Publié le : 02/07/2013
Par : Franck Mée

Canon EOS 70D : le renouveau ?

En 2010, Canon lançait son EOS 60D sur le marché des reflex experts. Attaqué par un D7000 et un Alpha 77 très réussis, le Canon souffrait d’une approche un peu timide ; le nouvel EOS 70D doit donc revenir au niveau et espère s’imposer comme le nouveau ténor du segment.

Présentation

C’était il y a trois ans. Canon, Nikon et Pentax présentaient, coup sur coup, trois reflex experts : l’EOS 60D, le D7000 et le K-5. Premier arrivé, le Canon séduisait avec ses fonctions vidéo et son écran orientable ; mais trois semaines plus tard, le Nikon lui portait un coup sévère en adoptant un système autofocus de reflex professionnel, une protection tout temps poussée, un viseur montrant la totalité du champ cadré et deux ports de cartes mémoire. En comparaison, l’EOS 60D paraissait fragile et bien léger... Et un an plus tard, Sony enfonçait le clou en attaquant ses points forts : comme lui, l’Alpha 77 avait un écran orientable et misait nettement sur la vidéo.

Curieusement, l’EOS 60D est tout de même resté au catalogue deux ans de plus, porté par un tarif en baisse constante. Autant dire qu’en cet été 2013, le vénérable expert attend impatiemment la relève ; elle pointe enfin le bout de son nez sous la forme de l’EOS 70D.

Fils du 7D

Comme le D7100, le nouveau Canon n’a pas peur d’attaquer le segment supérieur : il hérite en fait autant de l’EOS 7D que de l’EOS 60D.

En premier lieu, il reprend le système autofocus de celui-là. Pour cette gamme, c’est une révolution : le diamant de neuf collimateurs apparu sur l’EOS 20D laisse donc enfin la place à un système à la couverture plus large, doté de 19 collimateurs utilisables point par point ou par zones, et capable de fonctionner de conserve avec la cellule pour identifier un sujet. Des réglages avancés (vitesse et suivi de sujet notamment) permettent d’affiner son fonctionnement selon chaque situation et, bien qu’il reste en retrait des 51 points du D7100, le nouveau module représente un progrès notable qui remet l’EOS 60D dans la course.

En second lieu, l’EOS 70D est enfin équipé d’une vraie protection antiruissellement. Sur le schéma ci-dessus, chaque élément rouge correspond à un joint d’étanchéité et chaque ligne verte indique un point où le châssis a été conçu pour limiter les infiltrations. Cela reste moins impressionnant que sur un D7100 ou même un K-50, sur lesquels les bordures de châssis elles-mêmes sont équipées de joints, mais c’est une vraie amélioration : au moins toutes les commandes sont-elles efficacement protégées.

Enfin, la rafale progresse, atteignant désormais 7 im/s, à un cheveu des 8 im/s de l’EOS 7D... et légèrement devant le D7100. Notons tout de même que le K-5 II fait aussi bien, et l’Alpha 77 reste sans équivalent pour les mitrailleurs les plus exigeants (12 im/s).

Héritier du 60D

L’EOS 70D n’est pourtant pas le successeur de l’EOS 7D : c’est une évidence dès le premier contact. Il n’a pas l’aspect body-buildé de son grand frère et se contente d’un corps plus svelte : 139 x 104 x 79 mm et 755 g, c’est plus petit et pas plus lourd qu’un EOS 60D. Du coup, certains éléments sont plus chiches : par exemple, le viseur est bien celui d’un "deux chiffres", avec ses 98 % de couverture et son grossissement à 0,95x — contre 100 % et 1x sur l’EOS 7D.

Plus gênant sans doute, l’EOS 70D conserve une régression ergonomique apparue sur le précédent modèle : au lieu du classique joystick de navigation, il se contente d’un pavé directionnel entouré d’une couronne de réglages. Moins pratique pour sélectionner un point autofocus et parfois agaçant pour naviguer rapidement dans la carte mémoire : faire tourner la couronne rapidement amène régulièrement à buter dans l’écran...

