Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Panasonic Lumix S1 et S1R : un viseur Oled à 5,76 Mpts !

01/02/2019 | Benjamin Favier

L’identité des deux premiers hybrides 24 x 36 Lumix était connue depuis la Photokina, ainsi qu’une poignée de caractéristiques. Le voile est entièrement levé sur les S1/S1R, et notamment le viseur Oled, dont la définition impressionne. Première prise en main, agrémentée de quelques images.

Présentation

Le dénouement, enfin. L’arrivée de Panasonic sur le marché du 24 x 36, conjuguée à une triple alliance autour de la monture L, avec Leica et Sigma, a marqué les esprits, lors de la dernière édition de la Photokina. Deux hybrides plein format, les S1 et S1R, respectivement dotés de 24 et 47 Mpxl, d’un viseur « hors norme » – aux dires de la marque –, d’une construction inspirée du G9, forcément plus massive, de la technologie de double stabilisation Dual IS 2, d’un système AF à détection de contraste, d’un double lecteur de cartes SD/XQD, d’un écran inclinable et de la 4K UHD à 50 im/s.

JPEG - 159.1 ko
Les Lumix S adoptent la monture Leica L : 51,6 mm de diamètre, plan de la monture à 20 mm du capteur.
JPEG - 126.9 ko
Les Lumix S 50 mm f/1,4 Pro, 70-200 mm f/4 Pro OIS et 24-105 mm f/4 OIS accompagnent la sortie des S1/S1R.

Un trio d’optiques, dont deux zooms 24-105 mm et 70-200 mm ainsi qu’un 50 mm f/1,4, en monture L. À l’occasion du CES, en début d’année, Panasonic a levé le voile sur deux modes, embarqués dans les Lumix S : HLG (Hybrid Log Gamma) et Haute résolution.Voici ce que nous savions déjà, dans les grandes lignes.

JPEG - 174.9 ko
Le viseur Oled des S1/S1R affiche 5,76 millions de points.

EVF : record battu

Nous allons les compléter, à l’aune des caractéristiques complètes, divulguées par Panasonic. Celle qui va sans aucun doute susciter le plus de commentaires, concerne le viseur. À l’expression « hors norme », employée par Panasonic, nous préfèrerons l’adjectif inédit. Alors que les Oled actuels culminent à 3,68 Mpts (la dalle de 4,4 Mpts du Leica SL est de type LCD), Panasonic place la barre à 5,76 Mpts. Une définition proche de la vision humaine. Le viseur Oled offre un grossissement 0,78x, un dégagement oculaire de 21 mm et un taux de rafraîchissement de 120 im/s. La touche V.Mode, sur le côté droit du viseur, offre le choix entre trois niveaux de grossissement : 0,7x ; 0,74x ; 0,78x.

PNG - 281.1 ko
L’écran LCD de 3,2 pouces et 2,10 Mpts est tactile, et peut être incliné sur trois axes, vers le haut, le bas, ou le côté, comme ici.

L’écran LCD de 3,2 pouces sera bien sûr tactile, et inclinable, sur trois axes : pour viser en contre-plongée ou en plongée, mais aussi en position verticale, à la manière de ce que propose Fujifilm, sur ses X-T2 et X-T3, par exemple. La définition de la dalle atteint 2,10 Mpts, autant que celle des Nikon Z. Aux côtés de l’écran, nous nous réjouissons de la possibilité d’activer le rétroéclairage des touches, dans l’obscurité (nous l’avions salué sur le D850), en plus du mode nuit, apprécié sur le G9 et reconduit sur les Lumix S.

PNG - 86.5 ko
Menu rapide accessible via la touche Q, entièrement personnalisable.

Génération 24 x 36 (doublement) stabilisée

Les définitions des deux modèles étaient connues, soit respectivement 24 et 47 Mpxl, pour les S1 et S1R. Aucun des deux capteurs n’est rétroéclairé, comme les Z7 ou A7R III, ou doté d’une mémoire vive, comme l’A9. Chacun est dénué de filtre passe-bas. Sur le S1, la plage de sensibilités Iso est comprise entre 100 et 51 200 Iso, avec une extension à 50-204 800 Iso ; sur le S1R, on accède par défaut à une plage s’étalant de 100 à 25 600 Iso, pouvant être étendue à 50-51 200 Iso.

PNG - 298.4 ko
Indicateur de stabilisation, non activable en vidéo.
PNG - 717.3 ko
Il est possible de développer les fichiers Raw dans les menus. Ici, le style « L Monochrome D » a été appliqué. Photo : BF

Alors que les Lumix G Micro 4/3 ne délivrent que des Raw 12 bits (le GH5S fait figure d’exception avec son capteur de 10 Mpxl et des Raw 14 bits), les Lumix S produisent des fichiers RW2 sur 14 bits. Il n’est cependant pas possible d’opter pour une compression sans perte, afin d’obtenir des fichiers moins lourds. Ni de choisir une définition de Raw inférieure, ce qui peut pourtant être bien utile, sur un boîtier comme le S1R, quand on n’a pas besoin d’exploiter 47 Mpxl.

