Publié le : 27/09/2008

Présentation

Jean-Marie SEPULCHRE a testé pour MDLP le Carl Zeiss Vario Sonnar 24-70 mm f2,8 sur le dernier Alpha 900, le reflex plein format de Sony qui affiche 24 millions de pixels. Il livre ici le verdict de ses mesures.

Sony a créé la sensation en présentant, le 9 septembre 2008, son premier reflex numérique 24 × 36, offrant la plus haute définition du marché avec 24,5 millions de pixels, soit une résolution optique de 84 cycles (paires de lignes) au millimètre. L ‘Alpha 900 s’adresse visiblement aux experts et aux nostalgiques des reflex argentiques très haut de gamme, il suffit de mettre l’œil dans le très grand viseur (couverture 100%, grossissement x 0,74 avec un 50 mm à l’infini) pour s’en rendre compte. On regrettera cependant que ce choix très valorisant ne se double pas d’une visée live-view pour les prises de vues très précises (par exemple en studio, macro), car bien que le verre de visée ultra-lumineux donne une bonne idée de la profondeur de champ, rien ne vaut à cet égard une vision de « ce que voit le capteur ». Comme l’écran arrière de 3 pouces et 920.000 pixels est de très haute qualité, le live-view aurait pu permettre de saisir au mieux les nuances d’une image avant de déclencher. L’appareil offre cependant une fonction « intelligent preview » (aperçu) qui consiste à faire une vue d’essai sans enregistrement, et de pouvoir à partir de cette image changer les réglages, puis les sauvegarder pour toute une séance de prise de vue.

L’autofocus de l’Alpha 900 se présente assez centré dans le viseur, mais il est très précis et très rapide, et nous n’avons jamais eu de problème de mise au point au cours de notre essai, tout en appréciant pour les essais sur mire et sur briques une petite originalité très pratique : quand l’appareil est configuré en mode de prise de vue manuelle, une pression sur la touche « AF / MF » située à droite du viseur réalise une mise au point autofocus qui restera mémorisée pour toute la séquence de prise de vues en manuel. Bien entendu, la retouche manuelle du point est toujours possible, mais il faudra activer de nouveau la touche magique pour mémoriser une mise au point automatique.

Comme tous les reflex numériques Sony, l’Alpha 900 est compatible avec toutes les optiques autofocus produites en monture Minolta AF depuis 1985, y compris les optiques pour petits capteurs de format dit APS, dans ce cas l’image est recadrée automatiquement et offre quand même la confortable résolution de 11 Mpix, proche des performances de l’Alpha 700 déjà essayé dans ces rubriques.

Mais bien entendu, au delà de cette rapide présentation, l’intérêt de notre essai est de vérifier si une résolution très élevée sur un grand capteur 24 × 36, redoutable pour les angles de l’image, est bien exploitée par les optiques les plus récentes développées par Sony pour ses appareils. Cette résolution est en effet double par rapport aux appareils qui tenaient « le haut du pavé » dans cette catégorie avant la présentation de l’Alpha 900, c’est à dire les Canon EOS 5 D et Nikon D700, tous deux équipés de capteurs de résolution inférieure à 13 Mpix…ce qui permettait quand même d’obtenir des tirages A3 impeccables et des A2 de haute tenue au prix d’un peu de post-traitement.

Le Sony Alpha 900 est lui un vrai « A2 natif », c’est à dire que les images fournies, même en JPG, sont aptes à être exploitées au format 40 × 60 cm en 254 dpi (norme Kodak de la qualité photo) et les sorties en 300 dpi (norme imprimeurs) permettent la double page d’une revue comme Le Monde de la Photo (édition papier) ! Evidemment, et notamment en RAW, les possibilités réelles sont bien plus grande, et les tirages d’exposition en format 60 × 90 cm voire 80 × 120 cm ne poseront aucun problème en pratique. Il suffira enfin de se rendre compte que nos sévères « crop de briques » présentent des découpages du fichier, qui s’il était vu en intégralité sur un écran de résolution 72 dpi, représenterait en réalité une image de 1,4 × 2,1 mètre…du jamais vu en reflex petit format jusqu’alors !

Pour tenir de hautes performances à ce niveau, plusieurs nouveaux zooms ont été présentées, toutes motorisées en interne et par moteur ultra-sonique SSM : le zoom trans-standard lumineux est le Carl Zeiss Vario Sonnar 24-70 mm f/2,8 que nous avions déjà eu le plaisir de présenter sur petit capteur (http://www.lemondedelaphoto.com/Introduction,1243.html), il s’agit maintenant de voir son rendement sur son plein format ! Pour les plus longues focales on aura le choix entre trois zooms, le 70-200 mm f/2,8 modernisé par rapport au modèle Konica-Minolta, le 70-300 mm f/4,5 – 5,6 léger et compact, et le tout nouveau 70-400 mm f/4-5,6 disponible en fin d’année. Enfin les grands angles seront explorés par le Carl Zeiss 16-35 mm f/2,8 de construction et présentation identique au 24-70 mm essayé ici.

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