Heureusement, il reprend certains points forts des petits modèles, comme l’écran orientable, toujours pratique en vidéo. Celui-ci adopte en outre une surface tactile, permettant de naviguer confortablement dans l’appareil (menus, images et vidéos enregistrées, etc.) et de choisir le point à la volée en LiveView et en vidéo.

40 millions de photodiodes !

Il est temps de plonger à l’intérieur de l’appareil et de parler de la vraie nouveauté technologique. Non, nous ne faisons pas allusion à l’accroissement de la définition des images à 20 Mpxl, plutôt anecdotique, même s’il est toujours bon de rappeler que cela signe le premier "vrai" nouveau capteur APS de Canon depuis 2009 (la marque n’avait depuis fait que mettre à jour la base du 18 Mpxl de l’EOS 7D).

C’est à l’intérieur même du capteur que se situe l’innovation. Chaque photosite est en effet doté non d’une, mais de deux photodiodes, les éléments qui transforment la lumière en signal électrique. L’intérêt n’est pas dans la prise de vue : l’image reste à 20 Mpxl. En revanche, cela permet une mesure de déphasage plus fine entre les demi-photosites, améliorant l’autofocus.

Petit rappel : la mise au point par corrélation de phase fonctionne en séparant le faisceau lumineux en deux. Chaque demi-faisceau voit alors son point de projection plus ou moins décalé, et la mesure du décalage entre les projections des deux demi-faisceaux donne le sens et l’importance de la correction à apporter à la mise au point. Si cela paraît compliqué, trouvez un vieux reflex à stigmomètre : le disque coupé dont les moitiés se décalent en fonction de la mise au point, c’est exactement le même principe.

Jusqu’ici, diviser le flux lumineux sur un capteur photo se faisait en ajoutant un masque couvrant la moitié de quelques photosites épars. Ces photosites voyaient leur sensibilité naturelle réduite, empêchant de rendre active toute la surface du capteur, et la précision de la mesure dépendait de la distance entre les éléments du capteur concernés.

En divisant chaque photosite en deux, Canon gagne doublement : la sensibilité est conservée (il suffit de fusionner les signaux des deux diodes, ce qui est fait lors de la prise de vue), et la mesure de déphasage peut se faire sur tous les photosites ou presque — les plus excentrés reçoivent la lumière sous un angle trop fermé pour que cela fonctionne, mais ce "Dual pixel Cmos AF" couvre plus de 60 % de la surface du capteur.

Sur le papier, le principe est prometteur. En pratique, le prototype brièvement pris en main s’est révélé franchement séduisant : par rapport aux modèles précédents, l’autofocus en visée sur écran gagne manifestement en vitesse, hésite moins sur le sens dans lequel modifier le point, et est déjà beaucoup plus fluide que sur un EOS 100D, un EOS M ou tout autre modèle à autofocus hybride vu récemment.

Bien entendu, cette amélioration ne touche que l’utilisation en visée sur écran. Et sans surprise, le prototype ne nous a pas paru tout à fait prêt à inquiéter les Sony Alpha, seuls capables d’utiliser le système autofocus reflex même en LiveView. Mais le gain est d’ores et déjà réel et l’association de cet AF hybride amélioré et de l’écran tactile orientable est d’un confort appréciable : sous tous les angles, il suffit de frôler un sujet pour qu’il soit accroché par l’appareil, que ce soit pour prendre une photo ou pour réaliser une transition en vidéo.

La référence ?

Si les progrès sont évidents, il reste des domaines où l’EOS 70D reste en retrait de ses adversaires. Le D7100 et le K-5 II sont mieux protégés des agressions extérieures et disposent de viseurs 100 % ; le Nikon a également une couverture autofocus plus large et plus fournie en collimateurs, et accepte deux cartes mémoire simultanément. Le Pentax est le plus compact de la bande et propose des fonctions originales comme l’ajustement de l’horizon. L’Alpha 77 reste le spécialiste de la vidéo (il est le seul à atteindre 50 images par seconde en Full HD) et de la rafale rapide. Dans tous ces domaines, l’EOS 70D n’est pas le mieux-disant, mais il est souvent sur la deuxième marche du podium. Il est, en revanche, le seul à proposer une connexion Wi-Fi intégrée, ce qui peut séduire certains utilisateurs : il est notamment possible d’utiliser un smartphone comme télécommande.