JPEG - 208 ko
Le système Dual IS 2 combine stabilisation optique (ici avec le Lumix S 24-105 mm f/4 OIS) et mécanique.

À l’instar de la majorité des hybrides 24 x 36 à l’heure actuelle (les Canon EOS R et Leica SL font bande à part), les S1/S1R sont équipés d’un système de stabilisation, sur cinq axes. Cerise sur le gâteau, il est compatible avec la technologie Dual IS 2 de la marque : ce qui signifie, comme on l’a déjà vu sur les récents hybrides Micro 4/3 comme le G9, qu’il est possible de combiner stabilisation optique, avec un objectif OIS, et mécanique. Ainsi, avec les Lumix S 24-105 mm f/4 OIS et 70-200 mm f/4 OIS, Panasonic revendique un gain de six vitesses. Pour ce qui est du processeur, nous savons juste qu’il s’agit d’un nouveau Venus Engine.

PNG - 244.5 ko
Il est possible d’afficher jusqu’à dix-neuf réglages sur le panneau LCD supérieur.

Haute définition et formats

Comme évoqué en début d’année, lors d’un teasing en marge du CES, les deux Lumix S embarquent un mode Haute resolution. Rien de nouveau sous le soleil d’Osaka, puisque le G9 en intègre un. Le principe sera le même sur les S1/S1R, avec en outre, une fonction de réduction de l’aberration de mouvement (nous tâcherons de vous en dire plus lors de nos essais) : on obtiendra un fichier, fruit de huit vues consécutives (en Raw), d’une définition respective de 96 et 187 Mpxl. Il faudra impérativement être muni d’un trépied. Contrairement à ce que proposent Olympus ou Ricoh sur les OM-D E-M1X et Pentax K-1 Mark II, pas de mode Haute résolution à main levée dans les menus.

PNG - 369.3 ko
Le S1 intègre un capteur Cmos 23,8 x 35,6 mm de 24,2 Mpxl sans filtre passe-bas…
PNG - 377 ko
… celui du S1R est un Cmos 24 x 36 de 47,3 Mpxl, sans filtre passe-bas.

Au niveau des formats, outre le natif 3/2 (les aficionados des hybrides de la marque, habitués au 4/3, devront s’y habituer), il sera possible d’opter pour cinq autres ratios. Les classiques 4/3, 1/1, 16/9. Et aussi deux formats destinés aux amoureux d’images panoramiques, soit 24/65 (comme sur l’Hasselblad XPan) et 2/1.

Vidéo 4K UHD à 50 im/s

Spécialiste de la vidéo, Panasonic se devait de ne pas décevoir dans ce domaine, sur ses Lumix S. Comme la marque l’avait annoncé il y a quelques mois, les S1 et S1R tournent en 4K UHD (3840 x 2160 pixels) à 50 im/s en interne (8 bits, 150 Mbps). Une première, sur le marché de l’hybride plein format. Cela s’accompagne sur le S1R, d’un léger recadrage (1,09x), tandis qu’il faudra composer avec un facteur 1,5x sur le S1. Cela reste toutefois en deçà des 1,74x d’un 5D Mark IV. Et à 25 im/s, sur le S1, toute la surface du capteur est exploitée, en 4K UHD (toujours 1,09x sur le S1R). En revanche, on s’étonne de l’absence de 4K cinéma (DCI). De quoi laisser la place aux Lumix GH, en attendant l’arrivée éventuelle d’un Lumix S dédié à la vidéo ou d’une mise à jour de firmware ? Silence radio sur le sujet du côté de Panasonic, évidemment.

PNG - 117.9 ko
Il est possible de tourner en 4K UHD 4:2:0 sur 8 bits, à 50 im/s, en interne, sur les deux boîtiers.

En attendant, on se consolera avec un mode ralenti à 180 im/s (comme sur le G9), et la possibilité de brancher micro et casque. Les possesseurs de la mixette DMW-XLR1E, sortie avec le GH5, seront heureux d’apprendre qu’elle peut être utilisée sur les Lumix S. Les vidéastes avertis apprécieront le mode HLG (Hybrid Log Gamma), même s’il faut préciser que l’écran LCD n’est pas de type HDR, il faudra donc juger du rendu sur un écran compatible. Il sera possible de réaliser des prises de vues par intervalles en 4K sur les deux boîtiers, voire en 8K sur le S1R, à condition qu’il soit connecté à un ordinateur portable, via le logiciel Lumix Tether. En vidéo, en revanche, le S1 conserve quelques avantages par rapport à son frère, dont l’enregistrement en interne au format MP4 HEVC en 4K UHD à 25 im/s. En outre, une mise à jour payante sera proposée aux possesseurs du S1, pour un tournage en 4K UHD à 25 im/s ou en 1080p à 50 im/s, en 4:2:2, en interne. Cela ne concerne que le S1.

