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Fujifilm X-T1 : un air de déjà-vu

28/01/2014 | Franck Mée

Sans surprise, c’est au tour de Fujifilm de présenter un compact à objectifs interchangeables pour le marché semi-professionnel, le X-T1. Et sans surprise, le résultat est solide, soigné, protégé contre le ruissellement… et esthétiquement très proche des Sony Alpha 7 et autres Olympus E-M1.

Présentation

Les appareils photo à vocation "sérieuse" sont-ils condamnés à tous se ressembler ? C’est la question que nous ne pouvons éviter de nous poser en regardant coup sur coup l’Olympus E-M1, le Sony Alpha 7, le Nikon Df et maintenant le Fujifilm X-T1. S’il y a bien entendu des différences, parfois juste pour reprendre tel ou tel détail stylistique d’un vieux reflex de la marque d’ailleurs, à chaque fois nous retrouvons la même allure générale, la même pyramide abritant le viseur (optique ou électronique, peu importe), les mêmes barillets de part et d’autre, la même absence de flash intégré aussi. Cette uniformisation répond paraît-il à la demande du marché : l’utilisateur professionnel (ou souhaitant avoir l’air d’un professionnel) voudrait un appareil qui ressemble aux reflex 24x36 mm des années 70 et 80 — sauf l’amateur de photo de rue qui veut que son boîtier ressemble au Leica de Cartier-Bresson. Certes, mais cela peut paraître un peu monotone quand les annonces se suivent…

L’expert du rétro

Reste que lorsqu’il s’agit de faire du neuf avec du vieux, Fujifilm est parmi les élèves les plus brillants. Son X100 a séduit les nostalgiques des télémétriques, et nul doute que les habitués du reflex pourront avoir un coup de coeur pour le X-T1. La disposition des barillets est classique (sensibilité à gauche, vitesse et correction d’exposition à droite) et ils sont tous verrouillés sauf le dernier — renforcé tout de même pour éviter les rotations accidentelles. Les molettes de réglages modernes placées sous l’index et sous le pouce ne servent normalement qu’en mode lecture, pour zoomer et naviguer dans les images ; en prise de vue, leurs fonctions peuvent être personnalisées mais elles n’interviennent pas sur les réglages de base (sauf avec les objectifs dépourvus de bague de diaphragme), ce qui évite le syndrôme d’hésitation du Df (« voyons, est-ce que je règle la vitesse avec le barillet ou avec la molette, déjà ? »). On note également l’arrivée de couronnes d’accès direct au mode d’entraînement (y compris le panoramique et… les filtres créatifs, il fallait bien garder une bizarrerie pour la route !) et à la mesure de lumière et un déclencheur séparé pour la vidéo, ainsi qu’une commande « Focus assist » permettant d’agrandir la zone de mise au point, toujours bien pratiques.

La prise en main est agréable, la poignée moins généreuse que sur le E-M1 mais tout de même assez confortable, et l’ergonomie oscille à l’habitude de la marque entre très bon (le menu rapide, complet et proposant des réglages Jpeg avancés) et le très fouillis (le menu général, austère et complexe). La construction perçue est meilleure que sur les précédents X, y compris le X-Pro1, et cela se retrouve à l’intérieur : le boîtier du X-T1 comporte des joints d’étanchéité le protégeant de l’aspersion et des poussières, à l’instar de ses principaux adversaires.

Entrailles classiques

Ce n’est pas son seul point commun avec les Alpha 7, E-M1 et consorts : comme eux, il adopte un viseur de 2,36 Mpts et un écran orientable. Le premier est particulièrement confortable : son oculaire offre le meilleur grossissement du marché, avec 0,77x — bien entendu en équivalent avec un viseur reflex 24x36 mm, à comparer aux 0,72x de l’Alpha 7 et aux 0,74x de l’E-M1. L’affichage propose trois modes : image plein cadre et informations en surimpression, image réduite et informations autour, ou image très réduite et aperçu de mise au point à côté. Original, même si le « stigmomètre électronique » paraît honnêtement plus intéressant que ce mode. Fujifilm annonce également avoir particulièrement soigné le retard d’affichage ; le prototype pris en main a permis de constater effectivement une assez bonne synchronisation de l’affichage avec les mouvements du sujet, même si un léger décalage reste perceptible.

