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Lightroom Classic : Philosophie et approche générale

01/05/2020 | Gilles Théophile

Alors que se profile, le retour en kiosque le 27 mai prochain, de notre numéro spécial Lightroom,Le Guide de l’utilisateur, nous avons souhaité partager certaines archives de la dernière édition pour profiter studieusement des derniers jours de confinement. Bonne lecture.

Lightroom est ce qu’on appelle un programme de flux de travail ou de flux de production. Ce concept, introduit successivement par Apple avec Aperture, fin 2005, puis par Adobe, avec Lightroom, en 2006, avait pour but de faire face à l’afflux d’images numériques, en couvrant tous les besoins du photographe, de la gestion de la photothèque jusqu’à la diffusion, en passant par le traitement des images. Lightroom a fini par s’imposer, Apple ayant hélas abandonné son programme en 2013, sans qu’aucun autre éditeur de logiciels n’émerge avec une solution équivalente. Aujourd’hui, la concurrence commence à peine à proposer des alternatives à Lightroom qui, lui, opère un virage spectaculaire vers le cloud et la mobilité avec l’environnement Lightroom CC.

« Cette centralisation permet de mener les différentes tâches, tout en assurant leur sécurité, leur pérennité et leur réversibilité. »


Désormais, le programme d’Adobe repose sur 4 piliers : le catalogage, le flux de travail, le traitement non destructif et la synchronisation avec le cloud et les appareils mobiles. Dans l’absolu, on pourrait même parler d’un 5e pilier, avec les éditeurs externes, Photoshop et bien d’autres, qui étendent l’écosystème Lightroom.

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Le catalogue de Lightroom est une base de données centralisant et enregistrant en temps réel tout votre travail. Il est accompagné de dossiers d’aperçus.

Le catalogage
Grâce à sa base de données, ou « catalogue », Lightroom permet une gestion efficace et rapide des images, mais également du flux de travail. En effet, toutes les actions, qu’il s’agisse de travail d’organisation (trier, classer, filtrer), de documentation (mots-clés, métadonnées) ou de traitement (corrections globales et/ou locales), y sont enregistrées en temps réel. Ainsi, cette centralisation permet de mener les différentes tâches, tout en assurant leur sécurité, leur pérennité et leur réversibilité. Cela passe donc par l’importation obligatoire des images dans Lightroom qui, en réalité, est une indexation, puisque les images ne sont pas incorporées au catalogue.

ENTRAINEZ-VOUS ! ADOBE France, avec sa série Pause café, vient de publier un tutoriel vidéo sur sa chaîne YouTube consacré au développement d’un fichier Raw dans le module bibliothèque. Le pas-à-pas est dirigé par Yves Chatain, formateur professionnel

Le flux de travail
Toutes les tâches effectuées dans Lightroom suivent le même cheminement : importation (indexation), gestion, traitement puis exportation (publication, diffusion, impression, etc.). C’est ce qu’on appelle le flux de travail ou flux de production, l’avantage ici étant que tout se fait au sein d’un seul programme. Les originaux restent dans Lightroom, et celui-ci génère des images RVB, aux formats Jpeg, Tiff, etc., à la demande, selon les besoins et la destination.

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Lightroom Classic gère et traite toutes vos images dans un flux de travail non destructif.

Le traitement non destructif
Toutes les corrections faites dans Lightroom, aussi bien sur les fichiers Raw, sur les fichiers RVB (Jpeg, Tiff, Psd) et même sur les vidéos n’affectent jamais les originaux et restent totalement réversibles. En effet, le moindre réglage, coup de pinceau ou recadrage est enregistré en temps réel dans le catalogue, sous forme d’instructions, et, pour appliquer ces corrections de manière définitive, il faut exporter les images concernées.

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La synchronisation avec l’environnement Lightroom CC est désormais un incontournable pour le photographe d’aujourd’hui.