JPEG - 72.6 ko
L’obturateur des S1/S1R est donné pour 400 000 cycles par Panasonic.

Obturateur, flash et construction

Les obturateurs des Lumix S sont donnés pour 400 000 cycles, par Panasonic. Celui du S1 culmine à 1/8 000s, à la fois en modes mécanique et électronique (jusqu’à 60 secondes pour les longs temps de pose, hors mode pose B). Alors que sur le S1R, il est possible d’atteindre 1/16 000s en mode électronique. Il nous paraît étonnant d’avoir bridé le S1 sur ce point.

JPEG - 287.5 ko
Les S1 (en photo) et S1R pèsent quelque 890 g sans accu ni cartes. Avec le Lumix S 24-105 mm f/4 Macro OIS, l’ensemble est volumineux, mais l’équilibre est bon entre le poids de l’optique (680 g) et du boîtier. La poignée est bien dessinée et rappelle, à l’instar de l’ergonomie générale, celle du G9. L’œilleton circulaire rassure, quand celui du petit frère Micro 4/3 a tendance à s’ôter trop facilement. Photo BF
JPEG - 262.6 ko
Le rétroéclairage des touches au dos du boîtier sera un plus dans l’obscurité.

Aucun des deux boîtiers ne dispose d’un flash intégré, et aucun appendice externe ne figure dans la boîte. Il sera néanmoins possible d’utiliser les flashs au catalogue pour les modèles Micro 4/3, tels que les DMW-FL360L ou FL580L. Et de travailler avec des flashs de studio, grâce à une prise dédiée (vitesse synchro X à 1/320s).

JPEG - 139.5 ko
Le châssis des deux boîtiers est construit en alliage de magnésium.

Les S1/S1R sont conçus en alliage de magnésium et parés de nombreux joints d’étanchéité. Le savoir-faire de Panasonic en matière de robustesse a largement été éprouvé (nous avions notamment laissé le G9 pendant plusieurs heures dans de la neige, à l’avant d’un bateau, en pleine tempête) et cela devrait constituer un argument de poids, auprès des photographes pros.

PNG - 89.3 ko
Paramètres de verrouillage des touches via le levier Lock au dos des S1/S1R.

D’ailleurs, en termes de poids, les deux boîtiers ne font pas dans la légèreté, en dépit de l’absence de miroir. Sans cartes ni accus, ils accusent quelque 900 g sur la balance ; et 1,02 kg avec. Ils se rapprochent ainsi plus du gabarit de reflex (Canon EOS 5D Mark IV ou Nikon D850), les Sony A7 (657 g) et Nikon Z (675 g) étant plus légers.

AF avec intelligence artificielle et rafale

À l’automne dernier, Panasonic n’avait pas fait mystère de la nature de d’AF intégré dans les Lumix S. Comme sur les Lumix G de dernière génération, il s’agit d’un système autofocus DFD (Depth From Defocus) à détection de contraste, sur 225 points. Avec une sensibilité impressionnante en basse lumière, estimée à -6 IL par Panasonic, de nuit, sans lampe d’assistance à l’autofocus (-3 IL si la scène manque de contraste, par temps de brouillard). Nous ne savons pas encore si cela concerne le seul collimateur central ou l’ensemble. Nous sommes aussi en attente du taux de couverture des collimateurs sur le capteur.

PNG - 873.6 ko
La détection des yeux est très efficace en portrait. Pendant la prise de vue, cela se matérialise par une croix, en plus du cadre de détection de visage ; en Lecture, on peut afficher le collimateur utilisé. Photo : BF

Un mode de détection des yeux (avec possibilité de donner la priorité à l’œil gauche ou droit) apparaît dans les menus. L’intégration de l’intelligence artificielle faciliterait la reconnaissance du sujet, la mise au point s’adaptant alors en fonction de la nature de ce dernier. Parmi les autres fonctions disponibles, on retrouve le Post Focus ou la Photo 6K, notamment vues sur les GH5 et G9.

PNG - 164.5 ko
Menu de personnalisation des touches.

S’il y a un aspect sur lequel les Lumix S déçoivent, sur le papier en tout cas, c’est dans le domaine des rafales. À 6 im/s en mode AFC, et 9 im/s en AFS, les S1 et S1R ne sont pas des foudres de guerre. Même le Leica SL fait mieux, à 7 im/s. Dommage que Panasonic n’ait pas au moins accentué le trait sur le S1, qui se retrouve du coup à la traîne, face aux A7 III et Z6, situés dans la même catégorie (l’EOS R est en dessous, à 5 im/s en Ai Servo). La marque aurait également pu proposer un mode Boost, avec le renfort du grip optionnel DMW-BGS1 et sa batterie supplémentaire, comme le fait Nikon avec son D850, qui passe ainsi de 7 à 9 im/s. D’aucuns diront que 6 im/s suffiront dans bien des cas pour capturer un instantané durant une action.

