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PARTIE #1 : LA THÉORIE

Cette première partie est consacrée aux principes fondamentaux de prise de vue avec un reflex ou un hybride.

Sommaire : ■ À l’heure du choix d’un système… : 10 points clés ■ Et si les conseilleurs étaient les payeurs… ■ Grands classiques et nouveaux pionniers ■ Grands classiques et nouveaux pionniers : ■ La guerre des hybrides 24 x 36 ■ Est-ce la fin des reflex ? ■ Les petits formats ont de l’avenir ■ Quels progrès pour la visée électronique ? ■ Renaître en hybride avec les bagues ■

- À l’heure du choix… 10 points importants Un système, c’est la combinaison de boîtier(s), d’objectifs interchangeables et d’accessoires optionnels, compatibles entre eux, et devant pouvoir évoluer dans le futur. Le lancement récent de nouveaux systèmes peut toutefois compliquer le processus décisionnel. | - Le panorama des objectifs Un critère incontournable dans le choix d’un système est celui de la gamme optique disponible ou future.| - Démodés ou bonnes affaires ? : Il faisait la une des magazines il y a quatre ans… mais depuis les capteurs ultra-définis l’ont démodé. Son prix a beaucoup baissé, mais est-ce encore une bonne affaire ? Panorama de quelques modèles plus abordables après quelques années… - Firmwares, une renaissance numérique : Firmware est le nom du logiciel – appelé aussi micrologiciel – de l’appareil photo qui gère l’ensemble de ses fonctions, depuis les menus jusqu’à l’exposition, le pilotage de l’autofocus, de la stabilisation… Au cours de sa vie, l’appareil peut améliorer ses performances et gagner de nouvelles fonctions grâce à des mises à jour du firmware. - 24 heures sans miroir, le Sony A9 à l’épreuve du Mans Depuis presque une vingtaine d’années, les pros du sport mécanique utilisent très majoritairement de gros reflex numériques monoblocs Canon (série EOS 1D) ou Nikon (série D à un chiffre)… En 2017, Sony a lancé un pavé dans la mare avec l’A9, mais aucun objectif n’était alors adapté à la course auto. La sortie en 2018 du 400 mm f/2, 8, puis cette année du 600 mm f/4 et du superzoom 200-600 mm changent la donne. - Rêver du moyen format ? Au siècle de l’argentique, un « moyen format » de prix modéré pouvait compléter pour le portrait et le paysage un équipement « petit format » plus à l’aise pour le sport ou la macro. On pouvait rêver Rollei tout en étant satisfait des résultats de son Yashica-Mat… Les écarts tarifaires se sont d’abord accentués en numérique, mais des offres récentes permettent de mettre en balance un haut de gamme 24 x 36 et une entrée de gamme 33 x 44.