La synchronisation cloud
Les programmes photo doivent aujourd’hui faire face aux besoins en termes de partage et de disponibilité partout, qu’il s’agisse d’ordinateurs ou d’appareils mobiles, et c’est ce qu’Adobe propose avec l’environnement Lightroom CC qui peut être utilisé aussi bien sans Lightroom Classic qu’avec. Dans ce dernier cas, l’utilisateur pourra synchroniser des albums et même travailler sur ses images avec un smartphone, une tablette ou sur n’importe quel ordinateur, dans un navigateur Web, les corrections étant synchronisées partout, c’est-à-dire qu’une fois l’image corrigée, ces modifications apparaissent automatiquement dans toutes les sessions Lightroom, sur tous vos appareils.

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Messages

  • Les pratiques d’Adobe sont parfois proches de l’escroquerie.
    J’étais propriétaire de la version 5 qui me convenait bien. Je n’ai pas voulu m’&abonner à la version 6.
    Récemment le disque dur de mon ordi a cédé. Après réparation j’ai voulu, à l’aide de mon numéro de licence récupérer la version 5.
    Impossible, Adobe n’autorise que le versement de la version 4 assez inférieure.
    J’en conclus qu’Adobe ne respecte pas ses clients.

  • @1 : m’étonne pas...
    Un conseil, essayez PhotoLab : 1- pas d’abonnement ; 2- sauf pour ceux qui exigent un catalogage, tout y est : 3- réactivité (en français) spectaculaire lorsque vous posez une question Dxo !
    J’y suis passé en regrettant LR, et deux mois plus tard, je m’en réjouis.

  • On répète à l’obsession que LR a la préférence des photographes. Rien à faire de la majorité des donneurs de leçon. Je n’utilise que PS à 100%. Le catalogage et le cloud ne me sont d’AUCUNE utilité. Pour le reste, il n’y a aucun avantage à favoriser l’usage de LR. Je n’aime pas son principe des onglets :"Bibliothèque", "Développement", "Cartes", "Livres", "Diaporama" alors qu’il n’y a même pas l’onglet basique "Exportation". Il faut aller dans le menu pour le trouver. Pire, "Cartes", "Livre" et "Diaporama" mais rien à faire de ces trucs là ! Si on peut les éjecter et rajouter "Exportation" à la place. Je suis preneur de l’information.
    Et puis avouons-le, l’utilisation du terme "Développement" est pompeux alors qu’il ne s’agit que de retouche numérique. On ne développe rien. On ouvre un fichier avec un algorithme et on en rajoute d’autres. Si ça , c’est du développement, moi je suis le Père Noël.
    Pour info, j’ai tenté le catalogage de 4000 photos rapporté de mes 2 mois en Chine en 2017. Long, laborieux, gourmand en ressource. Il faut une grosse config. Je préfère donc cataloguer à la main dans l’explorateur . Ca ne m’a pris que 5 mn de classer par lieu et date.
    L’habitude y est également pour beaucoup dans mon jugement. J’ai commencé à utiliser PS bien avant la création de LR. De même ceux qui utilisent LR l’ont probablement connu sans avoir connu PS.

    Bref ceci n’est QUE mon avis personnel. Merci de le respecter tout comme je respecte ceux qui utilisent LR.
    Monsieur Adobe, merci de nous faire un abonnement "Photoshop" seul et sans cloud pour les photographes.

  • Comme beaucoup je suis réfractaire a la notion d’abonnement pour un simple amateur. Je n’utilise meme pas le programme tous les mois, mais je suis quand meme "fidèle" a ma version 6 achetée il y a 2 ans en grande partie a cause du passage au cloud (j’étais tres satisfait de ma version 5, mais comme la 6 devait etre "maintenue indéfiniment" j’ai prefere la jouer safe).
    Malgré le fait que le module carte ne fonctionne plus (ballot, c’est une de mes principales utilisation du programme), je reste fidèle au programme. En effet, le système de catalogue est vraiment bien plus avance que le reste. C’est dans ce module que je passe 80% de mon temps (surtout depuis que la fonction carte a disparue) et c’est a mes yeux la que les concurrents devaient se développer en priorité : trier et organiser ses images est selon moi l’aspect le plus important. Le fait de "garder le full RAW" est un bon bonus, mais c’est vraiment l’aspect catalogage qui me bloque pour passer sur C1 par exemple.
    C’est aussi cet aspect cataloguage qui a m’a fait basculer sur LR a la "mort" d’aperture.