PNG - 109.2 ko
Il existe quatre préréglages, dédiés au mode AFC, à choisir en fonction du type d’action photographié. Ces configurations sont ajustables.

Cependant, au vu des autres caractéristiques des deux boîtiers, plutôt à la pointe, et de la concurrence, on se dit qu’un effort n’aurait pas été malvenu dans ce domaine, à un an des JO de Tokyo. À moins que, là aussi, un Lumix S pro soit sur les rails ?
En attendant, les capacités de la mémoire-tampon, données par Panasonic, avec une carte XQD, sont prometteuses. Sur le S1, en mode AFC, à 6 im/s, on engrangera au moins 90 Raw, 70 Raw + Jpeg ou 999 Jpeg ; sur le S1R, dans les mêmes conditions, on enregistrera au moins 40 Raw, 35 Raw + Jpeg ou 50 Jpeg.

PNG - 308.1 ko
Le volet connectique dévoile prises micro, casque, télécommande, USB C et une « vraie » prise HDMI Type A.

Autonomie, connectique et stockage

Les S1/S1R s’annoncent robustes et endurants, avec un nouvel accu, d’une capacité de 3 050 mAh. Il sera possible de le charger en USB, en plus du chargeur secteur, fourni. Dans les menus, on aura une indication précise du taux de charge, ainsi que de l’état de la batterie. Un mode Éco est accessible, comme sur la plupart des Lumix G (notamment pour le viseur). Au niveau de la connectique, on note des prises USB 3 Type C, HDMI Type A (avec une protection du câble pour la sortie vidéo pendant un tournage), micro 3,5 mm, casque 3,5 mm et accessoire, pour brancher une télécommande, ainsi qu’une prise synchro flash.

PNG - 308.3 ko
Il est possible de stocker ses images sur une carte XQD ou SD (compatibilité UHS-II).
PNG - 92.2 ko
Plusieurs méthodes d’enregistrement des données sont proposées.

Le stockage passera au choix par une carte XQD (emplacement compatible CFexpress) ou SD UHS-II. Avec plusieurs paramétrages pour répartir les différents types de fichiers (photo, vidéo, Photo 6K…) sur l’un ou l’autre emplacement. Une alarme de verrouillage, lumineuse et sonore, peut être activée, pour signaler l’ouverture de la trappe.

PNG - 291.8 ko
Le grip DMW-BGS1, optionnel, accueille une batterie en plus. S’il améliore la prise en main en position verticale, il n’a pas d’incidence sur les performances.

Dans le même temps, trois optiques Lumix S sont annoncées. Lire nos articles en détail sur les 24-105 mm f/4 Macro OIS ; 70-200 mm f/4 Pro OIS et 50 m f/1,4 Pro. Tous les produits seront disponibles courant mars et éligibles au service Lumix Pro, en place depuis fin 2018.

Une feuille de route optique a été dévoilée lors de la conférence de presse, à Barcelone. Dès 2019, deux convertisseurs (1,4x et 2x) trois zooms Lumix supplémentaires verront le jour : 16-35 mm f/4 ; 24-70 mm f/2,8 et 70-200 mm f/2,8. Puis, en 2020, sont attendus un téléobjectif, deux focales fixes ainsi qu’une optique macro. Cela s’ajoute aux onze focales fixes Sigma Art qui seront déclinées en monture L dans le courant de l’année.

Les tarifs

- S1 nu : 2 499 € ; 3 399 € avec 24-105 mm
- S1R nu : 3 699 € ; 4 599 € avec 24-105 mm
- Grip DMW-BGS1 : 349 €

Panasonic met en place une offre de lancement à l’occasion de la commercialisation de ses Lumix S. Du 1er février jusqu’au 30 avril, il est possible de bénéficier jusqu’à 900 € de reprise matériel (voir modalités de l’offre auprès des revendeurs), pour l’achat d’un boîtier et/ou d’une optique Lumix S.

En outre, du 1er février au 31 mars, on peut précommander les boîtiers ou optiques, ce qui permet de bénéficier d’une garantie étendue à trois ans (soit un an de plus), ainsi qu’une d’un an d’adhésion aux services Lumix Pro (le niveau de service dépend de la quantité de matériel Lumix acquis, Micro 4/3 et plein format compris).

Le site de Panasonic

Images Jpeg prises avec le Lumix S1

Nous avons pu prendre en main un Lumix S1 pendant quelques heures, en marge de la présentation mondiale, à Barcelone. Les photos reproduites ici (Jpeg directement issus du boîtier) ont été faites avec un firmware 0.7, qui n’est pas encore définitif. Nous ne nous prononcerons donc pas encore sur les performances, notamment le rendement en hautes sensibilités, ou le suivi de l’AF. Cette prise de contact nous a toutefois permis de jauger certains points. À commencer par le viseur, remarquable. Il nous a d’abord, paru très contrasté, mais en passant par les menus et en optant pour le mode Boost 1, nous avons pu apprécié la finesse de cet Oled de 5,76 Mpts. Avec à la clé plusieurs réglages de grossissement. La première impression est vraiment excellente, même si nous avons sollicité la fonction anti scintillement, sous une lumière artificielle qui engendrait un affichage irrégulier.