PARTIE #2 : LE GUIDE DES BOÎTIERS



- LE MICRO 4/3 :
- Olympus Om-D E-M5 Mark III : Après un E-M1 X massif, Olympus renouvelle son emblématique E-M5 Mark II avec ce Mark III. Qui intègre la plupart des fonctionnalités de ses deux aînés sur le segment professionnel, les E-M1 Mark II et E-M1 X. Il incarne parfaitement les atouts du Micro 4/3, sur le plan du ratio poids/encombrement/performances. - Olympus OM-D E-M10 Mark III : Créateur avec Panasonic du standard Micro 4/3, Olympus s’est distingué dès son premier modèle – le Pen E-P1 sorti mi-2009 – en adoptant un look rétro dérivé de ses mythiques reflex. L’OM-D E-M10 Mark III est l’héritier de cette tradition. Mais qu’apporte donc concrètement cette troisième itération de l’E-M10 ? - Panasonic Lumix G90 : Le Panasonic Lumix G9 nous avait fait forte impression en 2017 par sa qualité de construction, son viseur et ses possibilités avancées en photo comme en vidéo. Le G90 en est une version allégée qui conserve néanmoins le même capteur et une construction à l’épreuve des intempéries. - Olympus OM-D E-M1X : Un hybride façon reflex pro. Une première. L’E-M1X détonne sur le marché, jouant la carte de la construction à toute épreuve, assumant un encombrement et un poids records, pour un appareil dénué de miroir. Olympus entend rivaliser avec les navires amiraux 24 x 36 que sont les EOS-1D X Mark II et D5. Nous avons pu tester l’E-M1X dans diverses conditions, en photo, mais aussi en vidéo, pendant plus de deux semaines. - Panasonic G9 : Avec ce modèle, Panasonic vise les photographes experts et pros. Le G9 vient ainsi épauler le GH5 au sommet de la gamme Lumix, ce dernier ayant avant tout les faveurs des vidéastes. Même capteur, même viseur (enfin presque), même stabilisateur, ergonomie très proche… pourvu d’un processeur plus récent que son aîné, le G9 fait-il vraiment mieux, en prise de vue fixe ?
- LE FORMAT APS-C :
- Avant-Première : Nikon Z50 Beaucoup ont vu cela comme un signe. Lors de la dernière Photokina, aucun nouveau reflex APS ou 24 x 36 : seul Leica a joué les trouble-fête avec l’annonce du S3 de format 30 x 45 mm, alors même que c’est une petite niche pour la vénérable maison de Wetzlar… qui affichait des ambitions renouvelées pour les modèles sans miroir de visée. - Canon EOS M6 Mark II : Lors des derniers mois, Canon a manifesté un grand intérêt pour les hybrides plein format avec l’annonce des EOS R et EOS RP. Mais côté EOS M a capteur APS-C, silence total. Canon les laisserait-il tomber pour de bon ? Rien n’est moins sûr depuis l’annonce de l’EOS M6 Mark II, disponible depuis peu en France. - Canon EOS 90D Bien construit, doté d’un autofocus performant et d’une fonction vidéo aboutie, l’EOS 90D réunit des caractéristiques vues sur les 80D et 7D Mark II. Suffisant pour faire face à la concurrence des hybrides ? - Fujifilm X-T30 : Dans le prolongement du X-T3, Fujifilm renouvelle le X-T20, avec un hybride APS-C doté des récents capteur X-Trans 4 de 26 Mpxl et processeur X-Processor 4, assortis des dernières évolutions de l’autofocus. Histoire d’aborder la photo et la vidéo sous tous leurs aspects. - Fujifilm X-T3 : Fujifilm avait lancé en amont son flag-ship APS-C, le X-H1 qui reprenait le viseur haute définition du moyen format GFX 50S et intégrait la stabilisation du capteur. Si le X-T3 plus compact, mais vendu 400 € moins cher ne reprend pas la stabilisation du capteur, il se paie le luxe d’avoir le même viseur, une définition supérieure avec un capteur BSI favorable aux hauts Iso, et des cadences de tir photo et vidéo nettement supérieures à son frère haut de gamme. - Nikon D500 : Un reflex APS-C est-il digne d’un usage professionnel ? Le D500 ne laisse planer aucun doute, tant il affiche un haut niveau de performances dans tous les domaines. Bien que le Z50 arrive sur le segment hybride, en monture Z, le D500 demeure un cran au-dessus, parmi les boîtiers APS-C de la marque... - Sony Alpha 6400 : Tous les photographes n’ont pas forcément besoin (ni les moyens) de s’offrir un hybride plein format : c’est en pensant à eux que Sony annonce l’A6400. Celui-ci ne s’insère pas entre les A6300 et A6500 afin d’étoffer la gamme, mais remplace l’A6300. Cette démarche, peu commune chez le constructeur, signifierait-elle que l’A6400 n’est en fin de compte qu’une mise à jour mineure ? Rien ne vaut un test pour le savoir.
