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Le test des briques

20/12/2007 | Jean-Marie Sépulchre

Je double toujours les mesures d’une optique d’un test sur mur de briques, la cible étant située à une vingtaine de mètres pour le centre, mais pouvant atteindre plus d’une centaine de mètres pour les bords de l’image. On conçoit que le test est beaucoup plus délicat pour un grand angle que pour un téléobjectif, car la profondeur de champ n’est pas infinie ! Comme la mise au point est faite au centre de l’image, l’examen des bords n’est jamais un critère absolu de piqué, mais du rendu de l’image dans les zones où le flou progresse. Pour que l’optique et le système soient très bons, il faut que la dégradation ne soit pas brutale, et que les bords soient exempts de franges d’aberration chromatique.

Les prises de vues ont été faites en Nef et les briques confirment les mires : après conversion sous Nikon Capture 1.3, on ne voit pas de franges visibles. Heureuse surprise, les traces d’aberration constatées aux mesures sur le 24-70 ne sont cependant pas gênantes sur des prises de vues réelles car leur couleur n’est pas agressive !


Trace d’aberration chromatique subsistant à l’extrême bord droit de l’image sur un JPG de 24-70 mm, 35 mm f/2,8

Pour chaque focale mesurée, les briques ont été photographiées à pleine ouverture et à f/5,6, le piqué maximal étant toujours atteint centre et bord à ce diaphragme. Toutes les prises de vues ont été effectuées par temps gris, donc avec un contraste qui ne dépend que de l’optique et non du soleil.

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A 14 mm, le piqué du 14-24 reste très élevé, même à pleine ouverture et sur des zones éloignées du centre de l’image. Visiblement l’optique a d’abord été optimisée pour remplacer le 14 mm fixe qui n’avait pas une excellente réputation en numérique, et le résultat est atteint de façon inespérée.

A 20 mm, même si les détails fins lointains (rambardes sur les cheminées) sont bien détourés à pleine ouverture, je conseillerais de fermer d’au moins un cran pour obtenir le meilleur rendement dans les angles.

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A 24 mm, les détails hors limite de mise au point sont un peu brouillés à pleine ouverture alors que les performances au centre sont comparables, même si la vue à f/5,6 a gagné en contraste.
Le zoom 24-70, un peu moins bon aux mesures, est pourtant meilleur sur le terrain lors de cet essai à pleine ouverture !

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A 35 mm, la qualité du 24-70 est exemplaire dès la pleine ouverture, qui pourra être utilisée sans restriction pour tout type de sujet en Raw.

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Le niveau de qualité mesuré à 50 mm, supérieur à f/2,8 aux fixes lumineux de la marque, se confirme sur des prises de vues de terrain. Pour comparer avec les angles larges, cependant, on n’oubliera pas que les bords de l’image sont beaucoup plus proches du photographe et que le sujet est moins atteint par les effets de déformation de perspective.

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A 70 mm, la légère baisse de régime mesurée sur mire et concernant la qualité de l’image sur les bords se confirme, on aura intérêt à diminuer l’ouverture sur des images de paysage détaillé. En reportage, comme on tente de faire ressortir le plan de mise au point sur un fond flou, on pourra continuer de conserver la pleine ouverture en tant que de besoin.

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