La stabilisation, intégrée au boîtier, est prometteuse (voir cliché ci-dessous prix à 1/6s à main levée avec un 50 mm) et le fait de bénéficier de la technologie Dual IS 2 avec des optiques OIS procure aux Lumix S un avantage non négligeable sur la concurrence. Le mode HLG semble intéressant pour récupérer un peu de matière dans les zones sombres, en cas de fort contraste. Quant au mode Haute Résolution produisant uniquement des fichiers Raw, nous reviendrons dessus plus tard, lorsqu’il sera possible de développer les fichiers RW2 du S1.

JPEG - 285 ko
Panasonic revendique une dynamique de 14 IL au niveau du capteur. Le S1 a bien géré ce contre-jour, en Jpeg.
Lumix S1 et Lumix S 24-105 mm f/4 OIS à 24 mm, 1/800s, f/9, 200 Iso, -0,3 IL
Photo BF
JPEG - 440.6 ko
Lumix S1 et Lumix S 24-105 mm f/4 OIS à 24 mm, 1/400s, f/5, 200 Iso
Photo BF
JPEG - 465.7 ko
Mode HLG Full Res. Lumix S1 et Lumix S 24-105 mm f/4 OIS à 24 mm, 1/320s, f/5, 400 Iso
Photo BF
JPEG - 466.2 ko
Mode HLG 4K Res. Lumix S1 et Lumix S 24-105 mm f/4 OIS à 24 mm, 1/320s, f/5, 400 Iso
Photo BF
JPEG - 282.4 ko
Lumix S1 et Lumix S 50 mm f/1,4 Pro 1/1250s, f/5,6, 400 Iso, -1 IL
Photo BF
JPEG - 222 ko
Lumix S1 et Lumix S 50 mm f/1,4 Pro 1/200s, f/2, 1000 Iso
Photo BF
JPEG - 185.7 ko
Lumix S1 et Lumix S 50 mm f/1,4 Pro 1/400s, f/2, 1000 Iso
Photo BF
JPEG - 103.6 ko
On apprécie la stabilisation intégrée dans le boîtier, avec une optique non pourvue du système OIS (le Lumix S 50 mm), qui nous a permis d’avoir une vue nette à 1/6s à main levée.
Lumix S1 et Lumix S 50 mm f/1,4 Pro 1/6s, f/2,2 à 200 Iso
Photo BF

Premier avis

« Nous avons commencé à parler de cette possibilité il y a huit ans », nous avais confié Yosuke Yamane, à la tête de la division Image de la firme d’Osaka, au niveau mondial, lors de l’annonce des S1/S1R, lors de la Photokina 2018. Au vu des caractéristiques des deux appareils, et de l’adoption de la monture L, avec la complicité de Leica et Sigma, on constate que la firme d’Osaka a pris le temps de bien faire les choses. Point d’orgue de cette arrivée en fanfare sur le marché de l’hybride 24 x 36, un superbe viseur Oled à 5,76 Mpts, qui a de quoi faire rougir la concurrence. Ainsi que la possibilité de tourner en 4K UHD à 50 im/s, en interne.

Avec ces deux boîtiers, Panasonic s’attaque bien sûr aux Sony A et Nikon Z, mais surtout aux reflex Canon EOS 5D et Nikon D800. Le positionnement tarifaire du S1 paraît ainsi particulièrement judicieux, d’autant que ce dernier bénéficie du même viseur que le S1R. La double stabilisation est un atout important, tout comme la construction, qui s’annonce de haute volée. La mise en place du service Lumix Pro est également importante, dans l’optique d’attirer des photographes pros.

Cette première incursion sur le segment de l’hybride 24 x 36 a donc de l’allure. Reste à voir comment les S1 et S1R se comportent sur le terrain. Certains points posent question, comme l’absence de rétro-éclairage au niveau du capteur, l’impossibilité d’opter pour des formats Raw intermédiaires, l’absence de 4K DCI et un mode rafale « modeste », au regard de la concurrence. Il faudra également donner un maximum de visibilité sur le développement de la gamme optique, ce qui semble en bonne voie. Sigma a d’ores et déjà annoncé la disponibilité de l’intégralité des focales fixes Art en monture L pour le courant de l’année. Et Panasonic compte sortir plusieurs modèles d’ici 2020, dont trois zooms cette année : 16-35 mm f/4, 24-70 mm f/2,8 et 70-200 mm f/2,8.