À 1 099 € nu (1 249 € avec un objectif 18-55 mm, 1 449 € avec un 18-135 m), il arrive à des prix comparables à ceux des K-5 II et D7100. Le cas de l’Alpha 77 est un peu particulier : c’est désormais l’appareil le moins cher du segment (autour de 1000 €), mais aussi le plus ancien et la logique dit qu’il devrait, comme l’EOS 60D, voir arriver la relève prochainement.

Concluons d’ailleurs avec un mot sur ce dernier : désormais officiellement presque au tarif de l’EOS 700D, l’EOS 60D se trouve sur les boutiques en ligne à des prix cassés, inférieurs parfois à 700 €. Pour qui veut passer au segment supérieur, profiter de deux molettes de réglages et d’un viseur à pentaprisme, le tout sans trop se ruiner, il peut être considéré comme l’affaire du moment...

- Le site de Canon

Premier avis

L’EOS 70D est bien plus qu’une évolution de l’EOS 60D : il emprunte quelques caractéristiques-clefs à l’EOS 7D, innove techniquement et peut faire figure de référence dans certains domaines. Cette neuvième génération vient rappeler que Canon est la marque qui a la plus longue expérience du segment expert — depuis l’EOS D30 de 2000 — et même s’il n’est pas le meilleur sur chaque critère, son nouveau bébé est systématiquement bien placé sur l’ensemble de sa fiche technique.

Les acheteurs de reflex au profil traditionnel pourraient préférer les atours du D7100 ou du K-5 II, notamment leur viseur 100 % et leur protection tout-temps avancée ; les filmeurs et mitrailleurs acharnés resteront sans doute séduits par l’Alpha 77. Mais pour qui veut un viseur optique et un appareil bon à tout faire, efficace en visée sur écran et pourquoi pas connecté en WiFi, l’EOS 70D pourrait bien être le modèle le plus équilibré de la bande.

Fiche technique

- Capteur : Cmos APS-C, 20 Mpxl
- Monture : Canon EF / EF-S
- Stabilisation : -
- Protection : Anti-ruissellement
- Vidéo : 1080p, 24, 25 ou 30 im/s, son stéréo
- Formats de fichier : Jpeg, Raw (CR2), Mov
- Autofocus : Réflex par corrélation de phase, 19 collimateurs croisés ; Live view par corrélation de phase sur le capteur
- Écran : LCD 3", 1 040 kpts, orientable
- Viseur : Pentaprisme, 98 %, 0,95x
- Mesure de lumière : Multizone (63), locale, spot, pondérée centrale, correction sur +/- 5 IL
- Modes d’exposition : Auto, sans flash, P, A, S, M, Bulb, scènes (7), personnalisé
- Sensibilités : 100 - 25 600 Iso
- Vitesse : 1/8 000 s à 30 s, pose B
- Rafale : 7 im/s
- Flash intégré : Pop-up, NG=12 (pour 100 Iso), pilotage des flashs distants
- Stockage : SD/SDHC/SDXC
- Positionnement : -
- Divers : Micro-ajustement AF pour 40 objectifs
- Connectivité : WiFi (partage de fichiers, sauvegarde automatique, géolocalisation via smartphone), USB, HDMI, micro, télécommande
- Accu : 7,2 V, 1 800 mAh
- Dimensions/poids : 139 x 104,3 x 78,5 mm / 755 g (avec accu)

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Messages

  • mais pq l’EOS 6D n’a-t-il pas bénéficié de l’af 19 col, de l’ecran orientable et d’une rafale honorable comme ce 70D ? je ne comprends pas !!! Quoi qu’il en soit, il a l’air top ce nouvel eos et digne du D7100... vraiment dommage qu’il n’y ai pas 2 slots pour carte SD mais bon...

