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ACDSee Photo Studio 2019 : chasseur de têtes

03/10/2018 | LAURENT KATZ

Disposant de nombreux outils de catalogage et d’organisation, ACDSee Photo Studio Ultimate faisait jusqu’alors l’impasse sur la détection et la reconnaissance de visage. Qui font partie du paquet cadeau des nouveautés de l’édition 2019.

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Le pinceau de retouche locale s’applique aussi selon le niveau de luminosité des pixels.

ACDSee Photo Studio Ultimate 2019 est un poids lourd du catalogage et du traitement, bien loin de la simple visionneuse qu’il était à sa sortie en 1994 sous la dénomination d’ACDsee. ACDSee Photo Studio existe en trois versions : Ultimate vendue 149,99 $, Professional sans les calques vaut 99,99 $ et Standard dénué du traitement des Raw coûte 59,99 $. Une version d’évaluation (30 j) est téléchargeable ici. Les versions françaises seront disponibles fin octobre pour respectivement 171,99 €, 114,99 € et 68,99 €. À signaler une version sous macOS, ACDSee for Mac 4 bien moins riche fonctionnellement.

C’est à la version Ultimate que cette prise en mains est consacrée. Avec comme nouvel outil d’organisation la détection des visages et leur identification, venant compléter les fonctions de catalogage et de classement, reposant sur des collections, des mots-clés, des catégories, des données de géolocalisation et d’horodatage. Avec une fonction d’importation et une base de données sous-jacente. Une commande d’importation depuis Lightroom est proposée, mais ce n’est pas un apport de cette nouvelle mouture.

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Dans la barre d’outils, deux pictogrammes activent respectivement l’affichage des visages détectés, repsectivement en mode édition ou consultation (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

La reconnaissance des visages repose sur une détection automatique des têtes, qu’un mode manuel supplée quand le visage est partiellement occulté ou dans une position inhabituelle (du moins pour un logiciel…). Le processus enclenché et quelques visages identifiés et nommés, il s’active en tâche de fond sur le dossier concerné, à la recherche des personnes concernées par la reconnaissance initiale. Ensuite, l’onglet Catalogue s’enrichit d’une section Personnes qui liste toutes celles qui ont été identifiées. Les fonctions de filtrage et de recherche en tirent parti. En outre, un gestionnaire de personnes propose de renommer ou fusionner des visages, d’en supprimer aussi.

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Dans la conversion en N&B, il est maintenant proposé d’ajuster le contraste par plage de couleurs (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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L’égaliseur de couleurs propose d’ajuster le contraste par plages de nuances.

En matière de retouche, la conversion en monochrome gagne en ajustements, avec une gestion du contraste par plage de couleurs, selon une gamme de luminosité spécifique. Dans le même registre, on retrouve ce paramétrage venant compléter le mode (TSL – Teinte, Luminosité, Saturation) de la section Développer. La section Éditer gagne l’usage de table de couleurs (fichier Cube ou 3DL) pour transformer le rendu tonal et colorimétrique d’une image. Des Luts sont fournis, mais il est facile d’en trouver sur le Web. La brosse de retouche locale, les masques dégradés linéaires et radiaux aussi, s’enrichissent d’interventions sur la vibrance, la température de couleur et la teinte, ou le renforcement d’une couleur. Le format HEIF est reconnu et des sélections fondées sur la luminosité sont introduites.

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Des Luts (table de couleurs) offrent des rendus variés aux images (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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Les raccourcis-clavier du module Développer sont configurables.

Dans les compartiments ergonomie et productivité, les raccourcis-clavier de la section Organiser sont personnalisables, les préréglages de Développer et Éditer sont capables de passer par les cases d’importation et d’exportation, comme les Actions (scripts d’automatisation). L’affectation de métadonnées, par exemple la note en étoiles (ici de 1 à 5) peut être couplée avec le passage automatique à la photo suivante, pour gagner du temps dans les modes Organiser et Afficher et agir au clavier, sans toucher à la souris. Les modifications apportées dans Développer sont listées dans un panneau, copiable de manière sélective, comme dans Lightroom Classic CC, pour être appliquées à d’autres images par collage.

Lors de cette prise en main, il est ressorti que les fichiers Raw compressés de Fujifilm posaient problème : ils ne sont pas affichés. L’éditeur nous a dit se pencher sur le sujet et que la première mise à jour pourrait apporter une solution à ce problème, qui entachait déjà la version 2018.

- Le site américain d’ACDSee
- Le site français d’ACDSee
- Le site du distributeur français Avanquest

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