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Canon EOS 5D Mark III : les accessoires

02/03/2012 | Laurent Katz

Quand le roi est nu, il faut l’habiller. Le règne annoncé du nouveau membre de la famille 5D s’accompagne du lancement d’une série de compléments que certains auraient bien vus intégrés d’office dans le boîtier.

Vue d’ensemble

Dénué d’un flash intégré, l’EOS 5D Mark III ne peut piloter sans fil des flashs distants. Canon répond avec le contrôleur ST-E3-RT. RT dans doute comme Radio Transmission, car les instructions et les réponses sont véhiculées par des ondes hertziennes. Le nouveau, c’est le fer de lance de la gamme SpeedLite, le 600EX, en version RT ou pas. Pas de GPS dans l’appareil. Ce n’est pas forcément un désavantage sur un modèle qui intéressera les reporters, car nous fait remarquer un contributeur du site, dans certains cas, il peut être interdit par les autorités d’emporter un appareil avec GPS dans des lieux « confidentiels ». D’où la sortie du module GP-E2. Et pour transmettre les photos rapidement et sans fil à la patte, déboule le transmetteur Wi-Fi WFT-E7. Pour solidariser un accessoire avec l’ EOS 5D Mark III (ou tout autre reflex), Canon lance la barrette AB-E1 qui se visse sous l’appareil et comporte un sabot porte-accessoire et un pas de vis.

Flashs 600EX/600EX RT

Prenez un 580EX II, augmentez sa puissance et vous avez un 600EX (NG 60 à 200 mm, contre 58 à 105 mm). Qui offre une couverture bien plus importante puisque Canon revendique un éclairage compatible avec les focales allant de 20 à 200 mm, sans diffuseur, contre 24 à 105 mm pour le précédent modèle.

Donnez-lui la capacité d’être piloté par ondes radios (mais pas de commander en mode Radio, ce qui est l’apanage du contrôleur ST-E3) en plus de l’infrarouge et vous obtenez la version RT. On remarque que Canon n’en a pas profité pour placer en face avant une ou plusieurs Leds, toujours pratique pour qui réalise des vidéos de proximité, une solution pourtant mise en œuvre sur le 320EX. Comme son prédécesseur, il intègre force joints pour résister à la poussière et au ruissèlement.


Fiche technique

  • Nombre-guide : 60 (200 mm à 100 Iso)
  • Mode : E-TTL II, E-TTL, TTL
  • Transmission : infrarouge, radio (version RT)
  • Alimentation : 4 piles ou accus AA
  • Couverture : 20-200 mm (éq. 24 x 36), 14 mm (diffuseur intégré)
  • Orientation : haut (0°, 45°, 60°, 75°, 90° ), bas (7°), droite et gauche (60°, 75°, 90°, 120°, 150° et 180°)
  • Mode manuel : puissance 1/1 à 1/128
  • Correction : +/- 3 IL par 1/3 IL
  • Sans fil : maître, esclave
  • Synchro haute vitesse : oui
  • Interface : LCD et panneau de contrôle
  • Dimensions : 79,7 x 142,9 x 125,4 mm
  • Poids : 510 g (avec quatre piles alcalines), 425 g nu
  • Accessoires fournis : pied support, étui souple

Contrôleur ST-E3-RT

Ce petit contrôleur de flashs distants, tropicalisé comme il se doit, comporte un afficheur LCD et un panneau de commande à l’image du flash 600EX, dont il reprend le code de couleur du LCD, pour manifester la connexion avec des flashs distants. Mais contrairement à ce dernier, il ne dispose pas d’une assistance lumineuse pour l’autofocus de l’appareil. Il travaille par ondes radios (30 m de portée maximale, en intérieur comme en extérieur), pour gérer jusqu’à cinq groupes de flashs, au travers de quinze canaux.

Canon indique qu’il n’est compatible qu’avec le 600EX-RT, puisqu’il n’assure pas le pilotage par infrarouge. Il gère la compensation d’exposition, le bracketing au flash, la synchro sur le second rideau. Son alimentation repose sur deux piles AA. Sans elles, il pèse 110 g (ajoutez 50 à 60 g avec un jeu de piles ou d’accus AA).

Transmetteur Wi-Fi WFT-E7

À la vue du WFT-E7, le moins que l’on puisse est que Canon n’a pas donné dans la miniaturisation. Ce transmetteur Wi-Fi est un véritable tank, surtout si on le compare à ce que vient de sortir Nikon en la matière. Il se visse sous l’appareil ou sur la barrette AB-E1, et s’avère universel, c’est-à-dire compatible avec tous les reflex Canon qui acceptent un transmetteur Wi-Fi. Canon précise une portée maximale de 30 m en intérieur et de 100 m en champ libre.

Alimenté par une batterie LP-E6 (un avantage, car il ne va pas tirer sur l’alimentation du boîtier), il est compatible IEEE802a/b/c/n et Bluetooth 2.1 EDR. Il assure des transferts vers un FTP, un serveur WFT, vers EOS Utility et s’avère conforme à la norme DNLA. On note aussi que, s’il dispose de l’USB pour être relié au reflex, il n’offre plus la fonction USB Hôte, pour sauvegarder les fichiers sur un disque dur, ce que font les WFT actuels.

Son paramétrage est compatible avec le mode WPS, qui évite de saisir la clé de sécurité, pour peu que le routeur Wi-Fi le soit lui aussi. Enfin, le mode WFT permet des déclenchements synchronisés de plusieurs reflex distants, pilotés en mode Esclave.

Unité GPS GP-E2

La petite unité de géolocalisation GP-E2 est compatible avec les EOS 5D Mark III et 1D X. Il le sera avec l’EOS 7D après quand le microcode de ce dernier aura été mis à jour. Il fournit la longitude, la latitude, l’altitude et l’heure (qui peut régler l’appareil), avec des intervalles de positionnement de 1, 5, 10, 15 et 30 s, ou de 1, 2 ou 5 mn. Sa boussole intégrée offre aussi la mise à jour des Exif avec des données de direction (par exemple SE65°) qui sont aussi affichées en mode Lecture.

Sur le terrain, le GP-E2 est placé sur le sabot de l’appareil et une pile AA assure, dixit Canon, 92 h d’autonomie avec un positionnement toutes les cinq minutes.

Une interface numérique assure sa connexion à l’ordinateur via l’USB. Le logiciel Map Utility lancé, le trajet correspondant aux photos géolocalisées est affiché sur une carte, son exportation au format KMZ étant proposée. Et c’est par ce biais que les mises à jour de firmware de l’unité sont effectuées.

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