    • C’est fait exprès !
      Et Canon a donc adopté exactement la même stratégie que Nikon pour le D7100 qui emprunte l’AF du défunt boîtier semi-pro D300s !
      Ici, le 70 D emprunte l’AF du reflex APSC semi-pro 7D moribond.

      Quel est le signal donné par Canon ?
      Ils invitent la clientèle du 7D à passer au 5D III 24x36 qui offre des caractéristiques améliorées par rapport au 7D sauf une rafale légèrement plus lente 6i/s au lieu de 8i/s.

      À défaut de budget ou par attachement au facteur crop x 1.6, le 70D offre des caractéristiques très proches du 7D (7i/s au lieu de 8i/s , AF identique, meilleure tenue dans les isos,etc...) . Tout ça pour 2/3 du coût d’un 7 D ! Elle est pas belle la vie ? ;-)

      En clair, ça signifie que le 7D ne sera très probablement pas renouvelé (Le CEO de Canon l’a reconnu implicitement en début d’année dans une interview.)

      Pour ne pas trop risquer de sacrifier la carrière commerciale du 70D, Canon a également refusé de placer l’AF du 7D dans le 6D qui concurencera de plus en plus
      le 70 D.

      Dernière raison : Le 6D est un boîtier "expert" et Canon a toujours privilégié un AF "light" sur ce type de boîtier, que ce soit en argentique (EOS 100/50/30/30v )
      ou en numérique ( D30/D60/10D....60D )
      de manière à pousser la clientèle à la dépense et songer au boîtier semi-pro.
      On pourrait aussi invoquer le bridage très probablement artificiel de l’obturateur du 6D à 1/4000" comme pour les boîtiers argentiques "experts".
      Ça fait partie des règles commerciales implicites de Canon

    • Même AF mais peut-être pas le même confort, vu que l’AF Spot et Spots collimateurs adjacents ne seront pas disponibles. Cependant les caractéristiques font que le 70D sera un très bon boitier, peut-être pas aussi bon qu’un 7D si celui-ci était révisé. viseur 100% grossissement de 1, construction tropicalisé et solide, multitude de boutons de raccourcis.

    • L’OES 70D est-il compatible avec un objectif Tamron 17-50 DI 2 F2,8 ? merci de votre réponse

  • Sur le papier, le 70D est une excellente nouvelle.
    En regardant le verre à moitié plein, ce reflex expert arrive à point nommé pour séduire une clientèle APSCiste exigente.
    Les arguments techniques ne manquent pas :

    *20.2 MP, c’est encore mieux que le 7D et il est possible que les logiciels de dématriçage aient encore évolué en 4 ans.

    *L’article ne dit rien là dessus mais il est probable que Canon soit parvenu à combler son retard sur la concurrence dans le domaine de la dynamique/fonctionnement en hauts isos/banding/etc...
    Sony avait un avantage technologique avec l’Exmor. Les tests DxO devraient confirmer cette hypothèse.

    *Les 7Distes sont contents : Ils obtiennent un 7D plus performant sur certains points pour 2/3 du prix du 7D en 2009 !

    *Il y en a même pour les geeks et le fameux AF "DPCA" qui promet beaucoup aux cinéastes...

    Malheureusement, on peut voir aussi le verre à moitié vide :

    *Le 70 D arrive très tard, à un moment où la bataille commerciale fait rage entre le D600 et le 6D.
    En fait il n’arrivera sur le marché qu’en septembre prochain.
    Pendant ce temps, les tarifs du FF "entrée de gamme" (!) ne cessent de baisser ( 2% par mois).

    Au Japon, dans une boutique bien connue (Biccamera), le 70 D est affiché à 129801 yens (c’est précis !) tandis que le 6D est affiché 31% plus cher, soit 170100 Yens.
    Dans une autre boutique japonaise, on trouve le même 6D à ...153.000 Yens soit 18% de plus que le 70D de chez Biccamera !!!
    Les gens réfléchissent et commencent à se poser quelques questions.
    En interrogeant au hasard un détaillant Canon de Barcelone, celui-ci m’assure que le 6D se vend "comme des petits pains" et n’importe quel passant peut constater qu’ils sont régulièrement en rupture de stocks (Il faut dire aussi qu’il s’agit de l’officine offrant les meilleurs tarifs sur ce type de produit !).

