Tout savoir pour réaliser, optimiser et diffuser ses photos

Développer un fichier Raw

30/09/2007 | Nicolas Genette

Le Raw, codé sur 12, 14 ou 16 bits, ne fait l’objet d’aucune interprétation par le processeur du boîtier. Il est exempt de tout traitement de netteté, saturation, bruit, etc. C’est le véritable négatif numérique, que l’on peut développer avec un convertisseur en ajustant à sa guise l’exposition, la balance des blancs, les courbes tonales, la saturation de certaines couleurs, le contraste !

Les convertisseurs
Si le choix d’un convertisseur était assez restreint il y a quelques années, il est aujourd’hui pléthorique, chacun ayant ses avantages et inconvénients, mais au final c’est surtout une histoire de goût et/ou de coût ! Voici une liste, non exhaustive, des principaux convertisseurs. Sachez aussi que la plupart des fabricants de boîtiers fournissent le leur, comme Digital Photo Professional chez Canon ou ViewNX chez Nikon (que l’on remplace avantageusement par CaptureNX payant).

Ci-dessus les principaux derawtiseurs du marché :

Logiciel Editeur
Apple Aperture (Mac uniquement) Apple
Bibble BibbleLabs
Breeze Browser Breeze Systems
Camera Raw (ACR) (inclut avec Photoshop) Adobe
CaptureNX Nikon
Capture One C1Pro Phase One
Digital Photo Professional Canon
DxO Optics Pro DxO Labs
LightZone LightCrafts
LightRoom Adobe
RawShooter Premium/Essential Pixmantec
Silkypix Silkypix

J’ai testé la grande majorité les convertisseurs ci-dessus, pour être sûr de ne pas me tromper. Après avoir utilisé CaptureOne excellent en qualité de dématriçage, mais un peu juste en fonctionnalités, j’ai utilisé RawShooter, qui offrait plus de fonctions et était très rapide et intuitif. Il n’est aujourd’hui plus commercialisé, depuis le rachat de son éditeur Pixmantec par Adobe. Je suis depuis passé sur Lightroom, excellent en terme de possibilités, une véritable chambre noire, mais qui gère également vos fichiers avec des fonctions de catalogage. Il me permet d’aller beaucoup plus loin en développement et de me passer quasiment de Photoshop. Pour le moment, je ne vois pas ce qui pourrait me faire changer d’avis.

DES MODIFICATIONS NON DESTRUCTIVES

Les convertisseurs ne modifient jamais un fichier Raw, qui conserve une certaine authenticité, dans la mesure où vous ne pouvez pas le modifier et le récrire. Mais cela veut aussi dire que tous les réglages sont une interprétation de son contenu. Par exemple, Lightroom enregistre pour chaque Raw un fichier XMP annexe (un sidecar), qui contient tous ces réglages (sauf si vous décidez de les convertir en DNG, qui incorpore alors le sidecar). En Jpeg, à moins d’employer des outils non destructifs (Aperture, Capture NX, Lightroom… qui stockent aussi les modifications sans modifier les pixels du Jpeg original), toute altération est définitive.

Cet article vous a plu ? Notez le et partagez le sur les réseaux sociaux !



Commenter cet article

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ulule Lemondedelaphoto
CEWE