- LE 24x36 ou FULL FRAME :
- Avant-Première : Sony A9 II : Un peu plus de deux ans après la sortie de l’A9, Sony dévoile son successeur. Pas de révolution au programme, mais des incorporations en phase avec les récents modèles de la marque. Et une dimension professionnelle renforcée, en termes de construction et de connectivité.
- Canon EOS RP : Second opus dans la gamme naissante des hybrides plein format de Canon et première surprise : un prix inattendu de 1 500 € qui ouvre la voie à bien des bouleversements dans les années qui viennent. Pas encore une réelle démocratisation, mais elle est en marche. - Canon EOS R : S’il y a bien une chose qui perdure, c’est l’ère EOS des appareils experts et professionnels. À visée optique ou électronique. Quant à savoir si les reflex traditionnels ont encore une longue vie, rien n’est moins sûr face à la génération hybride plein format que Canon initie avec l’EOS R fraîchement sorti du bois. Enfin ! - Nikon Z6 : Depuis la sortie du duo D600/D800, il était de tradition que le haut de gamme reflex Nikon ait non seulement une définition supérieure au modèle amateur expert, mais aussi des avantages déterminants en matière de construction, de visée, d’autofocus… Avec le duo Z6/Z7 l’écart de prix de 1 400 € ne concerne plus que la définition du capteur. - Nikon Z7 : Le Z7 est attendu au tournant par les Nikonistes, tentés de franchir le Rubicon en direction des Sony Alpha. Durant notre banc d’essai, nous avons été tentés, à de nombreuses reprises, de comparer cet hybride 24 x 36 au D850, dont les caractéristiques sont très proches. Alors que Canon et Panasonic sont arrivés sur ce segment très concurrentiel et que Sony poursuit sa marche en avant, le Z7 tient-il toutes ses belles promesses ? Indice : l’avenir du reflex s’obscurcit sérieusement… - Panasonic Lumix S1R & S1 : Dans notre numéro 113 nous vous présentions une prise en main complète des nouveaux 24 x 36 Panasonic équipés de la monture L de l’alliance Leica-Panasonic-Sigma. Suite du feuilleton, nous avons pu essayer les deux boîtiers et les trois objectifs disponibles dans la gamme Lumix S. Prometteur… - Quels objectifs pour les Lumix S1 ? Les trois objectifs disponibles lors du lancement des Lumix S ne sont que l’avant-garde d’une gamme importante du fait du choix commun de la monture L par Panasonic, Leica et Sigma. Si les objectifs Leica sont d’ores et déjà disponibles, les Sigma Art fixes sont annoncés pour le courant de l’année et Panasonic a donné des indications sur sa propre gamme. - Pentax k-1 Mark II Ce K-1 Mark II s’inscrit dans la pure tradition des reflex K numériques. C’est-à-dire un roc, conçu pour les baroudeurs, doté d’un beau pentaprisme et d’un capteur Cmos 24 x 36 stabilisé, avec une ergonomie configurable aux petits oignons. Reste une question, dont l’orientation a valeur de réponse : les évolutions dont le Mark II a fait l’objet suffisent-elles à faire oublier le K-1, commercialisé deux ans auparavant ? - Sony A7 III Nous avons été impressionnés par l’A7R III (depuis remplacé par l’A7R IV, lire pages suivantes). À peine le temps de souffler, Sony dévoile un autre hybride plein format… qui ressemble beaucoup à son aîné sur le segment « R ». Comme lui, l’A7 III embarque un capteur 24 x 36 rétroéclairé. Et quand on voit l’ergonomie et les caractéristiques, on se dit que le chemin va être bien long du côté de la concurrence, pour combler le retard… - Sony A7R IV Nous avons été impressionnés par l’A7R III (depuis remplacé par l’A7R IV, lire pages suivantes). À peine le temps de souffler, Sony dévoile un autre hybride plein format… qui ressemble beaucoup à son aîné sur le segment « R ». Comme lui, l’A7 III embarque un capteur 24 x 36 rétroéclairé. Et quand on voit l’ergonomie et les caractéristiques, on se dit que le chemin va être bien long du côté de la concurrence, pour combler le retard…