    De là à provoquer un 70 D "bashing" il n’y a qu’un pas !

    Par ailleurs, Canon s’est bien gardé d’annoncer un nouvel objectif EF-S qui accompagne généralement un nouveau XX D (sauf le 60D).
    Le doute s’installe donc sur la pérennité de l’APSC et les gens préfèrent dépenser plus,investir en FF,...pour avoir la paix !

    • en fait le successeur des 6d et 70d sera certainement un unique modèle... rassemblant les avantages des deux...

    • C’est également ce que je pense.
      Pour le moment,les tarifs du 6D n’ont pas encore suffisamment baissé et la technologie des capteurs présente dans le 70D (sans doute assez comparable à celle de l’exmor d’en face) n’a pas été introduite sur le 6D (Canon a 2-3 ans de retard sur cette technologie particulière).

      Canon a néanmoins tenu à rassurer sa fidèle clientèle en présentant un teasing du futur 3D qui intègrera probablement au moins une partie des technologies du 70D
      (j’ai un doute sur le DPCA )
      qui étaient absentes du 5D III.

    • Comme ça n’arrivera que dans 2 ans, ça sera très bien pour remplacer mon 6D !
      Reste à savoir si le nouvel AF sera performant avec les objectifs EF actuels.

    • Bonjour,

      J’ai beaucoup de mal à suivre toutes ces réflexions sur ce créneau "pivot" que constitue le haut du panier APS-C et l’entrée de gamme FF.

      Clairement si j’avais à choisir entre les deux FF d’entrée de gamme du moment, moi qui démarre sans la problématique du parc d’objectifs existant je ne me vois pas acheter le 6D, je passerais sans hésiter au D600. Cela dit, la sortie du 70D m’interpelle et me fait rester chez Canon après de longues années et plusieurs modèles de PowerShot série G. Ce sera donc mon prochain achat. Quand on a goûté à l’écran orientable... et bien... et le nouveau capteur, le WiFi, et qu’on aime bien faire un peu de vidéo et que les rendus super softs à la limite du flou des D5200 et D7100 avec des objectifs standards.. voilà, le 70D est le choix qui s’impose à moi.

      Maintenant pourquoi n’y aurait-il pas de place pour un 7DmarkII ? Vraiment ? il suffit de reprendre ce même 70D et de lui apporter tous les petits trucs qui manquent, la visée 100%, le GPS, une meilleure rafale, le DIGIC 6 (+/double) (non mais personne s’est demandé pourquoi le DIGIC 6 qui existe déjà n’est pas sur le 70D ?), un squelette de boitier équivalent au 6D ou au 5DmkIII et bien sûr une tropicalisation bien plus poussée, etc... Ce sera plus léger et moins cher qu’un 5D. Le haut de gamme idéal de l’APS-C pour ceux qui ont déjà un parc d’objectifs APS-C et/ou qui veulent un second boitier plus léger que leurs 5D/1D pour aller se promener.

      Et puis surtout pour passer au FF, il faut investir dans des optiques de qualité, donc souvent plus chères, le budget n’est plus le même, sinon autant rester à l’APS-C. Non il y a vraiment un goufre budgétaire entre un super APS-C et un FF et ses optiques qui vont avec. Il faut arrêter de se faire des illusions et d’oublier systématiquement ce point là quand on essaye de comparer les deux marchés.

      Bon d’accord, je ne suis pas un pro du secteur, mais je sais encore me servir d’un calculatrice et franchement je crois que si je me trompe ça doit pas être de beaucoup...

    • attention, à oser dire des choses pareilles, zorro-p va te tomber dessus d’un instant à l’autre !

    • canon va certainement (comme nikon est en train de le faire) proposer de nouvelles optiques low cost full frame au prix des optiques expert ef-s aps-c... et dans ce cas, on peut imaginer qu’un 7dmk2 + 15-85 3.5-5.6 couterait le même prix qu’un 6dmk2 + 24-85 3.5-4.5 (similaire au nouveau nikon) et là pas d’hésitation possible à mon sens...

