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Sony Alpha 7 II : la stabilisation mécanique en plus

20/11/2014 | Franck Mée

Sony vient d’annoncer la seconde version de son Alpha 7, premier compact à objectifs interchangeables à capteur 24 x 36 mm. Le tarif de l’α7 II augmente légèrement, mais en contrepartie il s’équipe d’une stabilisation mécanique, efficace avec toutes les optiques.

Présentation

Historiquement, Minolta avait été l’un des pionniers de la stabilisation mécanique, celle qui déplace le capteur d’un appareil photo plutôt qu’un groupe optique pour contrer les mouvements du photographe. Le principal avantage de cette solution est de fonctionner avec n’importe quel objectif, y compris les « pancakes » dans lesquels la place manque pour installer une stabilisation optique. À la reprise de la partie photo de Konica-Minolta, Sony a logiquement conservé cette technologie, qui a équipé tous les reflex Alpha (par exemple l’α700 en 2007).

Cependant, lors du lancement des NEX, Sony avait fait le choix inverse : pour réduire l’épaisseur des boîtiers, le capteur était fixé au plus près de la carte mère, sans platine mobile. Ce sont donc les optiques qui ont été chargées de stabiliser l’image, du moins pour les zooms et les télés encombrants : les grand-angles ultraplats ont sacrifié toute stabilisation sur l’autel de la compacité.

Sony α7 II : le retour de la stab

Avec les COI full frame de la famille α7, Sony a fait face à un nouveau lot d’utilisateurs : ceux qui récupéraient les objectifs de leurs reflex (par exemple via l’adaptateur LA-EA4, qui conserve l’autofocus avec toutes les optiques Minolta et Sony AF) ou qui utilisent des modèles encore plus anciens avec des bagues (comme l’immense gamme Novoflex par exemple).

Est-ce pour eux ? Toujours est-il que la principale nouveauté du Sony Alpha 7 II, c’est l’adoption d’une stabilisation mécanique. Celle-ci fonctionne sur cinq axes : rotations verticale et horizontale (lacet et tangage, les deux classiques), rotation dans l’axe optique (en roulis, qui n’était pas géré sur les premiers systèmes mécaniques), et déplacements verticaux et horizontaux (peu gênants dans les conditions courantes, il s’agit d’un ajout assez récent pour contrer les vibrations en macrophotographie, apparu en mécanique chez Olympus et en optique chez Canon).

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Lors de l’utilisation d’un objectif stabilisé, l’α7 II utilisera ce système pour les mouvements de tangage et de lacet (en bleu sur le schéma : la stabilisation optique est, généralement, légèrement plus efficace), et déplacera ou fera pivoter le capteur pour contrer le roulis et les déplacements axiaux (en orange).

Sony ne parle pas de monter d’autres optiques que celles en montures E et A (avec adaptateur). Quid des optiques plus anciennes ou de celles en monture M, assez populaires chez les utilisateurs d’α7 ? Nous espérons avoir la réponse rapidement – chez Pentax par exemple, lorsque l’appareil ne connaît pas l’objectif, il demande sa focale, permettant d’adapter la stabilisation mécanique à n’importe quelle optique, aussi ancienne soit-elle.

Retouches de détails

Les autres nouveautés de l’Alpha 7 II sont plus attendues et anecdotiques. Il emploie toujours le capteur Cmos 24 Mpxl avec système de corrélation de phase intégré, mais son nouveau processeur Bionz X promet un démarrage plus rapide et un autofocus plus efficace. Il offre également la compression XAVC S, permettant une meilleure qualité des vidéos (tout en restant en HD 1080p à 60 im/s), et les monteurs pourront apprécier l’enregistrement en S-log2 pour profiter de la dynamique maximale du capteur.

Viseur et écran restent identiques, et la principale modification extérieure (outre un boîtier un peu plus épais pour accueillir la stabilisation) est une poignée plus prononcée au bout de laquelle est placé le déclencheur : la prise en main devrait être nettement améliorée. Cela a également libéré la place pour une touche personnalisable supplémentaire.

Plus surprenant, c’est simultanément à son α7 II (en monture E, donc) que Sony lance son 70-300 mm f/4,5-5,6 G SSM II, en monture A ! La nouvelle version apporte un traitement des lentilles amélioré, une construction antiruissellement et un autofocus plus rapide. Son tarif ne nous a pas été transmis.

- Le site de Sony

Premier avis

Avec l’Alpha 7 II, Sony réintègre à son modèle une de ses technologies historiques. Cerise sur le gâteau, cette stabilisation mécanique est plus avancée que celle de l’Alpha 99, reflex de référence de la marque !

Les autres retouches sont plus naturelles et attendues, et il est presque décevant qu’il ne franchisse toujours pas le pas de la vidéo 4K ou que le port SD se contente de l’UHS-I.