Il sera aussi intéressant d’observer la stratégie de Panasonic dans le domaine de la vidéo, avec un probable Lumix S bientôt lancé face aux Sony A7S ? Quant à l’implication de la marque dans le Micro 4/3, elle insiste sur le fait qu’elle ne compte pas déserter le segment expert. Si les GH conservent une belle aura auprès des vidéastes, il sera plus délicat de lancer un successeur du G9 autour des 2 000 €, avec des hybrides 24 x 36 en face…

Fiche technique Panasonic S1

PNG - 377 ko
… celui du S1R est un Cmos 24 x 36 de 47,3 Mpxl, sans filtre passe-bas.
  • Capteur : Cmos 23,8 x 35,6 mm de 24,2 Mpxl sans filtre passe-bas
  • Définition maximale : 6 000 x 4 000 pixels (3/2) ; 5 328 x 4 000 (4/3) ; 4 000 x 4 000 (1/1)  ; 6 000 x 3 368 (16/9) ; 6 000 x 2 208 (65/24) ; 6 000 x 3 000 (2:1)
  • Monture/Coefficient : L/1x
  • Sensibilités : 100-51 200 Iso (50-204 800 Iso par extension)
  • Vidéo : 4K UHD à 50 im/s sur 8 bits, 150 Mbps (avec recadrage 1,5x)
  • Formats de fichiers : Raw (RW2) 14 bits, Jpeg, Mov, MP4
  • Protection du boîtier : oui
  • Stabilisateur : oui sur cinq axes + compatible Dual IS 2
  • Visée : Oled 5,76 Mpts, 100 %, grossissement 0,78x, dégagement oculaire 21 mm, taux de rafraîchissement de 120 im/s * Moniteur : LCD 3,2 pouces, 2,10 Mpts, inclinable et tactile
  • Flash intégré : -
  • WiFi/Bluetooth/GPS : Oui/Oui/-
  • Autofocus : DFD détection de contraste sur 225 points avec intelligence artificielle
  • Mesure de la lumière : Multiple, Spot, Pondérée centrale, Haute lumière pondérée sur 1 728 zones
  • Vitesses : 1/8000s à 60s en modes mécanique et électronique donné pour 400 000 déclenchements ; Synchro X 1/320s
  • Rafales : 6 im/s en AFC, obturateur mécanique (au moins 90 Raw ; 70 Raw + Jpeg ; 999 Jpeg) ; 9 im/s en AFS avec obturateur mécanique ou électronique (au moins 90 Raw ; 70 Raw + Jpeg ; 999 Jpeg) avec carte XQD
  • Stockage : 1 XQD/CFexpress + 1 SD UHS II
  • Interfaces : USB 3 Type C, HDMI Type A, télécommande 2,5 mm, micro 3,5 mm, casque 3,5 mm, griffe flash, prise synchro flash
  • Alimentation : accu Li-Ion, DMW-BLJ31, 7,4 V, 3 050 mAh
  • Dimensions/Poids : 148,9 x 110 x 96,7 mm/899 g (sans carte et accu)

Fiche technique Panasonic S1R

PNG - 377 ko
… celui du S1R est un Cmos 24 x 36 de 47,3 Mpxl, sans filtre passe-bas.
  • Capteur : Cmos 24 x 36 mm de 47,3 Mpxl sans filtre passe-bas
  • Définition maximale : 8368 x 5 584 pixels (3/2) ; 7 440 x 5 584 (4/3) ; 5 584 x 5 584 (1/1) ; 8 368 x 5 584 (16/9) ; 8 368 x 3 088 (65/24) ; 8 368 x 4 184 (2:1)
  • Monture/Coefficient : L/1x
  • Sensibilités : 100-25 600 Iso (50-51 200 Iso par extension)
  • Vidéo : 4K UHD à 50 im/s sur 8 bits, 150 Mbps
  • Formats de fichiers : Raw (RW2) 14 bits, Jpeg, Mov, MP4
  • Protection du boîtier : oui
  • Stabilisateur : oui sur cinq axes + compatible Dual IS 2
  • Visée : Oled 5,76 Mpts, 100 %, grossissement 0,78x, dégagement oculaire 21 mm, taux de rafraîchissement de 120 im/s * Moniteur : LCD 3,2 pouces, 2,10 Mpts, inclinable et tactile
  • Flash intégré : -
  • WiFi/Bluetooth/GPS : Oui/Oui/-
  • Autofocus : DFD détection de contraste sur 225 points avec intelligence artificielle
  • Mesure de la lumière : Multiple, Spot, Pondérée centrale, Haute lumière pondérée sur 1728 zones
  • Vitesses : 1/8000s à 60s en mode mécanique ; 1/16 000s à 60s en mode électronique ; obturateur donné pour 400 000 déclenchements ; Synchro X 1/320s
  • Rafales : 6 im/s en AFC, obturateur mécanique (au moins 40 Raw ; 35 Raw + Jpeg ; 50 Jpeg) ; 9 im/s en AFS avec obturateur mécanique ou électronique (au moins 40 Raw ; 35 Raw + Jpeg ; 50 Jpeg) avec carte XQD
  • Stockage : 1 XQD/CFexpress + 1 SD UHS II
  • Interfaces : USB 3 Type C, HDMI Type A, télécommande 2,5 mm, micro 3,5 mm, casque 3,5 mm, griffe flash, prise synchro flash
  • Alimentation : accu Li-Ion DMW-BLJ31, 7,4 V, 3 050 mAh
  • Dimensions/Poids : 148,9 x 110 x 96,7 mm/899 g (sans carte et accu)

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Messages

  • Ah et pourquoi donc attendre ? les grandes Certitudes de Canon seraient elles ébranlées , surtout quand sigma va venir avec ses optiques moins chères que les Pana ??

