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Canon RF 85 mm f/1,2L USM DS : un bokeh peut en cacher un autre…

24/10/2019 | Benjamin Favier

Dans la continuité du 85 mm f/1,2 en monture RF lancé à la fin du premier semestre, Canon dévoile une version « DS ». Celle-ci s’adresse aux portraitistes, et devrait offrir un bokeh plus doux.

Présentation

Le procédé fait écho à la démarche adoptée par Fujifilm avec ses XF 56 mm f/1,2 : l’un des deux modèles, siglé « APD », intègre un filtre d’apodisation, pour lisser les contours du bokeh. Canon n’adopte pas la même technologie, mais la démarche est similaire, avec les RF 85 mm f/1,2L USM et cette version « DS » (pour le traitement « Defocus Smoothing »).

Un modèle annoncé en début d’année. Le but étant de rendre la transition entre les zones floues et nettes encore plus progressive et d’adoucir les contours des éléments en dehors de la zone de mise au point, par rapport au 85 mm « traditionnel ».

Ce traitement DS consiste « en un traitement par vaporisation. Il confère à la lentille un pouvoir de transmission élevé en son centre et un pouvoir de transmission faible pour sa périphérie. Cela se traduit par l’effet d’adoucissement du bokeh », indique Canon, qui revendique une technologie « originale ». Pour un effet optimal, le traitement DS est appliqué sur les deux surfaces d’une même lentille. Plus l’ouverture sera grande, plus il sera manifeste. Ainsi, à partir de f/3,2 l’effet s’estompe au point de ne plus être visible.

Le reste des caractéristiques est identique au premier RF 85 mm (lire la présentation ici). Le RF 85 mm f/1,2L USM DS sera disponible courant décembre, au prix de 3449,99 €. Le RF 85 mm f/1,2L USM est lui vendu 2999 €.

- Le site de Canon

Fiche technique

  • Prix : 3449,99 €
  • Type : zoom téléobjectif pour 24 x 36
  • Monture : Canon RF
  • Formule optique : 13 éléments en 9 groupes (1 UD, 1 asph, 1 groupe BR)
  • Bague de mise au point : oui
  • Protection tout temps : oui
  • Motorisation : oui USM
  • Stabilisation : -
  • Ouverture maximale : f/1,2
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diaphragme : 9 lamelles
  • Distance minimale de mise au point : 85 cm
  • Pare-soleil : oui (ET-89)
  • Diamètre du filtre : 82 mm
  • Dimensions (L x ø)  : 103,2 × 117,3 m
  • Poids : 1195 g

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  • Un pas de plus vers le progrès ?

    Quand les concurrents (Fuji, Sony, Venus Optics...) se contentent de placer une lame d’apodisation pour modifier
    le bokeh de leur optique, les performances générales se dégradent.
    En particulier, des tests ont été effectués sur le 56/1,2 APD Fuji qui sont moins bon sur le plan du piqué que
    le 56/1,2 XF conventionnel.
    (Fuji présentait pourtant une MTF légèrement supérieure sur la version APD)

    Sur le site de la maison mère, Canon présente également une MTF légèrement supérieure pour la version DS
    alors que la formule optique est identique dans les 2 cas.

    On aimerait croire au Père Noël...

  • @Eric_p : Comparé un objectif presque trois fois plus cher, presque trois fois plus lourd, beaucoup plus récent (5 ans), ça a du sens ?

    Optiquement ambitieux, mais il est plus cher et lourd que le Fujifilm GF110mmF2.
    Dans ce cas, je préfère un capteur un peu plus grand.