PARTIE #3 : LE GUIDE DES OPTIQUES



LES COUPS DE CŒUR DE LA RÉDACTION

- 10 objectifs pour rêver : ■ Canon RF 24-105 mm f/4L IS USM ■ Fujinon XF 8-16 MM F/2,8 R LM WR ■ Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S ■ Leica DG Vario Summilux 10-25 mm f/1,7 ■ Olympus M.Zuiko Digital ED PRO 17 et 45 mm f/1,2 ■ Pentax HD D-FA* 50 mm f/1,4 SDM AW ■ Sigma 14-24 mm f/2,8 DG HSM ART ■ Sony FE 135 mm f/1,8 G Master ■ Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD ■
- Canon RF 24-105 mm f/4L IS USM Annoncé en même temps que le boîtier sans miroir EOS R, le 24-105 mm de la série RF est destiné à être son objectif de base, tout comme le 24-105 mm EF est celui de la gamme reflex. Faut-il changer si l’on est déjà équipé de ce dernier qui reste totalement compatible grâce à la bague de conversion ? - Fujinon XF 8-16 MM F/2,8 R LM WR Dans la catégorie des zooms pour la photo, le record de luminosité est battu. Il était tenu par le 18-35 mm f/1,8 Sigma de format APS. En 24 x 36 le record est à f/2. - Leica DG Vario Summilux 10-25 mm f/1,7 Dans la catégorie des zooms pour la photo, le record de luminosité est battu. Il était tenu par le 18-35 mm f/1,8 Sigma de format APS. En 24 x 36 le record est à f/2. - Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : Il y a trois ans, le zoom 24-70 mm stabilisé destiné aux reflex n’avait pas séduit tous les fans de la marque. Avec la gamme Z, Nikon repart d’une page blanche et sous des dehors austères, ce nouveau modèle pro affiche des performances exceptionnelles. - Olympus M.Zuiko Digital ED PRO 17 et 45 mm f/1,2 Le format Micro 4/3 a pris sa place en vidéo surtout grâce à Panasonic, Olympus poursuit une voie plus traditionnelle vers la photo de qualité et investit dans une gamme cohérente d’objectifs pro. - Pentax HD D-FA* 50 mm f/1,4 SDM AW : Après le lancement des trois zooms haute définition accompagnant le boîtier Pentax 24 x 36, voici enfin le premier des nouveaux fixes ultra-lumineux de la marque, en espérant qu’il sera vite rejoint par une gamme complète avec grand-angle et téléobjectif. - Samyang AF 14 mm f/2,8 F : Le 14 mm f/2,8 est un best-seller dans la marque. L’objectif qui a fait connaître Samyang malgré quelques défauts de distorsion grâce à son rapport qualité-prix exceptionnel. Depuis, le constructeur a décliné plusieurs versions de cet ultra grand-angle. - Sigma 14-24 mm f/2,8 DG DN Art : Premier zoom Sigma Art en monture courte, ce super grand-angle lumineux n’est pas un nouvel habillage de l’excellent modèle destiné aux reflex et testé dans notre n° 106, mais bel et bien une nouvelle formule optique spécialement calculée pour les « sans miroir » et notamment ceux en monture L. - Sony FE 135 mm f/1,8 G Master La gamme Sony G Master, le très haut du panier de la marque, offre désormais en focales fixes ultra lumineuses le choix entre les focales de 24, 85, 100 et 135 mm. Il ne reste à déployer qu’un 35 et un 50 mm pour disposer des focales traditionnelles du 24 x 36. - Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD Tamron explique que pour fêter le 40e anniversaire de la série haut de gamme SP, la compagnie a décidé de créer « l’objectif ultime », le meilleur de l’histoire de la marque. En tout cas, c’est le meilleur Tamron mesuré à ce jour sur notre mire. Et le meilleur 35 mm f/1,4.

Ils auraient pu en être, mais…
Nous avons beau connaître leur identité. Ou savoir qu’ils vont être dévoilés prochainement. Les produits suivants n’ont pu figurer dans ce numéro, pour diverses raisons. Focus sur les plus attendus.

N’hésitez pas à nous faire vos commentaires sur l’évolution de notre guide dans le forum associé à cet article.