Le nouveau modèle arrivera en janvier 2015 pour un tarif de l’ordre de 1 800 € nu (2 100 € avec le 28-70 mm) : c’est un peu plus cher que l’α7, mais moins que les α7R et α7S, et ce nouveau modèle pourrait être vu autant comme un quatrième modèle de la gamme que comme un réel remplaçant…

Fiche technique

  • Capteur : Cmos 23,9 x 35,8 mm, 24 Mpxl
  • Définition : [3/2] 6 000 x 4 000
  • Monture : Sony E
  • Protection du boîtier : Poussière et ruissellement
  • Stabilisateur : Mécanique sur 5 axes
  • GPS : -
  • Wi-Fi : Oui (configuration par NFC)
  • Vidéo : 1080p, 24 à 60 im/s, différents gamma disponibles, son stéréo
  • Sensibilité : Auto, 50 - 51 200 Iso
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw (ARW), AVCHD, XAVC S, MP4
  • Autofocus : Hybride avec 117 points de corrélation de phase
  • Mode d’exposition : Auto, PASM, scènes, panoramique, vidéo, personnalisé (2)
  • Mesure de l’exposition : Multizone (1200), pondérée centrale, spot
  • Compensation d’exposition : +/-5 IL par 1/3 ou 1/2 IL
  • Vitesse : 1/8 000 à 30 s, Bulb
  • Rafale : 5 im/s sur 25 Raw
  • Prise flash : Griffe Iso, pilotage Sony
  • Flash intégré : -
  • Visée : Oled 2,37 Mpts, 0,71x
  • Moniteur : LCD 3", 1 230 kpts, orientable verticalement (-41° à +107°)
  • Écran LCD de contrôle : -
  • Stockage : MS Duo ou SD (compatible UHS-I)
  • Connectique : USB 2, HDMI, microphone stéréo, casque
  • Alimentation : Accu Li-ion NP-FW50
  • Dimensions : 126,9 mm x 95,7 mm x 59,7 mm
  • Poids : 599 g

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  • La stabilisation estsans doute une des conséquences positives de laprise de parts (45 pcts) dans le capital d’olympus. Il reste maintenant a voir si Sony va mettre sur sa planche a dessin des optiques NON stabilisées donc plus,compactes qui correspondent mieux au gabarit des A7. apparemment, pour ce modele II, Sony n’a pas amélioré l’autonomie ni,l’obturateur TRES bruyant ?

  • Il me semble que Sony ne possède pas 45% du capital d’Olympus, mais seulement un peu plus de...11% ! Les dirigeants d’Olympus souhaitant conserver leur indépendance...

  • Ce qui m’épate le plus dans la façon que l’on a de qualifier ces appareils de compacts, c’est que ça ne concerne assurément que le boitier. Car, pour qui voudrait faire de ces compacts des appareils de repérage, il faudrait encore que les marques développent des objectifs "pancakes" à la hauteur des boitiers. Franchement, qui peut se promener avec l’Alpha 7 II et un 24-70 mm de cet acabit dans la poche, voire autour du cou ? Même le Zeiss 24 mm f/2 est presque aussi encombrant qu’un Nikkor AI-S de la grande époque. En effet, quel est l’intérêt d’un compact si ce n’est sa compacité...et celle de ses accessoires...principaux !

  • @3
    C’est peut etre bien la raison pour laquelle sony propose désormais la stabilisation intégrée : afin de proposer des optiques plus compactes. Leica est bien arrivé a faire de petits summilux 35 mm non ?

  • Quelqu’un sait si l’on pourra laisser l’obturateur électronique uniquement, en mode silencieux, comme sur le A7s ?

  • Faut arrêter avec les optiques compactes d’un coté et les ouvertures 1.4 ou 2.8 de l’autre. Les CZ 35 2.8 et 55 1.8 sont assez compacts et correspondent bien au boitier aussi bien en taille qu’en qualité et prix, le futur 28mm aussi. Pareil pour la comparaison avec Leica M, des optiques manuelles et hors de prix, faut bien qu’elles aient un avantage. Si Sony avait sorti un 90 F4 macro 1/2 compact sans stab, tout le monde aurait couiné, alors que c’était plus adapté à l’A7.

  • Si la compacité des optiques à un sens avec un hybride.
    Si c’est pour avoir des objectifs aussi si ce n’est plus gros que ceux d’un reflex à utiliser avec un boitier avec une moins bonne prise en main et ergonomie , avec une stabilité inférieur à la normal, ....

    Après il en faut pour tout les gouts c’est sur.

    Leica pour réduire la taille de leur optiques "génération" numérique a recourt à une ouverture plus fermée. Et encore cette marque utilise en moyenne moins de lentilles dans ses formules optiques.

  • Un boitier A7 stabilisé est une avenue intéressante. Chaque A7 offre des atouts qui correspondent à des besoins différents. À cette étape, je n’irais pas jusqu’à vendre mon A7R pour la stabilisation, je suis habituée sans, que ce soit avec Canon ou Sony. Toutefois, je prévois le privilégier lors de l’achat d’un futur boitier. Assurée de rester chez Sony pour leurs avancées. Le A9 est a surveiller également.
    marie-joseedube.eklablog.com

  • Je viens d’acheter le A7 au salon de la photo, aucun média n’ayant annoncé de nouveautés immédiates hormis quelques futurs objectifs. à 10 jours près j’étais bon. Merci Sony.