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TEST Canon EF 16-35 mm f/2,8 L III USM, Prise en main

01/08/2017 | Jean-Marie Sépulchre

2 650 € - 16-35 mm f/2,8, c’est une tradition et une vraie saga chez Canon, le premier à passer de 20-35 mm à 17-35 mm… puis à élargir d’un millimètre la focale pour en être aujourd’hui à la troisième version d’un best-seller.

C’est en 2001 que Canon lançait la première version de son 16-35 mm f/2,8 et dès 2002, il était confronté au premier capteur 24 x 36 de la marque, le 11 Mpxl qui équipait l’EOS 1DS. Alors qu’il faisait bien son office en argentique sur les EOS 1V, son utilisation en numérique mettait en lumière les problèmes de vignetage et de piqué « filant » dans les angles liés à la géométrie particulière des microlentilles de capteurs numériques par rapport à la pénétration de la lumière dans les couches superposées d’un négatif couleur, d’où des performances dégradées aux grandes ouvertures. Canon relevait le gant et sortait une nouvelle version II qui marquait un grand progrès après la sortie de l’EOS 5D, là aussi quand la série 5D monta en définition le rendement dans les angles aux plus grandes ouvertures n’était pas parfait, avec le 5D Mark III pour être vraiment confortable il était conseillé d’être plutôt à f/5,6. Encore un effort et nous découvrons la version III, alors que le 5D est désormais proposé en plusieurs versions, soit avec un capteur 30 Mpxl (Mark IV) soit avec un capteur 50 Mpxl (5 DS et 5 DS R)… c’est bien sûr avec ces deux modèles que nous l’avons testé.

Prise en main et formule optique

L’objectif arbore la finition sobre de la série L caractérisée par le petit liseré rouge à l’avant de l’objectif et un joint d’étanchéité à l’arrière pour protéger la baïonnette des poussières et de l’humidité. La large bague de zooming est très en arrière (il faudra parfois incliner l’appareil pour lire la focale choisie) et la bague de mise au point manuelle très bien dimensionnée est à l’avant, elle permet la correction immédiate du point proposé par l’autofocus lequel, très précis, est confié à un moteur ultrasonique annulaire. La formule optique comporte 16 lentilles en 11 groupes, dont 3 asphériques et 2 verres UD à très faible dispersion. L’objectif dispose de nouveaux traitements antireflet (SubWavelength Coating). Le diaphragme comporte 9 lamelles pour de meilleurs flous arrière. Le pare-soleil est fourni, tout comme un étui de transport.

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- Ci-dessus : le schéma de la formule optique du Canon EF 16-35 mm f/2,8 L III USM.

Caractéristiques & formule optique :

- formule optique : 16 lentilles en 11 groupes (3 asphériques, 2 verres UD)
- distance minimale de mise au point : 24 cm
- filtre : 82 mm
- motorisation : oui
- stabilisateur : non
- joints d’étanchéité : oui
- dimensions : 88,5 x 127,5 mm
- poids : 790 g
- accessoires : bouchons, pare-soleil, étui
- fabriqué au Japon
- monture : Canon EF
- Prix Public Conseillé : 2 650 €

- Site officiel du fabricant : http://www.canon.fr

- La fiche technique officielle du Canon EF 16-35 mm f/2,8 L III USM [Source : Canon France]

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  • Merci pour ce test. Bon, c’est correct, heureusement vu le prix. Mais quand diable vont-ils se décider à « offrir » à ce tarif un pare-soleil zoom à bout rectangulaire, couplé à la bague de zoom (une simple came suffit) et avec une position optionnelle selon capteur ? (on peut aussi coupler à la map en plus si ça complique pas trop)

  •  ???
    Et puis en couleur, bleu nuit, vert d’eau ou jaune sable,... etc. Les pros en auraient au moins trois alors.
    Mais canon ferait alors un prix remisé pour les trois ! Rigolons c’est le moment.
    Quel délire ! Cela ne va jamais !
    Heureusement la plupart des pros ne placent pas de PS. Cherchez bien la raison ( :>)))

  • @1
    C’est quoi ce PS sorti de nulle part.
    Un PS façon Leica à 800€ peut-être, motorisé, mais qui n’existe pas.