    • Un teasing du futur 3D ? Où ça ? On ose presque plus y croire...

    • Il semble que la compatibilité ne soit que partielle.
      On parle de 100 objectifs compatibles sur les > 150 objectifs EF/ EFS commercialisés par Canon depuis 1987.
      Reste à savoir si les objectifs "incompatibles" sont ceux de la gamme actuelle ou des objectifs discontinués.

    • Pfff...
      Votre raisonnement est erroné !
      Tout ce qu’on a pu vous dire sur l’APSC est....faux.Désolé de vous décevoir mais vous avez été victime d’une intoxication marketing pro-APSC de la part des fabricants.
      En effet, ces derniers, afin de promouvoir des boîtiers d’un format relativement économique, ont donné des "arguments" en faveur de l’APSC apparemment justes.
      Le problème est que TOUS ces arguments sont faux ou inexacts !

      1- Il a été dit que les boîtiers reflex APSC sont plus petits et plus légers que les boîtiers reflex 24x36 : C’est faux !
      Si les boîtiers reflex 24x36 sont plus gros et plus lourds que les modèles APSC, c’est essentiellement dû au fait qu’ils sont positionnés plus haut dans la gamme et doivent supporter des objectifs plus lourds.
      Techniquement parlant, Canon avait parfaitement les moyens de faire des reflex 24x36 de 500g-600g il y a 8-10 ans mais ils ne l’ont pas fait car les coûts de production des capteurs 24x36 étaient prohibitifs. Personne n’aurait acheté un boîtier plastique à 2000 boules...

      L’évolution de la technologie a aujourd’hui permis de réduire le coût des capteurs 24x36 et il est arrivé ce que j’avais déjà prédit il y a plusieurs années déjà :
      Le reflex 24x36 "expert" (Canon 6D )ne pèse pas plus lourd qu’un reflex APSC "expert" (EOS 60D ou 70 D)
      et il n’est guère plus encombrant.

      Technologiquement parlant, Canon a déjà produit des reflex AF 24x36 argentique pesant 360g.

      Tout récemment, Canon a présenté un intéressant modèle ultra léger APSC : Le 100 D (370g sec / 407g avec B+C )
      Implicitement, Canon a démontré qu’il a parfaitement les moyens de commercialiser un reflex 24x36 ultra léger de 400g
      mais qu’il ne le fait pas pour des raisons logistiques (capacités de production des capteurs 24x36 insuffisante ).

      2- Il a été dit que les objectifs APSC sont plus petits /légers que les modèles 24x36 en se basant sur les téléobjectifs :
      Un 200/2.8 est moins encombrant, moins lourd qu’un 300/2.8. C’est sûr.
      Malgré tout, il s’agit d’un raisonnement spécieux : La plupart des objectifs utilisés par monsieur tout le monde sont les zooms GA ou les zooms transtandards.
      Quelques focales fixes également comme les objectifs à portraits, les objectifs standards, quelques GA/UGA.
      Dans ce cadre là, le raisonnement n’est plus du tout valable !

      *Les objectifs (focales fixes ou zooms) GA/UGA/FE APSC reflex sont quasi-systématiquement plus lourds, plus encombrants, plus chers que les modèles équivalents 24x36 (à quelques rares exceptions près)

      *Les objectifs standards sont également plus lourds, plus encombrants, plus chers que les modèles équivalents APSC !

      *Les zooms transtandards APSC sont certes plus légers mais pas dans les proportions auxquelles le consommateur pouvait s’attendre !
      On s’attendait à des gains de 50%-60% en poids.
      Dans la réalité, les gains sont au mieux de 30%. Parfois les gains sont NULS !

      Ainsi le 28-90/4-5.6 EF pèse 179g (souce CI ) tandis que son équivalent APSC 18-55/3.5-5.6 EFS pèse 185g (source CI) !
      Cherchez l’erreur....

      La plupart des téléobjectifs "amateurs" gardent également un poids raisonnable (moins de 700g ).
      Dans ces conditions, l’argumentation "idéologique" du reflex APSC a du plomb dans l’aile.

