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Sony RX100 V : course à l’autofocus

17/10/2016 | SEPULCHRE Jean-Marie

Nous avons pu utiliser pour une brève prise en mains le nouveau Sony RX100 version V que nous vous avons présenté ici même au début du mois.

Le Sony RX100 V aurait fait sensation à la Photokina puisqu’il reprend l’électronique interne du navire amiral A99 II avec un double processeur qui accélère le traitement de l’image, mais il inaugure surtout un nouveau capteur Exmor RS qui empile au dessous des photosites une large couche pour la collecte des données et une mémoire tampon DRAM. Ce capteur est annoncé comme cinq fois plus rapide que la version précédente qui équipait le RX100 IV… ce qui autorise, en association avec le nouveau système de traitement d’image, une cadence de prise de vue en pleine définition 20 millions de pixels à 24 images par seconde, avec une capacité de 150 Jpeg Fine dans le buffer.

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Le nouveau capteur Exmor RS multicouche du Sony RX100 V. Document Sony
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Le très petit compact accueille les mêmes processeurs que l’A99 II. Document Sony

Il nous tardait de vérifier si les promesses étaient tenues, mais notre jugement, très positif, reste cependant provisoire : nous ne disposions ni de voiture de course ni de TGV pour juger des performances en cadence très rapide, les sujets disponibles pour cette prise en main se déplaçant peu en profondeur il était difficile de juger comment le système appréciait le changement de direction, typiquement une voiture de course se dirigeant vers le photographe par ¾ avant, que l’on suit en déplacement latéral pendant qu’elle passe devant le point de prise de vue, puis de ¾ arrière quant elle s’éloigne. Les mouvements du danseur de rue étaient rapides, mais pas aussi complexes, cependant on peut apprécier qu’en mise au point 100% automatique les collimateurs ayant accroché le danseur ont suivi tous ses déplacements et la mise au point a suivi. Ce qui nous a surtout bluffé séduit dans ce nouveau système c’est que la visée électronique reste tout à fait utilisable sans lag ni trou noir dans le suivi du sujet ce qui était la condition nécessaire pour que de telles cadences de tir soient exploitables. En fait avant de regarder l’editing on ne se rend pas compte à quel point le mouvement est rapide, et cette fonction nous rappelle les prédictions sur la fin de la photo sportive du fait de l’émergence de la vidéo. Certes, la cadence de 24 im/s est bien celle qui est utilisée par le cinéma depuis le début du parlant, mais grosse différence, la vitesse d’obturation d’une trame cinéma est de l’ordre de 1/50s pour obtenir une grande fluidité du fait de la persistence rétinienne, alors que pour figer chaque position de notre danseur nous avons choisi le 1/1000s, grosse différence ! Quand un mouvement est très rapide et proche, même au 1/250s on obtient des flous suggestifs comme pour les cheveux de la modèle en séance portrait, mais en cadence vidéo ces flous seraient très excessifs.

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Séquence légèrement supérieure à une seconde pour obtenir ces 27 vues. Photos : Jean-Marie Sepulchre
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Des prises de vues très rapides peuvent servir même en portrait. Photos : Jean-Marie Sepulchre

On peut quand même se demander, tout en admirant la prouesse technologique, si un petit compact de poche a besoin d’une telle cadence de tir, et se prendre à rêver à un bridge RX10 dont la version actuelle est dotée d’un zoom équivalant 24-600 mm f/2,4-4 (alors que le RX100 conserve son excellent 24-70 mm) qui serait doté du même capteur et de la même électronique ce qui donnerait beaucoup de fil à retordre aux hybrides APS tant que l’on n’aurait pas besoin de très hauts Iso. On pourrait conserver en plus le petit RX100 pour le baroud…sous marin ou en milieux très hostiles, avec son caisson étanche. Pour un usage reportage on a rarement besoin de plus de 20 millions de pixels mais on peut avoir l’usage d’un zoom de plus grande amplitude pour traiter tous les sujets.

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Un petit caisson étanche à 40 m peut accueillir non seulement le RX100 V mais aussi les précédents modèles de la série. Document Sony

En conclusion, un peu de calcul mental : le A99 II peut travailler à 12 images de 42 Mpxl par seconde (504 Mpxl/s) et le RX 100 V à 24 images de 20 Mpxl (480 Mpxl/s)…pourquoi donc le nouveau A6500 est-il limité à 11 i/s avec son capteur de 24 Mpxl ? On aurait pu penser qu’il tournerait à 20 i/s et qu’il serait alors un second boîtier idéal par rapport à un A7 II, grâce au facteur de recadrage du format APS-C, pour le sport et la chasse photo. Comme le A6500 embarque la même électronique que les A99 II et RX100 V la limitation vient-elle du capteur ou de l’obturateur mécanique, nous ne le savons pas… même si quand le premier Nex a été présenté nous n’aurions pas rêvé d’une telle performance sur un hybride, lequel est quand même un poil plus rapide qu’un D500… mais moins que le trop tôt disparu Samsung NX1 et l’Olympus OM-D E-M1 Mark II, en approche.

- Le site de Sony

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