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Publié le
30 juillet 2009
Mis à jour le
3 août 2009
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Nikon lance le D3000, un reflex didactique

30/07/2009 – Un Nikon à 549 €, avec zoom stabilisé, intégrant des assistants qui mènent le débutant vers les bons réglages et leur compréhension, voilà le portrait du D3000, sans LiveView ni vidéo.

Avec le D3000, Nikon précise que l’on est dans « le domaine de la photo de famille ». Cela explique, pour partie quelques choix fonctionnels caractérisant ce modèle : un assistance tous azimuts pour les débutants et l’absence de la vidéo. En revanche, l’omission du LiveView reste contestable pour un usage tout public, notamment pour ceux qui passent au reflex, voulant une photo plus qualitative et plus réactive que ce que leur offre leur compact ou leur bridge actuel. Et cela s’explique d’une certaine manière par les piètres performances des modes LiveView actuels… au moins, les acheteurs ne seront pas déçus sur ce critère.

Nikon a équipé son D3000 d’un capteur CCD de 10 Mpxl et est sagement resté au LCD de 3 pouces et 230 kpxl. Toute son attention s’est portée sur la prise en mains. On remarque d’ailleurs que les touches du pavé directionnel ne sont pas polluées par des fonctions spécifiques et que le nombre de touches est limité. Tout passe par le LCD, avec un assistant qui s’adresse aux néophytes ou aux utilisateurs un peu plus avertis. Plus les menus habituels pour les experts et des réglages directs sur l’écran informatif. Rien ne passe par des raccourcis associés à des touches ; sauf la mémorisation de l’exposition et du point, le correcteur d’exposition, la suppression des photos et le zoom en lecture. Et comme ce D3000 montre une volonté très didactique, pour initier en douceur, l’absence d’un contrôleur de profondeur de champ fait tache, ne serait-ce pour que le photographe constate de visu ce qu’on lui explique dans le guide interactif.

Les « technos Nikon » sont là, comme le processeur Expeed, le système de reconnaissance de scènes (capteur de 420 pixels, contre 1005 sur les reflex experts et pros), l’antipoussière, les modes d’optimisation du rendu Jpeg ou encore le D-Lighting. Et même un système de suivi autofocus 3D, usant des onze collimateurs du capteur dédié à la mise au point, un nombre de zone inhabituel pour un reflex d’entrée de gamme.

La section retouche n’est pas anodine. Outre la conversion des Raw en Jpeg, elle permet de corriger les yeux rouges, d’agir sur le cadrage et les couleurs. D’appliquer aussi quelques filtres et effets : Coloriage, Flou, Miniature (effet de profondeur de champ très réduite, pour créer un effet spécifique laissant penser que l’on a photographié des objets miniaturisés en mode Macro).

Pour l’instant, le D3000 n’est vendu qu’en kit à des prix raisonnables, mais qui le mettent en compétition avec des reflex concurrents dont le tarif s’est érodé au fil du temps et des promotions. En tout cas, puisqu’il est désormais acquis que l’on peut se procurer un excellent reflex aux alentours des 500 € en simple kit et de 700 € en double kit, il va falloir que les fabricants de bridges érodent leurs prix et rodent leur discours marketing. Sans oublier le Micro 4/3, pas suffisamment bon marché aujourd’hui, mais qui devrait, d’ici un an jouer, au chien dans un jeu de quilles.

Le prix des kits
- D3000 + 18-55 II : 499 €
- D3000 + 18-55 VR : 549 €
- D3000 + 18-105 VR  : 649 €
- D3000 + 18-55 VR + 55-200 VR : 749 €

- Un assistant simplifié

Le « Menu guide » présente les trois catégories de réglages (Prise de vue, Afficher/Supprimer, Configuration), et fait entrer ensuite en « Mode simplifié » ou en « Utilisation avancée ». L’option pour débutant propose des situations types : sujets éloignés, portraits, tout automatique… qui correspondent en fait aux modes Scènes, puis bascule en prise de vue ou montre quelques réglages complémentaires (toujours commentés).

- Un assistant expert

Ce mode évolué par de trois catégories de prise de vue : obtenir un flou d’arrière-plan, figer le mouvement pour des personnes ou des sujets rapidement mobiles. Ensuite, il vous guide, vers la plupart des réglages, avec des exemples et une aide textuelle disponible en permanence. Ici, le diaporama illustre la première option.

- Une interface visuelle

Le LCD dorsal, qui affiche les informations, permet aussi de modifier tous les réglages présentés. Chacun d’entre eux fait l’objet d’un affichage spécifique, avec une photo exemple symbolisant l’effet de chaque valeur permise. Les deux premiers écrans montrent les deux esthétiques possibles, affectables par exemple pour l’une aux modes PASM, pour l’autre aux modes Scènes, pour repérer d’un coup d’œil si l’on est en mode Expert ou pas.

- Des menus classiques

En marge des assistants, la touche Menu montre une structure en onglets thématiques, qui reprend l’interface traditionnelle des menus : Visualisation, Prise de vue, Configuration, Retouche et Réglages récents. La dernière image du diaporama présente le mode Configuration, lorsqu’il est appelé par l’intermédiaire du Guide interactif.

