Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Vanessa Winship

10/08/2008 | Benjamin Favier

Même dans les contrées les plus ensoleillées, elle reste fidèle à son style. Vanessa Winship vit actuellement en Turquie et son œil est rivé sur les Balkans depuis 1999, toujours photographiés en noir et blanc.

Si les destinations sont exotiques, bien souvent, le soleil a bien du mal à dissimuler la pauvreté. Dans des pays comme l’Albanie, la Serbie et le Kosovo, les murs criblés de balles ou partiellement détruits créent un vif contraste avec la beauté sauvage des paysages. Après des années de guerre au début des années 90, les corps semblent encore meurtris, les visages, fatigués. Une impression renforcée en noir et blanc, la photographe anglaise maîtrisant parfaitement son sujet.

Regard politique

Très intéressée par les notions de terre et d’identité, Vanessa Winship s’efforce de comprendre comment des hommes et des femmes, longtemps pris dans l’étau de conflits sanglants ou vivant dans le dénuement le plus total, supportent de telles conditions de vie. Sa série de portraits intitulée Sweet nothings, mettant en scène des écolières des régions limitrophes d’Anatolie orientale, illustre bien ce désir :

« Sur ces terrains inhospitaliers, la vie de ces petites filles est très dure. Consciente de leur situation, j’ai voulu leur accorder de l’importance en les invitant devant l’objectif. »

Chaque sujet est photographié de la même manière, à une distance équivalente de l’objectif, «  pour affirmer l’égalité des filles. » Au final, quelques 400 visages ont défilé devant elle.

Malheureusement, cette série n’est pas accessible sur son site. Cependant, la galerie Journeys from the Balkans to the Black Sea (voyages des Balkans jusqu’à la Mer Noire) offre suffisamment de clichés, successivement austères, drôles, alarmants ou insolites pour combler le regard des visiteurs. On quitte les planches monochromes avec l’impression d’avoir effectué un voyage dans le temps, voire dans un pays imaginaire. Pas surprenant, lorsque l’on connaît la pensée de l’artiste :

« La photographie est une sorte d’illusion de la réalité, même si c’est peut-être la représentation la plus fidèle de la mémoire. Les mythes contribuent à leur donner une interprétation. »

Le site de Vanessa Winship

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