  • Et bien moi je dis bravo à Panasonic pour la sortie de ces boitiers dont les caractéristiques ne sont pas sur la retenue.

  • Je suis curieux de mettre l’œil dans ce viseur et de le comparer par rapport à celui des Nikon Z6/Z7 ...

  • Véritable char Dassault pour un hybride où sont les avantages des hybrides sur le reflex plus d’un kl sony canon et Nikon doivent rigoler

  • C’est plein de promesses et ce sera un choix très intéressant pour moi dès qu’il y aura des optiques compatibles 70-200 F2.8.(c’est ce que j’utilise en spectacle).
    Si Sigma prévoit de transformer ses optiques Sport et art dans cette monture L et si en plus les tarifs "prix de la rue" sont raisonnable prochainement...
    Bref je serai sans doute très intéressé, sauf si les essais par des chroniqueurs sérieux incitent à reporter les achats

  • ... et l’auteur a encore réussi à caser les JO !!!!!

  • Oh là peuple de France !
    Oui l’appareil est tellement beau qu’il vous fait frétiller d’impatience...
    Mais alors, vous allez jeter les anciens (récents) modèles qui vous ont déjà "coûté un bras" puis dénoncer leur médiocrité à faire de bonnes photos !
    C’est sûr, vous n’êtes pas des "Gilets Jaunes", vos bourses sont bien garnies - :))))

  • Enterrement de première classe pour le dernier joujou Olympus.

  • À plus de trois boules le boitiér , panasonic » offre » pour la modique somme de 99 euros des mises à jour. Pour payer ses informaticiens ?

  • @9
    le concurrent du boîtier ff panasonic, ce n’est pas Olympus, ne nous trompons pas de cible...

  • @8
    la photo en ff n’a JAMAIS été abordable...ça reste un loisir de « privilégiés » hélas.
    Il en est ainsi de tous les biens de « consommation » y compris la culture. Quand les gens auront compris qu’il faut vivre autrement et consommer autrement, on se battra plus des vraies valeurs que pour avoir plus de pognon pour acheter plus...

  • Pour l’auteur de l’article c’est lourd mais équilibré quand c’est un reflex c’est lourd et encombrant ces deux appareils sont plus lourd que mon canon 6d ff

  • @Gabriel : Voilà pourquoi votre 6D est mal équilibré. Trop léger ! ;)

    @11 Je ne doute pas que Pana cible d’autres concurrents. Mais Olympus en fera les frais bien avant les Canikon.
    Ces deux derniers hybrides (Pana S1 et Olympus OMD ... j’ai oublié la réf ) sont sensiblement dans la même gamme de prix, dans le même encombrement-volume et probablement dans la même qualité/perf. Il n’est donc pas si déraisonnable de les comparer pour un client. Mais surtout et à moins d’être totalement insensé, le choix d’un petit capteur comme SEUL critère ne peut se justifier. Et là, malheureusement rien ne plaide en faveur du dernier Olympus.

  • @15
    Mal équilibré le 6D ? Je ne crois pas, le mix poids/encombrement me semble très bon.
    Bien sûr, faut pas lui adjoindre un 2,8/70-200 sans poignée optionnelle, mais avec le 4/70-200 c’est pas nécessaire (j’en ai l’experience). Avec le 4/16-35 c’est parfait, idem avec le 4/24-105.
    Avec le 2,8/24-70 mon 6DII est effectivement déséquilibré mais je place alors la poignée et tout va bien.
    De toute façon un 500mm - par exemple - sera toujours attiré vers le sol même monté sur un 5D monobloc qq soit la marque, support obligatoire.
    On peut disserter longuement sur le sujet, pour etre discret faut du petit et pour du sportif faut du lourd...

  • @12
    Le FF est relativement abordable pour ceux qui savent attendre et n’exigent pas d’arborer le dernier modèle dont on dit qu’il est fait pour les pros ;)
    Le rapport qu’entretiennent les photo-consommateurs au matériel c’est un peu comme celui de ceux qui ne jurent que par des marques de voitures toutes plus ostentatoires les unes que les autres...
    Autrement dit, il y aura toujours des marchands cupides pour des chalands captifs puisque la concupiscence rapportera toujours autant ;)

  • Le 6D est un des meilleur boitiers rapport qualité/prix que les industriels de la photographie ont pu créer, c’est la raison pour laquelle j’attends avec une certaine impatience la venue prochaine du modèle EOS RP qui pourrait être tout aussi prometteur que l’ancien 6D. Et là, Fuji pourrait peut-être s’inquiéter sur l’avenir des X à moins qu’il incopore une stabilisation et un capteur révolutionnaire dans ses nouveaux boîtiers.

