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Le piqué sur Nikon D7000

10/02/2011 | Jean-Marie Sépulchre

Le test sur mire a été très délicat, car le témoin d’assistance de mise au point du D7000 s’allume sur une très large plage et la loupe en mode LiveView est moins précise que sur un D3. En fait, compte tenu de la profondeur de champ en grand angle, le piqué au centre peut être identique en bougeant un peu la bague des distances, mais le piqué dans les angles, compte tenu de la courbure de champ, peut légèrement varier ! Il a donc fallu parfois faire deux ou trois prises de vue avec un ajustement minime et choisir la meilleure… et le résultat en vaut la peine !


Carte de piqué : les cases bleu foncé indiquent les excellents résultats.

On est en effet dans la zone « excellent » dans toutes les zones de l’image, à toutes les focales et toutes les ouvertures. L’examen des histogrammes détaillés permet de déceler les moindres irrégularités, mais elles seront toujours en deçà du pouvoir de perception de l’œil humain sur un tirage. Notons cependant qu’à 20 mm le piqué est un soupçon moins élevé dans les zones de tiers et bords qu’au centre et dans les angles de F2,4 à F4, et qu’un très léger focus shift peut se percevoir à 30 mm F2,8 et à 40 mm F4. On sera excellent au lieu d’être bloqué en haut de la ligne du graphique.


15 mm.


20 mm.


30 mm.


40 mm.

Le rendu en vidéo

En utilisation vidéo, le fichier n’est plus que de 2 Mpxl au lieu de 16 Mpxl, et le fait d’utiliser une vitesse lente pour permettre la fluidité maximale de l’image entraîne que si l’on examine les vues une par une on aura une impression de flou…alors que l’on voit un piqué très élevé en visionnant les plans obtenus par la combinaison Optimo 15-40/Nikon D7000. Il est hélas impossible de montrer cette qualité par internet…faute de débit suffisant pour le Full HD, et peu d’ordinateurs standard arrivent par ailleurs à visionner les fichiers d’origine sans assez vite faire des sautes d’images voire des blocages logiciels : la vidéo haute définition nécessite vraiment du matériel informatique très puissant.





Copies d’écran montrant le rendu général en vidéo. Notez les projecteurs dans le champ de l’image…

- Voir un extrait vidéo de la pièce de théatre "Hitch" réalisée par Claire Riou au Théâtre du Lucernaire, à Paris.

Pour un tournage réel, il faut oublier ses réflexes de réglage photographiques : à ouverture équivalente un spectacle ne se filme pas à 1/500ème pour 3 200 Iso… mais au 1/50e pour 320 Iso ! Utiliser les vitesses rapides engendre des scintillements dans l’image et des mouvements saccadés pour les personnages, et la réduction du bruit est inactive en mode vidéo. Pour accéder à ces réglages il faut aller dans le menu prises de vues, paramètres vidéo, et régler « Réglage manuel des vidéos » sur ON. Ensuite on passera en mode M sur la molette de l’appareil pour choisir la vitesse. Ce système est bien sûr handicapant en plein jour à 100 Iso si on veut ouvrir le diaphragme pour obtenir des effets de flou, on utilisera alors des filtres gris neutres ND pour réduire la luminosité.
La mise au point est délicate en cours de reportage quand on ne connaît pas le sujet à l’avance, car on ne peut pas passer en mode loupe du LiveView pendant la prise de vues, d’où l’utilisation de loupes externes pour essayer d’ajuster au mieux. En fait, quand les scènes sont répétées on ajuste la mise au point en fonction de la distance réelle des personnages et de la profondeur de champ souhaitée.


Loupe accessoire pour la mise au point en cours de tournage.

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