  • Capture One, c’est parfait !

    Demandez aux professionnels (laboratoire, studios, etc.) quelle application ils utilisent.

    Cet article sur LR n’est que de la mauvaise propagande.

  • LMDLP n’a rien compris et fait toujours son HS Lightroom annuel, ignorant, pour cause de rentabilité, les autres logiciels.
    A quand un HS sur DXO ou C1 ?
    Finalement peu m’importe, j’ai abandonné LR, qui n’innove pas, plus, ou très peu (Julien Pons a bien raison) et suis passé chez Capture One 20 et découvre les performances d’une équipe de développeurs chez Luminar. Il suffit de ne pas trop pousser les curseurs pour obtenir un résultat satisfaisant dans Luminar 4, comme ailleurs également.
    je conserve juste un vieux LR6 pour le catalogage, mais je sens que c’est la fin avec Adobe, ET sans regrets.
    Faudrait vous réveiller et vous renouveler au Staff du MDLP.

  • Je suis agréablement surpris par les commentaires ! Foncez, sortez de LR !
    Pour ceux qui veulent aller plus loin dans la liberté et la performance, je vous suggère de regarder du côté de RawTherapee ou DarkTable et du monde libre avec Linux...
    J’y suis passé (RawTherapee), et devenir un pingouin libre sur la banquise est FAN-TAS-TI-QUE.
    Reprendre le contrôle de ses données et de son ordi est jouissif (performances sans communes mesures) !
    Je précise que je viens de Windows et de Lightroom en dernières versions et que mon catalogue était de +20K photos depuis 2006 (photographe non-professionnel) avec D70 puis D700 et enfin Z6 et toutes les photos sur un NAS (disque réseau). Aucun regret et tout marche mieux ! Le dématricage est bien plus juste et les traitements bien plus rapide.
    Le tout libre, stable, performant, gratuit avec en bonus plein de chose à apprendre.
     ;-)

  • Bonjour,
    Merci pour vos retours que je partage et respecte.
    Ancien pro et maintenant retraité, j’ai fait récemment une tentative d’abonnement au cloud ( LR et PS ) que j’ai quitté quelques jours plus tard sans regrets.
    Pour ma part j’utilise ACDSee ( actuellement Photo Studio Ultimate 2020, dont on ne parle pratiquement jamais ) et mon Photoshop CS2 fait encore son bien son travail.
    Profitez bien de vos logiciels, il en faut pour tout le monde.
    Portez vous bien.
    Cordialement.

  • @7
    J’ai un peu perdu l’enthousiasme du néophyte...
    J’ai débuté le traitement d’image avec Photoshop 1.quelquechose.
    Je n’utilise plus que Linux et logiciels libres depuis 20 ans.
    Ça va bien, merci, mais je suis un peu fatigué d’entendre ânonner et rabâcher Adobe et autres dans les magazines "photo" qui s’imaginent s’adresser à au moins 100% des photographes.
    Non, Firespeed, t’es pas tout seul !!!

  • Très surpris par tous ces commentaires. Je ne m’y attendais pas.
    Le matraquage de LMDLP sur Adobe devenait insupportable, avec au moins 3 articles sur 4 concernant la retouche photo ou le catalogage avec les produits Adobe. Un moment je me suis dit que j’étais complètement à côté de la plaque en tant qu’amateur, et je me croyais seul dans ce cas. Du coup j’ai arrêté d’acheter LMDLP, que je lisais pourtant depuis de nombreuses années. Dommage.
    Peut-être un jour viendra...

  • Je n’ai jamais utilisé aucun autre logiciel que ceux livrés avec les apns que j’ai achetés.
    Mais ce n’est pas parce que LMDLP parle de Lightroom que je vais m’en désabonner.
    Il y a suffisamment de lecture sur bien d’autres sujets en ce qui me concerne.

Ulule Lemondedelaphoto
CEWE