  • J’aime bien les critiques sur la taille des boitiers, ce sont des boitiers de pro et expert dont la résistance et la protection ne devraient pas être que du markéting comme chez un fournisseur de capteurs. Ce qu’il faut c’est une cohérence entre les boitier et optique, là c’est le cas.
    Bien sur que plus tard Panasonic va proposer un ou des boitier(s) plus compact(s) ainsi que des optiques plus petites.

  • A20 l’avantage des appareils hybrides c’est la possibilité de faire plus petits autant acheter un reflex la c’est un char d’assaut

  • @21 : "...autant acheter un reflex la c’est un char d’assaut"
    Euh, mon 80D est à peine moins gros, et je le trouve "petit" par rapport à un FF de la même marque.
    Sinon, les premières prises en mains apparaissent en ligne, et ma foi le retour est plutôt positif en ce qui me concerne.

  • Bonjour à tous,
    enfin un appareil EVF FF digne de ce nom mis à part le Leica SL qui coûte une blinde. Celui-ci semble être de très grande classe (je n’ai pas encore plaqué mon oeil contre le viseur), mais ça semble prometteur. Oui, c’est lourd mais c’est un vrai FF comme je les aime. J’ai un Pentax K-1 que je trouve exceptionnel avec des optiques Leica-R dont je ne me lasse pas... Donc, ça ne me changerait pas beaucoup. Ce qui manquait aux concurrents, c’était un EVF de la qualité du Leica SL quelque soit le capteur. Panasonic semble réaliser avec ce FF EVF ce que beaucoup de photographes amoureux du viseur optique espéraient : faire mieux que le viseur électronique du Leica, mais ce n’est pas difficile sachant que c’est Panasonic lui-même qui a fourni celui du SL... Le prix semble abordable pour un rapport Q/P qui distance largement les Sony et Canon en EVF.
    Pour l’instant, je suis très heureux avec mon Pentax, mais j’avoue que l’ère du viseur électronique semble atteindre enfin sa maturité... A suivre.

  • @18 "Le 6D est un des meilleur boitiers rapport qualité/prix que les industriels de la photographie ont pu créer, c’est la raison pour laquelle j’attends avec une certaine impatience la venue prochaine du modèle EOS RP qui pourrait être tout aussi prometteur que l’ancien 6D. Et là, Fuji pourrait peut-être s’inquiéter sur l’avenir des X à moins qu’il incorpore une stabilisation et un capteur révolutionnaire dans ses nouveaux boîtiers."
    Oui, absolument, le 6D est un très bon boîtier. C’est celui que j’avais avant le Pentax K-1 (II). Il était très homogène dans la graduation du bruit numérique au fur et à mesure de la montée des Iso. Je le trouve d’ailleurs meilleur en rapport Q/P que l’opus MKII, trop cher à mon goût et meilleur que le 5D EOS MKIII. Le Canon EOS 5D MKIV est en retrait par rapport à la concurrence AMHA en ce qui concerne la dynamique en dessous de 400 Iso (mais ça n’empêche pas de faire de magnifiques photos) et le DualPixel est un bonus marketing qui n’a aucun intérêt... Pourquoi j’ai choisi de passer sur Pentax K-1 ? Possédant des optiques Leica-R depuis plus 20 ans et ne souhaitant pas renouveler mon parc optique (je les trouve toujours formidables pour leur très faible encombrement au regard de leurs qualités), je souhaitais un boîtier à viseur optique (les EVF des derniers Canon et Nikon (de façon moindre) inclus excepté le Leica SL sont pitoyables..) intégrant un système stabilisateur. Et seul Pentax l’a fait. De plus, le capteur numérique de 36Mp (Sony A7R) est très bien géré (dynamique, gestion du bruit) par la marque, hormis la balance des blancs, mais c’est rattrapable par logiciel sur des fichiers RAW...
    Panasonic a enfin jeté un pavé dans la mare : la compacité des EVF n’est plus un argument. C’est la robustesse qui prime désormais sur ces boîtiers FF EVF et Panasonic AMHA, si les fichiers numériques sont à la hauteur, va faire un carton... Pour ma part, je m’intéresserai aux EVF quand la différence qualitative sera suffisante d’avec le Pentax, pour justifier une telle somme... Bonne journée.

  • Qui va acheter un boitier aussi gros qu’un 5D4 ou D850 avec un AF poussif, 3 optiques qui se battent en duel et aucune possibilité de bague ? Ils auraient mieux fait de sortir un LX100 version 24x36, ils n’auraient eu que les Sony RX1 comme concurrents, là ils vont dans le mur !