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[Photokina 2016] Olympus OM-D E-M1 Mark II : la formule 1 des rafales

19/09/2016 | Laurent Katz

Comme Fujifilm avec son X-T2, Olympus part à la conquête des photographes de l’extrême, ceux qui veulent photographier plus vite que leur ombre avec des cadences insensées. Ici, c’est 15,18 et même 60 im/s qui sont annoncées.

Présentation

Il est piquant de constater que la série des OM-D ressemble aux reflex OM argentiques, quand le discours initial d’Olympus (et de Panasonic) au lancement des hybrides visait justement à démarquer cette nouvelle catégorie d’appareils des reflex. Quand la démarche actuelle, plus ou moins avouée, est de les remplacer, même s’il existe des hybrides n’ayant pas cette vocation. La saga OM-D comporte de nombreux épisodes avec l’OM-D E-M5 lancé en février 2012, coiffé par l’OM-D E-M1 en décembre 2013 et concurrencé en début de gamme, par l’OM-D E-M10 en février 2014, ce dernier non tropicalisé contrairement aux deux autres. Toujours avec un capteur Micro 4/3 de 16 Mpxl, vinrent l’OM-D E-M5 Mark II en février 2015 et l’OM-D E-M10 Mark II en août 2015. Fin de la saison 1.

La saison 2 des OM-D commence par une évolution de la définition du capteur, entr’aperçue avec le Penf-F et ses 20 Mpxl en début d’année, quand Panasonic a opéré la bascule en juillet 2015 avec le GX8. Olympus arrive aussi à cette définition. On attendait aussi ce modèle au tournant de la 4K et il répond présent, soit en Cinema 4K, soit en UHD avec une définition un peu moindre, et de nombreuses variations qualitatives, avec un débit pouvant atteindre les 237 Mb/s en Cinema 4K IPB. Il sort aussi de la vidéo 4:2:2 par la prise HDMI. Prise micro et casque sont de la partie. Et pour en terminer avec la connectique, sachez qu’il comporte un port USB-3 de type C. Le boîtier est bien sûr tropicalisé, alimenté par un nouvel accu pour lequel Olympus revendique 40% d’autonomie en plus et un temps de rechargement de deux heures. Le stabilisateur 5 axes est bien là, capable de travailler en synergie avec celui des optiques Olympus qui en disposent, pour un gain de 6 vitesses avec le 300 mm et de 6,5 vitesses avec le nouveau 12-200 mm.

Hautes cadences

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La carte-mère du boîtier, avec le TruePic VIII au centre.
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Les collimateurs sont sélectionnables individuellement ou par groupe. Notez l’importante couverture de l’AF.
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Le menu d’accès direct aux réglages opérationnels.
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Un limiteur de plage de distances est introduit, pilotable par exemple par la touche L-Fn de l’optique.

Jusque-là, c’est de l’attendu. Ce qui l’est moins est une ambition avouée d’offrir des rafales intenses aux professionnels de la photographie animalière et sportive. À 15 im/s quand l’obturation est mécanique, à 18 im/s quand elle est électronique, en Raw à pleine définition et avec un suivi autofocus. En mise au point constante sur la première image, c’est 60 im/s ! Cette puissance vient de la puce TruePic VIII qui comporte deux processeurs quadricoeurs, un pour l’AF, l’autre pour l’exposition et les autres tâches. Pour l’instant, Olympus ne précise pas de longueur de rafales en nombres de Raw et de Jpeg. Le système AF est totalement nouveau pour assurer en vitesse. La couverture avec des collimateurs tous croisés est de 80% en largeur et 75% en hauteur, avec 121 collimateurs de type croisé. L’algorithme de suivi a été mis à jour et tient compte de la couleur et de la texture, montrant dans le viseur, par des groupes de collimateurs, qu’il a bien identifié le sujet. Un système appelé Pro Capture, pour saisir le moment privilégié avant le déclenchement, enregistre jusqu’à 14 Raw en continu avant que le déclencheur soit enfoncé.
Olympus annonce l’Introduction de Olympus Pro Service, avec trois niveaux. Standard Plus sera gratuit, quand Advanced et Elite apporteront la gratuité des frais d’envoi en cas de réparation, le dialogue vidéo avec un expert, le prêt d’un appareil, un programme d’entretien, cela dans dix-sept pays européens.

Le prix du boîtier n’est pas encore déterminé, mais sa sortie interviendra avant la fin de l’année.

- Le site d’Olympus

Les nouveaux accessoires

  • Le grip HLD-9 avec reprise du pad et des molettes.
  • Le caisson de plongée PT-EP14 pour descendre à 60 m, compatible avec les objectifs Underwater Protector System.
  • La télécommande filaire RM-CB2.
  • Le CBG-12, un étui de voyage pour deux OM-D EM1 Mark II et le télé M.Zuiko Digital ED 300 mm
  • Le flash cobra FL-900R tropicalisé.
  • Le double-flash macro STF-8 tropicalisé.