  • @3
    Sur un grand-angle, voire très grand-angle, on parle bien de 16/35 ici, cela ne sert pas à grand chose pour couper les rayons et bloquer le flare, car trop mince et assez peu protecteur lors des situations de PdV "rentre dedans" fréquentes chez les pros. Ici on ne s’encombre pas d’un accessoire superflu.
    Par contre, il existe un veritable pare-soleil, efficace et encombrant, il se nomme : compendium.
    Les pros utilisent le compendium, appareil sur pied, notamment lors de l’usage d’une optique G.Angle à décentrement et en particulier avec le MF.
    Le PS est monté à 50% sur les 2,8 24-70 ou 70-200, selon les pros que je fréquente : mode du milieu , perte régulière, moins agressif dans la photo humaniste...
    Autant de raisons qui ne vous satisferont pas probablement mais c’est la réalité qui est bien différente des exigences de l’amateur qui n’a pas du tout les mêmes préoccupations et c’est bien ainsi.
    Que Canon continue de livrer ses objectifs avec PS, c’est à souligner, car cela n’a pas toujours été le cas. Voir la concurrence à ce sujet qui souvent fait moins bien.
    Au fait, cher @1, je vous conseille sérieusement de regarder du côté du 4/16-35 L, excellent à tout point de vue, la différence tarifaire vous paiera le compendium accessoirement, si tel est votre projet bien entendu.

  • @5

    Pas faux concernant les UGA, mais un pare-soleil permet aussi de protéger la lentille frontale...

  • @5 Précisément, je parle de démocratiser et de miniaturiser le compendium. C’est un accessoire que je connais bien pour l’avoir régulièrement utilisé en cinéma/vidéo, il est très efficace mais encombrant et lourd, à régler sur rails. Aujourd’hui je fais des photos à main levée, et en studio comme parfois en extérieur son absence peut se révéler bien gênante, selon l’incidence des lumières, surtout avec les zooms car le pare-soleil fourni est calculé pour la focale la plus courte. On peut améliorer le centre de l’image en réduisant les rayons indésirables si on zoome. C’est, d’ailleurs, ce que je fais comme d’autres en plaçant la main comme un volet, mais c’est approximatif et imparfait. On progresse beaucoup pour faciliter les prises de vue rapides et la mobilité (stabilisation, AF, pdv en cascade, sensibilité…) alors pourquoi ne pas aussi concevoir des pare-soleil efficaces pour utiliser un objectif au maximum de ses capacités ? Après, que ce ne soit pas utile à tout le monde, ni en toute circonstance, c’est sûr, mais il en va de même pour chacune des fonctions d’un appareil. Personne ne se sert de toutes mais leur somme est utile pour satisfaire un maximum d’utilisateurs aux besoins différents.

  • @6 et à @7
    Certes un PS protège, en particulier monté sur les zooms 24/70 & 70/200.
    Sur un 16/35, j’ai dit ce que j’en pensais ci-dessus.
    J’ai utilisé longtemps l’excellent 2,8/14-24 Nikon doté d’un PS fixe qui ne sert à rien, ou à peu près. La lentille AV est très vulnérable et j’avais toujours avec moi une feuille pliée de carton noire que j’interposais entre 10h & 2h pour bloquer le flare, etc. Très efficace et pas cher. Pour les embruns ou en régate,...
    Pour le tournage, le compendium est obligatoire.
    En studio, c’est utilisable bien sûr, mais comme l’on maîtrise son set éclairage (sauf effets spéciaux) on s’en dispense.
    En extérieur, en reportage : impossible.
    En extérieur, PdV calme, pour une commande nécessitant le pied et les filtres Lee, c’est tout à fait recommandable.
    Au fish-eyes le PS fixe ne sert à rien, d’ailleurs en contre-jour, au contraire, dans ce cas je profite des rayons pour qu’ils participent à ma compo.
    Si effectivement, je cite @7 :
    "On progresse beaucoup pour faciliter les prises de vue rapides et la mobilité (stabilisation, AF, pdv en cascade, sensibilité…) alors pourquoi ne pas aussi concevoir des pare-soleil efficaces pour utiliser un objectif au maximum de ses capacités ?"
    Je suis d’accord sur l’énoncé, mais, personnellement je ne vois pas aujourd’hui la façon de produire un PS qui s’adapterait à la focale, à la taille du capteur,...Bien sûr pratique, léger et pas chers, sans devoir sortir une usine à gaz bankable.
    Désolé je ne vois pas une telle évolution MATERIELLE, restons-en à ce qui existe pour le moment.
    PAR CONTRE, l’on peut penser, qu’à l’avenir, pourquoi pas, le data embarqué corrige les rayons parasites, flares et autres nimbes, au moyen de l’intelligence artificielle, qui à n’en pas douter s’imposera dans le futur de nos boîtiers (s’impose déjà par exemple dans un logiciel tel "LandscapePro" de manière efficace et productive).