- Une visualisation typée Nikon

La présentation des données Exif relève d’une vue générale assortie de l’histogramme et d’une succession d’écrans présentant de manière plus détaillée les paramètres de rendu. Comme pour le D90, des présentations en vignettes prolongées par une vue calendaire sont disponibles.

Fiche technique


- Capteur : CCD 23,6 x 15,8 mm, 10,75 Mpxl
- Format : 3/2
- Protection du boîtier : -
- Stabilisateur : -
- Anti-poussière : Oui
- LiveView : -
- Pixels utilisés : 10,2 Mpxl
- Définition : 3 872 x 2 592, 2 896 x 1 944, 21936 x 1296 pixels
- Vidéo : -
- Sensibilité : Auto, 100 - 3 200 Iso
- Bracketing sensibilité : -
- Formats de fichiers : Jpeg, Raw, Raw + Jpeg
- Espace de couleurs : AdobeRVB, sRVB
- Monture : Nikkor AF
- Coefficient multiplicateur : 1,5x
- Mise au point auto. : Détection de phase TTL
- Zones de mise au point : 11 (détection auto ou manuelle)
- Illuminateur AF : oui
- Mise au point  : Automatique au déclenchement ou continue, suivi dynamique
- Mode d’exposition : PASM, modes Scènes (7)
- Mesure de l’exposition : TTL
- Plage d’exposition : 0 - 20 IL (2-20 IL en ponctuel)
- Type de mesure : Matricielle 3D II sur 420 zones, pondérée centrale, moyenne, ponctuelle
- Histogramme : Consultation
- Compensation d’exposition : +/-5 IL par 0,3 IL
- Bracketing d’exposition : 3 vues (+/-2 IL par 0,3, 0,5 ou 1 IL)
- Vitesse : 1/4 000 à 30 s
- Vitesse de synchro X : 1/200 s
- Rafales : 3 im/s
- Retardateur : 2, 5, 10 et 20 s
- Balance des blancs : Auto, préréglée (6), manuelle (1)
- Réglages divers : Mode Picture Control : couleur, contraste, luminosité, accentuation, teinte
- Prise flash : Griffe, prise synchro X
- Contrôle du flash : iTTL
- Flash intégré : NG 12 à 100 Iso
- Compensation d’exposition au flash : -3/+1 IL, par 1/3 IL
- Commentaires sonores : -
- Visée : Reflex optique (95 %), grossissement 0,8x, dégagement oculaire 18 mm
- Moniteur : LCD TFT 3 pouces/230 kpxl
- Ecran LCD de contrôle : -
- Modes d’affichage : Zoom, index (4, 9 ou 72 vues), indicateur surexposition, calendrier, diaporama
- Stockage : SD/SDHC
- Interfaces : Hi-speed USB/AV, HDMI 1.3a, télécommande/GPS
- Configurations utilisateur : ‘-
- Touches personnalisables : 1
- Divers : Guide et aide en ligne, surimpression filtres, correction de distorsion et perspective, yeux rouges, filtres et effets, recadrage
- Télécommande : Opt.
- Logiciels : Nikon ViewNX
- Accessoires fournis : Accus et chargeur, bandoulière, 1 câble USB, 1 câble audio/vidéo, 1 protège moniteur
- Alimentation : Un accu Li-Ion 7,2 V/1 080 mAh
- Dimensions : 126 x 97 x 64 mm
- Poids : 485 g (sans carte, sans accu)

Le site de Nikon

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Les commentaires liés à cet article

5 Messages de forum

  • Il me semble que le D3000 n’a pas le bracketing d’exposition (et c’est bien dommage !)

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  • Nikon lance le D3000, un reflex didactique 31 juillet 2009 22:15, par NEMO16

    C’est bien trop cher pour ce que cela est.
    On trouve pour le même prix des reflex de gamme supérieure avec des fonctions plus avancées comme le CANON EOS 450D en kit avec le EF-S 18-55 IS (Capteur 12Mpxls Live view, bracketing etc..).

    Sinon le CANON EOS 1000D son concurrent direct est vendu en kit pour au moins 100.00€ de moins. (420.00€ et 360.00€ boitier nu)

    Encore plus intéressant on trouve le PENTAX Km à 360.00€ avec le 18-55mm soit presque 200.00€ de moins que le NIKON D3000. Pöur 460.00€ on peut dégoter un PENTAX Km et son double kit 18-55mm + 50-200mm.

    Chez SONY et OLYMPUS il est facile de dégoter le même genre d’affaire voir plus intéressant encore comme l’OLYMPUS E420 vendu 270.00€ boitier nu ou 340.00€ avec le 14-42mm et seulement 434.00€ avec le double kit 14-42mm et 40-150mm qui offre une belle plage de focale débutant à 28mm pour finir à 300mm.

    Le matériel NIKON est toujours plus cher que la concurrence. Le logiciel de traitement d’images n’est pas offert comme chez les autres constructeurs.