- Le site d’Olympus

Premier avis


Avec un gain promis de 1 IL en basse lumière, une dynamique accrue, une synergie entre les stabilisateurs du boîtier et de l’optique Olympus qui en dispose, la 4K, les rafales à hautes cadences, l’OM-D E-M1 Mark II s’annonce comme un autre coup de boutoir à l’encontre des reflex experts et professionnels. On le voit, Fujifilm, Olympus, Panasonic et Sony – Samsung ayant quitté le navire – veulent faire rimer hybride et photo en rafales. Le modèle Olympus, dont l’ergonomie reprend celle du modèle originel, avec un grip redessiné pour mieux s’accommoder des optiques au diamètre un peu large, est singulièrement séduisant sur ce critère, tout en s’offrant la 4K pour attirer les vidéastes. Au testeur de vérifier les assertions d’Olympus.

Fiche technique

  • Capteur : Live Mos 4/3, 17,3 x 13 mm, 20 Mpxl, format 4/3
  • Définitions max : [4/3] 5 184 x 3 888, [4/3 High-Res] 8 160 x 6 120
  • Définition vidéo : 4K (24p), UHD (30p, 25p, 24p), 1080p (50p, 60p, 30p, 25p, 24p), son stéréo
  • Monture : Micro 4/3
  • Coefficient multiplicateur : 2x
  • Stabilisateur : Mécanique sur 5 axes
  • Nettoyage du capteur : Oui
  • Protection du boîtier : Anti-poussière, anti-ruissellement, -10 °C
  • Wi-Fi : partage de fichiers, pilotage de l’appareil
  • GPS : -
  • Sensibilité : 100 - 25 600 Iso
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw (ORF, 12 bits), MOV et AVI (vidéo)
  • Espace de couleurs : AdobeRGB, sRGB
  • Mise au point : Autofocus par détection de contraste et corrélation de phase ; multizone (121 ou 800), locale, spot, mise au point manuelle
  • Mode d’exposition : PASM, filtres artistiques
  • Mesure de l’exposition : Évaluative multizone, pondérée centrale, ponctuelle, ponctuelle avec contrôle des ombres ou des hautes lumières ; correction sur +/- 5 IL par 1/3, 1/2 ou 1 IL
  • Bracketing d’exposition : 2, 3, 5 ou 7 vues sur +/- 2 IL
  • Vitesses : 1/8 000 à 60 s, B, T, synchro au 1/250 s
  • Rafale : 15 im/s (AF-C, obturateur mécanique), 18 im/s (AF-C, obturateur électronique), 60 im/S (AF-S)
  • Retardateur : 2 ou 10 s
  • Divers : filtres artistique, HDR, timelapse, pose B avec visualisation continue, édition du Raw, focus peaking
  • Balance des blancs : Auto, préréglée (7), manuelle (4), Kelvin,
  • Flash : -
  • Prise flash : Griffe et prise synchro
  • Contrôle du flash : Auto, anti-yeux rouges, contre-jour, synchro lente premier ou second rideau, manuel, pilotage de flashs sans fil ; correction sur +/-3 IL
  • Viseur : 2,36 Mpts, 100%, 1,48x, dégagement 21 mm, correction de la luminosité et de la température de couleur
  • Moniteur : LCD tactile inclinable (7,6 cm / 1 037 kpts)
  • Affichage : Zoom, index, affichage par date
  • Personnalisation : touches de fonctions, 4 mémoires
  • Stockage : 1 x SDXC/UHS-I, 1 x SDXC/UHS-II
  • Interfaces : Super-speed USB type-C, micro-HDMI, WiFi, entrée micro, sortie casque, prise synchro X
  • Logiciels : nc
  • Accessoires fournis : dragonne, câble USB, accu et chargeur
  • Alimentation : Accu Li-Ion BLH-1
  • Dimensions : 134,1 x 90,9 x 68,9 mm
  • Poids : 574 g (SD et accu)

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Messages

  • A quand un vrai logiciel équivalent au moins à ce que l’on trouve chez les indépendants, c’est à dire efficace, agréable à utiliser, et vraiment fonctionnel ?

  • C’est bien beau d’avoir une rafale de champion, mais vu le taux de rafraichissement des EVF, qui a bien progressé mais qui reste bien trop lent pour les sujets en mouvement rapide, je ne vois pas comment utiliser un tel appareil en photo de sport...

  • En bien voilà une annonce intéressante, avec des spécifications bien orientées pour la chasse au mouvement. Si l’EVF encaisse le choc effectivement, bien que le pré-déclenchement et la cadence de l’obturateur peuvent contrebalancer cet inconvénient.
    Ca pourrait commencer à faire de l’ombre au bon vieux réflex, car 400 à 500 grs de gagnés sur l’appareil, autant sur l’objectif, ça fait 1 kg de moins à porter. Le poids est devenu l’inconvénient quasi irréductible face aux tablettes et téléphones portables, au même titre que l’encombrement pour tous ceux qui veulent une photo. Lorsque l’on passe à la photo d’action, ces appareils deviennent obsolètes. Et soit on passe par du matériel style "Go Pro", soit on se saisit d’un appareil photo. Et là l’encombrement devient assumé. Mais le poids non. Et c’est à que les "hybrides" experts deviennent intéressants, pour peu que l’on voit quelque chose dans le viseur ou de plus en plus souvent l’écran.
    Reste à voir le prix. Comme un mark 1 se vend à 1100 €, un Nikon D500 à 1700 €, on peut tabler sur du 1300 à 1399 €, avec une construction sérieuse, tropicalisée ...
    Alors pourquoi pas ?