L’écran en revanche reste dépourvu de surface tactile, au contraire d’Olympus et Panasonic. Fuji n’aime pas toujours moderniser ses appareils et fait même l’impasse sur le flash intégré, pourtant présent sur le X-E2 !

Le capteur reste celui du X-E2, ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle, et Fujifilm annonce une nouvelle extension possible à 51 200 Iso en Jpeg ; cependant, ceci reste à confirmer, la molette de sensibilité restant limitée à 6 400 Iso « natifs » et H1 et H2, correspondant logiquement à un maximum de 25 600 Iso.

D’autres détails viennent agrémenter l’appareil, comme le logement de carte mémoire enfin placé sur le côté (donc accessible lorsque l’appareil est sur trépied), le « Time-lapse » intégré et la rafale augmentée à 8 images par seconde. La fonction Wi-Fi est améliorée, le X-T1 étant enfin réglable depuis un smartphone (seul le transfert de fichiers était possible sur les précédents modèles).

Dans l’ensemble, le X-T1 est donc un appareil classique, convenu même, et en tout cas dépourvu de surprise ; il ne manque toutefois pas d’atouts et son tarif, à 1199 € nu et 1599 € en kit avec le 18-55 mm, est plus agressif que celui des Sony et Olympus.

- Le site de Fujifilm

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Accessoires

Le X-T1 pourra être accompagné de nombreuses options. Outre le flash fourni avec l’appareil (nombre-guide de 8 pour 100 Iso), l’amateur pourra s’offrir deux poignées améliorant la préhension. La première, inerte, améliore la prise en main horizontale et… intègre un plateau Arca, permettant de fixer rapidement l’appareil sur un trépied compatible : c’est tellement pratique et évident que l’on se demande bien pourquoi personne ne l’avait fait ! En revanche, 129 € pour un morceau de métal et de caoutchouc mis en forme, cela fait un peu cher.

La seconde poignée, plus classique, intègre un déclencheur, des molettes et des commandes pour les prises de vues verticales et une deuxième batterie, doublant ainsi une autonomie limitée à 350 images. Elle devrait coûter 239 € et pourrait être proposée avec une deuxième batterie pour 299 €.

Fujifilm a également confirmé les tarifs de ses objectifs : le XF 10-24 mm f/4 stabilisé coûtera finalement 1049 €, comme le XF 56 mm f/1,2. Ils prennent donc 50 € par rapport aux prix initialement prévus…

Enfin, Fujifilm répond à une petite incohérence que vous aurez notée : le X-T1 est tropicalisé, mais les objectifs de la marque ne le sont pas. Trois optiques "WR", protégées elles aussi contre les intempéries, seront donc lancées : un 18-135 mm devrait rapidement arriver, suivi par un duo de choc constitué d’un 16-55 mm f/2,8 et d’un 50-140 mm f/2,8. Leurs tarifs ne sont pas encore connus.

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Fiche technique

  • Capteur : X-Trans Cmos, format APS-C, 16 Mpxl
  • Vidéo : 1080p (60 im/s, H.264), son stéréo
  • Monture : Fujifilm X, coeff. 1,5x
  • Protection boîtier : Anti-ruissellement
  • GPS : Non
  • Wi-Fi : Transfert de fichiers et commande à distance
  • Stabilisateur : Non
  • Sensibilités : 200 - 6 400 Iso (extensible à 100 - 51 200 Iso)
  • Formats de fichiers : Jpeg, Raw, Mov
  • Mise au point : Autofocus à détection de contraste et corrélation de phase, manuelle
  • Compensation d’exposition IL : +/- 3 IL par 1/3
  • Vitesse : 1/4000e - 30 s, B
  • Mode d’exposition : PSAM
  • Mode rafale : 8 im/s
  • Balance des blancs : Auto, préréglée (7), manuel (1), K
  • Divers : Modes Film (Astia, Provia, Velvia, Pro neg. Hi, Pro neg. Std., N&B avec ou sans filtre, sépia), plage dynamique, mode panoramique, filtres créatifs
  • Flash : Non (EF-X8 externe fourni)
  • Prise flash : Sabot
  • Visée : Oled 0,5", 2,36 Mpts, 0,77x, dégagement 23 mm
  • Moniteur : LCD RGB 3", 1 040 kpts, orientable verticalement
  • Stockage : SD, SDHC, SDXC
  • Interfaces : Hi-speed USB, mini HDMI, micro, télécommande
  • Alimentation : 1 accu Li-Ion, 7,2 V, 1 280 mAh
  • Accessoires fournis : Dragonne, câble USB, accu et chargeur, manuel, CD-rom, flash
  • Dimensions : 129 x 90 x 47 mm
  • Poids : 440 g (avec accu et SD)
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  • Côté Sony, il vaut mieux comparer ce X-T1 avec un nex7 plutôt qu’avec un A7. Le nex7 et son capteur APS-C ont alors un look différent puisque c’est ce qui semble compter ici dans cet article.