  • @Pepou (m-2)
    Bien sûr que la comparaison a du sens !
    Le 56/1,2 XF pour APSC est un 85/1,2 à l’échelle 2:3.
    En commercialisant un tel objectif, Fuji visait sciemment les amateurs de 85/1,2 Canon en leur disant implicitement que, contrairement à Canon, ils proposaient un modèle à MAP interne et donc un AF performant (Le 85/1,2 L II EF est une vieille formule à mise au point "externe" issue du Canon 85/1,2 L FD de 1976 à peine modifiée en 1989 à l’occasion du passage à la monture EOS. Le moteur USM devait mouvoir la quasi totalité du bloc optique, d’où la lenteur relative de l’AF dont s’est d’ailleurs plaint une partie de la clientèle Canon). Accessoirement la formule du Fuji est plus "moderne" ; les aberrations géométriques sont mieux corrigées (comme la coma et l’aberration de sphéricité).
    Il suffirait "d’agrandir le bébé" pour redonner un 85/1,2 pour FF.
    La seule raison qui fait que cette optique est moins chère est qu’elle est à l’échelle 2:3, la quantité de verre utilisée étant 3,5 x plus faible que sur une version FF.
    En commercialisant 2 versions de son 85/1,2 L RF, Canon rend la monnaie à Fuji sur sa capacité à commercialiser une optique f/1,2 à MAP interne (En réalité, Canon avait déjà essayé d’en faire une au moment du passage à la monture EOS en 1989 mais ils se sont cassés les dents sur le projet à l’époque et ont dû se rabattre sur la formule conventionnelle en la modifiant légèrement.)
    ...et en mettant au point un nouveau type de lame d’apodisation, à priori plus efficace car directement intégré
    à la formule optique.
    Il sera intéressant de voir si les tests confirment les revendications de Canon en la matière...

    Cette optique ne peut être comparée à un Fuji GF110 /2 car elle est équivalente à un 85/1,6 en FF.
    La PDC du 85/1,2 sera donc plus étroite, les taches défocalisées plus grande,etc...
    Seul le piqué global devrait être meilleur, MF oblige !

  • C’est vrai Eric que les optiques 24x36 sont toutes minuscules et bon marché, mais que reste il au M4/3 !!!!!

  • @Georges
    Le 24x36 répond à TOUTES les demandes.
    Il y a des optiques "minuscules"
    (en particulier les GA/UGA chez Samyang, Venus Optics, Zeiss,Leica, Canon,... )
    comme il y a des optiques "géantes" essentiellement réalisées pour les professionnels.
    Des acteurs du MFT ont réalisées en réalité des optiques "microscopiques" pour des raisons totalement démagogiques , leur but est de faire croire à leur clientèle que le MFT est le paradigme de la miniaturisation des optiques, une illusion qui ne trompe personne une fois qu’on tient compte des équivalences focales/ ouverture.
    En réalité, c’est l’inverse qui est vrai : Le 24x36 permet davantage aux optiques d’être miniaturisées que le MFT.
    Ainsi un 25/1,2 MZD est équivalent à un 50/2,4 en 24x36 .
    Problème : Cosina vient d’annoncer un 50/2 APO Lanthar qui est à la fois plus léger, plus compact, plus lumineux et plus performant...et même moins cher que le Zuiko ! Cherchez l’erreur....

    Olympus se cantonne à une "niche optique" que les artisans du FF ne peuvent pas "décemment" occuper car ils l’ont déjà fait par le passé.
    Ainsi
    le 300/4 MZD OIS est équivalent à un 600/8 en 24x36. C’est clairement une optique du passé (On a déjà vu
    des 600/8 catadioptriques ou même un 200-600/8 ED il y a quelques décennies en reflex).
    Au lieu de ça, Nikon a commercialisé un excellent compromis : Le 500/5,6 AFS VR PF qui est à peine plus lourd que le Zuiko....mais 2x plus lumineux....ET IL EST 10mm PLUS LONG. Excusez du peu !

    Idem pour leur 75/1,8 MZD qui n’est pas sans rappeler les 135/3,5 en 24x36 commercialisés il y a plus de 40 ans !

    En fait, Olympus et le MFT, loin de représenter la "modernité", donne plutôt dans le "vintage"(certes avec l’autofocus en plus, des formules modernisées et éventuellement la stabilisation optique !)déguisé.
    Dommage que la clientèle Olympus ne s’en soit pas encore rendu compte....

    Encore un point : Olympus se propose de commercialiser un 150-400/4,5 MZD OIS dont on sait déjà qu’il pèsera au moins 2500 g.
    Il est équivalent à un 300-800/9 en 24x36 !
    Problème : Les acteurs du 24x36 savent faire un 300-800/5,6 depuis longtemps (2003 !!!).

    À ce compte là, je vais demander à Pentax de faire un 66-175/2,8 qui pèsera moins de 1 Kg pour son mirrorless QQ et il fera évidemment illusion (Le format Q a été justment baptisé "Toy" à dessein...).