 349 € (120 Go) et 999 € (480 Go). Enfin, les Zenmuse X4S et X5X (sans objectif) ont pour prix respectifs 699 et 1599 €. Drone et accessoires peuvent être pré-commandés sur le site du constructeur, pour une livraison à partir de janvier 2017.
Le Phantom 4 Pro sera commercialisé selon ses options à 1699 € ou 1999 € pour une disponibilité d’ici la fin du mois de novembre.
Plus d’infos par ici.

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  • J’ai une question ! Puis-je la poser ?
    (On ne sait pas ! ) ;-)

    Pourriez-vous faire un dossier assurance pour ce genre d’engin ?
    Car, il me semble qu’il y a beaucoup de risques ! La liste serait longue !


     ;-} ;-} ;-}

  • @eric : non, car nous ne sommes pas des assureurs, ni spécialisés dans ce domaine actuellement d’une incroyable complexité. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous renvoie vers les sites spécialisés en ce domaine et notamment Helicomicro, dont l’expertise n’est plus à prouver. L’un de ses fondateurs, Frédéric Botton, a participé avec la DGAC à l’élaboration des règles régissant les drones de loisirs / drones professionnels. Il a également écrit un ouvrage remarquable sur le sujet dont j’ai déjà parlé ici.

  • On ne devrait pas vendre ce genre d’engins sans s’assurer —c’est le cas de le dire - que les acheteurs ont souscrit une assurance, comme pour les véhicules à roues. Je ne doute pas non plus que devant l’augmentation des ventes, on commencera très vite à légiférer de manière à limiter l’utilisation de ce genre d’engins très dangereux pour la,vie privée en tre autres

  • @4 En France, à l’exception des zones protégées secret défense, vous pouvez photographier ce que vous voulez avec ce que vous voulez. Ce qui pose problème : droits à l’image, respect de la vie privée, etc... c’est LA PUBLICATION par un tiers : Journaux, TV, sites internet, etc. Un tribunal ne condamnera jamais le fabricant de l’appareil photo et très rarement l’auteur mais toujours le diffuseur. En d’autres termes, je peux vous photographier comme je veux quand je veux, si la photo n’est pas diffusée (éditée, publiée, montrée, etc...) vous ne pouvez pas vous y opposer ni attaquer qui que ce soit, c’est la loi et le droit. Vous pouvez vérifier, ce sont toujours les médias qui sont attaqués devant les tribunaux pour la PUBLICATION. En revanche si vous mettez votre poing sur la figure d’un type qui vous photographie vous allez au devant de graves emmerdements : coups et blessures volontaires ayant entrainés X jours d’ITT, dommages et intérêts, etc... Et la c’est vous qui avez intérêt à avoir une bonne assurance.

  • Pour compléter, source AFP
    "Irak : les drones piégés de l’EI à Mossoul inquiètent l’Occident
    AFP
    Daphné BENOIT il y a 11 heures"

  • C’est sur que la on est sur des drones haut de gammes qui ne conviendront pas à toutes les bourses !