Publié le
30 septembre 2007
Mis à jour le
1er octobre 2007
Par

8 bits ou 12 bits, cela change quoi ?

La question est pertinente, car l’énorme majorité des écrans et des imprimantes est incapable de restituer plus de 8 bits, sur un gamut (espace de couleurs) assez restreint. C’est pourtant à ce niveau que se situe l’un des principaux avantages du Raw, qui permet un traitement sur la balance des blancs, saturation, contraste, exposition bien plus poussé qu’en Jpeg. Cela parce que les reflex et dos numériques extraient des données Raw sur 12, 14 et 16 bits selon les modèles.

Un pixel est défini par trois valeurs correspondant au rouge, au vert et au bleu. Plus il y a de variations pour chacune de ces valeurs, plus le travail de retouche ou d’interprétation colorimétrique et tonale sera précis. Si chaque couche RVB est codée sur 8 bits, cela fait 256 nuances pour chacune et 16, 7 millions de couleurs en tout (256 x 256 x 256).En 16 bits, on a 65 536 niveaux par couches, soit 281 trillions de couleurs. Dans la pratique, une image 8 bits est suffisante puisque l’œil ne peut distinguer autant de couleurs !

Travailler sur 12 bits ou plus permet, en terme d’exposition et de nuances, plus de latitude pour récupérer des données dans les hautes lumières cramées et/ou les basses lumières bouchées, en travaillant avec les courbes de niveaux. Même si on ne voit pas ces informations à l’écran, elles existent parfois, et les convertisseurs permettent justement de les rendre visibles. Avec le Jpeg/8 bits, ce travail a déjà été fait avec plus ou moins de succès par le reflex, il n’y a plus de données à récupérer.

Exemples de retouches, identiques, sur des fichiers en 12 bits et 8 bits (100%)
En Jpeg, on a beau assombrir un peu pour tenter de récupérer les hautes lumières brûlées, on obtient un gris clair faute d’informations dans le fichier. En Raw, on récupère des détails sans que le blanc ne se transforme en gris.

À propos de la compression Jpeg

Même en qualité maximum, le Jpeg est toujours compressé de manière destructive (contrairement aux méthodes employées pour le Tiff et certains fichiers Raw). Il y a perte de données, ce qui rend plus délicate toute manipulation sur le fichier. Ce n’est quand même pas l’aspect le plus important, d’autant qu’en compression très faible les pertes sont minimes. Il faut quand même en tenir compte et régler son boîtier en compression minimale (qualité maximum), si on utilise du Jpeg...

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