    Pour un amateur ou un débutant je ne vois pas l’intérêt d’acheter un NIKON d’entrée de gamme, plus cher que les autres reflex et finalement pas meilleur.

    Les bridges sont bien moins chers. On peut encore dénicher un FUJI S100fs pour 420.00€. Ce dernier est moins cher et plus polyvalent qu’un NIKON D3000 et son zoom transtandard 18-55mm. Ce bridge offre un télézoom doté d’une bague manuelle offrant une plage de focale comprise entre 28 et 400mm ainsi que d’un mode Macro, et ne nécessite pas l’achat ultérieure d’une ou plusieurs optiques pour compléter le 18-55mm un peu limité.

    A potentialité égale un bridge est bien moins cher qu’un reflex NIKON d’entrée de gamme.

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    • Bonjour Nemo
      Vous avez peut-être raison dans votre comparatif entre reflex, par contre, et j’en parle pour avoir longtemps jonglé entre les 2 systèmes, si un bridge parait meilleurs sur le papier, il n’offrira jamais les qualités d’un reflex, même d’entrée de gamme

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  • Nikon lance le D3000, un reflex didactique 4 août 2009 14:19, par NEMO16

    C’est vrai aujourd’hui mais ce n’est pas immuable. D’après les tests réalisés par les laboratoires de DXO, le FUJI S100fs produit des fichiers RAW supérieures à ceux du NIKON D2H, reflex datant de 2003 et n’est pas très loin des performances du NIKON D70 plus récent.
    Le NIKON D2H est pourvu d’un capteur de 4 Mxpls et n’offre un traitement que sur 12 bits alors que le FUJI S100fs offre des clichés de 11Mpxls et son processeur effectue un traitement des fichiers RAW sur 14 bits. Si les 2 reflex conservent l’avantage sur la gestion des basses lumières grâce à la taille de leur capteur possèdant une surface 6 fois plus importante, en revanche la mesure de la dynamique du capteur semble également donner l’avantage au bridge sur les 2 reflex.
    http://www.dxomark.com/index.php/en...

    Il est clair que si jusqu’à ce jour le reflex garde une longueur d’avance certaine sur les bridges, celle-ci tente cependant eu fil des années à s’amoindrir.
    Voir ce comparatif suivant.
    http://www.erenumerique.fr/bridge_f...

    Nous ne sommes qu’au début de la convergence entre photographie et électronique. La photographie numérique vient de naitre et il est certain que de nombreux progrès restent a effectuer. Il y quelques années encore certains photographes étaient persuadés qu’il faudrait plusieurs dizaines d’années avant que le numérique atteigne les performances de l’argentique. Cela a été nettement plus vite. La loi de "Moore" qui régit l’électronique a encore beaucoup de marge avant de parvenir aux limites des lois de la physique. Il est étonnant comment les électroniciens ont rattrapé les principaux fabricants historiques d’appareils photographiques.

    PANASONIC, SAMSUNG propose des compacts qui n’ont rien a envier des leaders historiques. Sur le plan des capteurs un constructeur comme PANASONIC réussit à placer presque 6 millions de pixels par cm² dans le G1 (mi reflex,mi bridge) alors que NIKON sur ses reflex semble stagner à 3 millions par cm², préférant augmenter la taille du capteur pour monter en définition (2.95 millions de pixels par cm² sur le D3X, capteur réalisé par SONY). FUJIFILM, PANASONIC, SAMSUNG, OLYMPUS, PENTAX ne semblent pas croire en un retour du format 24x36. Ils continue à envisager de diminuer la taille des capteurs et de jouer sur la miniaturisation et l’accroissement des performances électroniques et informatiques (Amélioration des algorithmes)
    FUJIFILM semble même avoir abandonner le domaine des reflex APS-C. Croit-il encore en l’avenir du reflex ? Le retour du format en 24x36 paraît anachronique. Sans l’histoire de la micro-informatique, dans le domaine des semi-conducteurs, jamais on est revenu en arrière, les ingénieurs ont de manière continu, toujours créer des composants, processeurs de plus en plus petit, de plus en plus puissant. Le recours au 24x36 n’est qu’un procédé permettant de contourner des difficultés technologiques auxquelles semblent confronter certains constructeurs. A mon avis cette solution de facilité n’est valable qu’a très court terme. Les fabricants les plus audacieux qui se frottent aux difficultés verront certainement leurs efforts récompenser immédiatement mais à plus long terme quand les avancées qu’ils réalisent auront atteint une certaine maturité.

    Nous nous extasions devant les écrans LCD 920000 points qui ne sont en fait des écrans VGA de 3 pouces offrant 640 pixels par 480. SAMSUNG prévoit de sortir sur son appareil hybride NX, un écran AMOLED de 3" de 960×720 pixels soit plus de 2 millions de points. Le viseur électronique à LED devrait offrir une résolution de 1620×1080 pixels à 250Hz (1 750 000 pixels contre 200 000 pixels sur la plupart des bridges actuels soit presque une définition 9 fois supérieure). Combien de temps faudra t-il au viseur électronique pour détrôner la suprématie du viseur optique ?

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