  • Je milite depuis longtemps pour ce type d’appareil où les barillets et bagues permettent soit d’effectuer les réglages soit de recevoir instantanément l’information sur le réglage en place. Cela évite de devoir mémoriser deux cents pages de combinaisons de touches et molettes ou de passer par des menus, c’est très rapide et sûr (beaucoup moins de risques de rater une série de clichés parce qu’on a oublié qu’on était resté sur un réglage différent). Mais sous le capot ça reste de l’électronique, avec sa fragilité, sa sensibilité à l’humidité, ses bugs, ses moments erratiques et sa faible durée de vie. Ne faudrait-il pas la limiter à ce pourquoi elle est indispensable, traitement et affichage de l’image, et revenir pour les commandes au tout mécanique ?

  • Et à quand un compact avec un viseur optique plein-format et non électronique ? Et pourvu d’une vraie gamme d’objectifs complète...

  • Cette ressemblance présente un sérieux avantage.

    Elle permet d’utiliser des appareils de fabricants différent sans remettre tous ses réflexes en cause.

  • @pmm
    Les commandes mecaniques s’usent autant que les commandes électroniques. On a ainsi connu des "pistes" iso ou vitesse s’user par frottement, etc.
    Ce que je relève ici, c’est que pour moins cher que le xpro, on a un boitier TRES abouti et protégé , ce quelle xpro n’était pas (on a vu des boutons comme "Fn" inutilisables suite à une petite averse. Le seul vrai reproche que je fais, c’est que le boitier n’est pas stabilisé comme l’omd1. Pour le reste, il est difficile voire impossible de trouver mieux dans le genre compacité/ légèreté/performances optiques.

  • Je ne comprends pas,bien la remarque du journaliste . Où est le probleme de la ressemblance ???? il y a trente ou plus d’années d’ici, les réflexes 24x36 se ressemblaient aussi et personne ne s’excitait là dessus. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas à qui il ressemble mais ce qu’il apporte de neuf a la fois par rapport aux autres boitiers de la gamme et éventuellement par rapport a la concurrence. A l,a,limite, la réflexion est quelque peu désobligeante à l’égard de Fuji qui a TRES certainement mis toute son énergie pour allier ergonomie et design, compacité et efficacité. Il est clair que Fuji ici a compris quel type de design convenait pour améliorer la visée (ça, c’est vraiment important) et la préhension, en autres.

  • Deux infos auraient pu etre mentionnées : si le "déjà vu" existe, il est en lien avec le stx de chez Fuji dont ils se seraient inspires pour le design extérieur. L’absence de flash intégré serait d’apres certaines infos, compensée par le fait que Fuji livrerait un flash détachable en kit avec le Fuji et son zoom.

  • "Et à quand un compact avec un viseur optique plein-format et non électronique ? Et pourvu d’une vraie gamme d’objectifs complète..."
    Si c’est pour subir de nouveau les affres des viseurs type Galilée qui équipaient les compact argentiques de la désormais lointaine époque, non merci. Un bon viseur électronique avec couverture 100% et indications en temps réel, quitte à ce qu’il comporte quelques défauts comme le bruit et les saccades en basse lumière, est préférable à un trou de serrure optique plus ou moins large et ne couvrant au mieux que 85%-90% du champ...