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ON1 Photo 2018 : montée en puissance

09/10/2017 | Laurent Katz

Après quatre mises à jour de la version 2017, ON1 Photo passe en classe 2018 avec les fusions HDR et panoramique, des évolutions des commandes de masquage et une interface remodelée, conservant l’esprit fonctionnel de l’édition antérieure. Plus une application mobile assurant la synchronisation des photos.

ON1 Photo Raw 2017 cède la place à la version 2018. Sachez que d’ici la fin de l’année, une mise à jour interviendra quand même pour ajouter de nouveaux appareils et profils d’objectifs, et corriger des bogues résiduels. On y retrouvera les Nikon D850, Olympus OM-D E-M10 Mark III et Panasonic DMC-G80.

Il faut aller dans une section du site de l’éditeur, Ideas, pour voir les fondements des évolutions du logiciel. Certains des utilisateurs enregistrés y déposent des contributions demandant de nouvelles fonctions et les autres y affectent des étoiles. Périodiquement, les développeurs repèrent les plus populaires, en font part à des photographes qui travaillent avec ON1 et y réfléchissent eux-mêmes bien sûr. Ce qui aboutit à valider des développements qui apparaissent au fil de l’année.

Pour les douze prochains mois, la base est la mouture 2018. Et déjà, certains demandent une version pour iPad Pro ou une francisation puisque le logiciel est en anglais. On peut y voir quelles suggestions sont en cours de développement, celles qui n’aboutiront pas et d’autres, acceptées, mais qui sont en attente de validation interne. Par exemple un module pour ajouter du texte, une correction automatique de la perspective, l’édition des données Exif/IPTC, la simulation des rendus Fujifilm ou encore le renforcement du traitement anti-bruit. Mais pour l’instant, voilà ce qu’apporte la version 2018 qui, il faut le rappeler, est encore au stade de version bêta, téléchargeable ici.

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L’interface a été épurée, mais l’organisation des commandes reste la même (cliquer pour agrandir).
(photos LK)

L’interface a été revue, dans son esthétique (que je trouvais originale et un peu différente de ce qui se pratique ailleurs) pour gagner en pureté graphique. Avec la faculté de choisir certaines couleurs dans les réglages (teinte de fond et éléments mis en surbrillance). Il est maintenant permis de renommer les filtres et les calques.

La section Browse comporte toujours l’affichage comparatif, avec zoom et déplacement synchronisés au besoin. Ce qui s’avère utile pour l’editing au sortir d’une session de prise de vue, mais aussi comparer plusieurs versions d’une même photo. En effet, une nouvelle option de l’édition 2018 qui peut sans duplicata sur le disque dur, gérer plusieurs moutures d’une même photo afin de lui appliquer des traitements différents, toujours en mode non destructif. ON1 introduit aussi la création de sous-dossiers pour regrouper les photos d’un panorama, les versions ou les clichés d’une séquence de bracketing. Une option utile qui ne va pas sans rappeler la notion de pile de Lightroom, sachant que son déploiement intervient dans un nouvel affichage et non dans la grille, au milieu des autres photos. L’ergonomie reste à affiner.

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L’affichage comparatif employé ici pour confronter trois rendus monochromes avec la version couleur (cliquer pour agrandir)
(photo LK)

Les fusions de photos comportent de nombreuses variantes dont l’HDR et le panorama qui sont introduits. Le traitement HDR dispose d’un traitement contre les images fantômes et les images non alignées (prises à main levée) et produit un fichier Raw comportant les données des images fusionnées. Qu’il suffit d’ajuster avec les réglages standards de retouche pour garder un aspect naturel, ou d’agir via le panneau HDR Look qui ouvre la voie vers des rendus plus typés.
Le mode Panorama n’a pas la complexité d’un Autopano Pro ni même les variantes d’un Photoshop sur le mode d’assemblage. Reste que le premier pas est franchi et qu’il sera temps pour l’éditeur d’affiner la procédure par des réglages dans une future version.

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La section HDR offre plusieurs types de rendu, chacun pouvant ête modifé pour plus ou moins de naturel (cliquer pour agrandir).
(photo LK)
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L’assemblage panoramique laisse choisir comment seront traitées les bordures : telles quelles, recadrage ou étirement de l’image (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Le masquage a toujours été un point fort de l’univers logiciel d’ON1 Software. On se souvient du plug-in Perfect Mask. Pas étonnant que nombre d’évolutions lui soient consacrées. Des curseurs, agissant sur l’intégralité du masque, servent à modifier l’opacité du masque et à le flouter plus ou moins pour adoucir les transitions dans l’application d’un traitement ou d’une incrustation. Le masque de luminosité évolue, avec deux réglages de tonalité servant à le restreindre à une plage de luminosité particulière, ouvrant la porte au Zone System, même s’il n’y a pas de découpage prédéfini en niveaux de luminosité. Pour agir localement sur un masque, les outils Blur (Flou) et Chisel (Ciseau) assurent respectivement le floutage et l’extension (ou le rétrécissement) du contour pour éviter tout halo affectant la frontière avec l’arrière-plan.

Deux pinceaux sont introduits dans les ajustements locaux, un pour peindre une couleur, ce qui s’avère intéressant pour améliorer l’aspect d’une peau ou changer la teinte d’un iris ou d’un objet. On échantillonne la couleur qui devient celle du pinceau que l’on applique après avoir ajusté son opacité. Dans la même optique, un pinceau se charge d’amplifier ou de réduire le bruit.

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Le masque de luminosité initial est la transcription en niveau de gris de l’image (cliquer pour agrandir)
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Ici, le masque de luminosité a été établi en deux étapes. Une première pour le créer, en haut, et une seconde (ci-dessus), pour en modifier la tonalité (curseurs Levels et Window) afin de démasquer ce qui correspond aux hautes lumières de la photo afin d’y appliquer des corrections locales (cliquer pour agrandir).
(photo LK)

Dernier point, une application ON Photo for Mobile, remplaçant l’actuel Photo Via, sera disponible au lancement, pour assurer la synchronisation avec un terminal sous iOS. Bidirectionnelle et reposant sur un nuage comme Dropbox ou Google Drive, déjà reconnus comme source d’images dans le logiciel. Des photos de l’ordinateur pourront y être visionnées, annotées et partagées, mais pas retouchées. Et, a priori, des photos du téléphone pourront être envoyées vers l’ordinateur.

ON1 Photo 2018 est téléchargeable gratuitement dans sa version bêta. Tout utilisateur enregistré d’un logiciel ou d’un plug-in d’ON1 bénéficie d’un tarif promotionnel de mise à jour de 79,99 $, qui passera ensuite à 99,99 $. Sinon, le logiciel est vendu 119,99 $. À signaler que cela donne droit à cinq activations sur des ordinateurs Mac ou PC, car le logiciel fonctionne sous macOS (10.9 ou plus) et Windows (7, 8 et 10, avec des mises à jour en 64 bits seulement). La version plug-in s’intègre à Photoshop CS6 ou CC, Photoshop Elements 13, 14, 15 ou 2018, Lightroom 5 ou CC et Apple Photos.
Une version d’essai valable trente jours sera téléchargeable.

- Le site de ON1

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