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À l’heure du choix… 10 points importants ■ Le panorama des objectifs ■ Démodés ou bonnes affaires ? ■ Firmwares, une renaissance numérique ■ 24 heures sans miroir, le Sony A9 à l’épreuve du Mans ■ Rêver du moyen format ? ■ TESTS : Olympus Om-D E-M5 Mark III ■ Olympus OM-D E-M10 Mark III ■ Panasonic Lumix G90 ■ Olympus OM-D E-M1X ■ Panasonic G9 ■ Nikon Z50 ■ Canon EOS M6 Mark II ■ Canon EOS 90D ■ Fujifilm X-T30 ■ Fujifilm X-T3 ■ Nikon D500 ■ Sony Alpha 6400 ■ Sony A9 II ■ Canon EOS RP ■ Canon EOS R ■ Nikon Z6 ■ Nikon Z7 ■ Panasonic Lumix S1R & S1 ■ Pentax K-1 Mark II ■ Sony A7 III ■ Sony A7R IV ■ Canon RF 24-105 mm f/4L IS USM ■ Fujinon XF 8-16 MM F/2,8 R LM WR ■ Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S ■ Leica DG Vario Summilux 10-25 mm f/1,7 ■ Olympus M.Zuiko Digital ED PRO 17 et 45 mm f/1,2 ■ Pentax HD D-FA* 50 mm f/1,4 SDM AW ■ Sigma 14-24 mm f/2,8 DG HSM ART ■ Sony FE 135 mm f/1,8 G Master ■ Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD ■

Le grand retour des petits - À l’issue de la Photokina 2018, tout le monde ne jurait que par le 24 x 36. Canon, Nikon, Panasonic et Sigma venaient d’annoncer leurs futurs boîtiers hybrides adoptant le format cher à Oskar Barnack. Des systèmes et montures emballants. Pourtant, un peu plus d’un an plus tard, nous sommes loin du rebond espéré. Trop cher ? Trop encombrant, quand on considère les zooms lumineux ? Pas assez mûrs ? Peut-être faut-il prendre en compte ces différents points. Le ticket d’entrée du plein format reste logiquement supérieur, par rapport à l’APS-C et au Micro 4/3, bien qu’il y ait des exceptions (EOS RP). Investir dans le 24 x 36, surtout dans les objectifs, pour l’instant très haut de gamme, en montures RF et Z, implique de débourser de fortes sommes. En outre, Sony, présent depuis 2013 sur ce segment, a mis deux générations avant de proposer des Alpha sans miroir aboutis. La troisième question renvoie directement à la maturité des systèmes, qui comprennent les boîtiers et les optiques. Et dans ce registre, le chantier demeure vaste pour ces différents acteurs, notamment pour Canon et Nikon, Panasonic et Sigma pouvant s’appuyer sur la triple alliance avec Leica autour de la monture L. Aussi, pour patienter, chacun communique sa feuille de route, dévoilant partiellement les contours de sa future famille d’objectifs. Tout en vantant, pendant ce temps, les mérites des bagues adaptatrices (Canon livre même les EOS R et RP avec cet accessoire), permettant d’utiliser les optiques conçues pour leurs systèmes reflex. Mais en l’état, on comprend qu’il soit difficile de se projeter totalement vers un nouveau système.
En tout cas, depuis le mois de septembre 2019, les annonces se multiplient, sur le créneau des « petits » capteurs. Est-ce un constat d’échec ? Nous y voyons plutôt une preuve – si cela était nécessaire – que le 24 x 36 n’a pas eu la peau des formats inférieurs. Bien sûr, nous appelons toujours de nos vœux une démocratisation plus franche du plein format (même si à l’heure actuelle, le premier A7 est déjà proposé en kit sous le millier d’euros). Néanmoins, le choix d’un boîtier APS-C ou Micro 4/3 ne doit pas uniquement découler d’un motif pécuniaire. Les EOS M6 Mark II, 90D, Z50, A6100, A6600, X-Pro3 ou OM-D E-M5 Mark III, récemment annoncés, conservent des avantages indéniables par rapport au « format roi » et font pleinement partie de la sphère des systèmes à optiques interchangeables. Nous avons ainsi, sous la houlette de Jean-Marie Sepulchre, dressé un état des lieux du marché, au travers de quelque trois cent cinquante objectifs – parmi les gammes de constructeurs d’appareils, mais aussi chez les fabricants de modèles compatibles. Nous avons également fait le tour des bonnes affaires à ne pas rater, en ce qui concerne les appareils récents, parfois remplacés, mais qui ont toujours leur mot à dire. Bonne lecture !
par Benjamin Favier, rédacteur en chef

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