      3-Les avocats de l’APSC n’ont jamais cessé de nous seriner que le coût des capteurs 24x36 était prohibitif par rapport aux capteurs APSC.
      Et effectivement, Canon a reconnu dans un "livre blanc" (white paper) que le coût des capteurs 24x36 était > 20x supérieur à celui d’un capteur APSC.
      La cause ? Un capteur 2.5x plus grand (chez Canon !) qui fait exploser le taux de rebut du FF à 90% tandis que le taux de rebut de l’APSC est évalué à 30%.

      Le problème est que ce "livre blanc" date de 2006 !!!

      Vous vous en doutez : Les ingénieurs ne sont pas restés les bras croisés pendant 7 ans à voir 90% de la production de capteurs 24x36 partir à la poubelle !
      (Une hérésie industrielle)

      *Ils ont utilisé des wafers plus grands (300 mm) qui permettent de graver plus de capteurs 24x36 (en % de surface du wafer)

      *Ils ont amélioré le taux de propreté des salles de production de CMOS 24x36 (Canon l’a officiellement reconnu lors de l’inauguration de son usine en 2010)

      *La qualité des wafers (taux de défauts par cm^2) s’est probablement améliorée entre 2006 et 2010.
      Comment je le sais ? Canon a présenté en 2010 un capteur CMOS géant de 203 mm X 205 mm qui était irréalisable en 2006 !
      Ce capteur fonctionne bien puisqu’il a été installé dans un télescope de Schmidt au Japon et qu’il donne des résultats scientifiques.

      *Ils utilisent probablement de nouveaux steppers qui couvrent le format 24x36 de manière à produire ces derniers en "une passe"
      (3 ou 4 passes étaient nécessaires en 2006 )

      Aujourd’hui, le coût de production d’un capteur 24x36 est probablement réduit à 3x celui d’un capteur APSC.
      Evidemment, les fabricants ne communiqueront jamais cette information pour ne pas provoquer de mouvement de panique sur le marché APSC.

      Les avocats de l’APSC nous disent que c’est beaucoup.
      En fait, c’est faux ! Ce qui compte, ce n’est pas le rapport du coût de production entre ces deux familles de capteurs mais la DIFFÉRENCE de coût de production !

      Ainsi, le coût d’un capteur 24x36 était facturé 1200 € en SAV et on peut raisonnablement supposer que Canon ne vend pas ses capteurs à perte
      (Ils sont réputés "radins" )
      On peut donc en déduire (Cf livre blanc de 2006 ) que le capteur APSC ne coûte "que" 60 € TTC
      (en théorie car en réalité Canon se "goinfre" sur les tarifs capteurs APSC en facturant par exemple le capteur de son 7D en 2009...900€ !).
      Je rappelle à tout hasard qu’on trouve aujourd’hui chez Canon des reflex APSC d’entrée de gamme à moins de 300 €

      Si le coût de production d’un capteur 24x36 vaut 3x celui d’un capteur APSC, on obtient le résultat de 180 € pour un capteur 24x36, soit 120 € de plus !
      Tout le monde sait bien que la clientèle est capable "d’accepter" un surcoût de 120€ sur un reflex "expert" (1300 € au lieu de 1150 €, soit +13% )

      Le passage au 24x36 pour un reflex "amateur" sera également "supportable" (900 € au lieu de 750 €, soit +20% )

      Et quand la capacité de production sera entièrement convertie au 24x36, un reflex 24x36 ne coûtera pas plus de 420 € (en SP)
      que le débutant acceptera de dépenser pour bénéficier du même "privilège" des photographes professionnels qui envahissent les écrans lors des meetings sportifs !

      4-L’argument du crop ?
      Là encore c’était vrai quand les capteurs CMOS APSC avaient une résolution plus fine que celle des capteurs 24x36 entre 2002 et 2008-2009.
      Le problème est que la résolution des capteurs 24x36 a rattrapé à peu près celle des optiques 24x36 et plus ou moins celles des capteurs APSC.

      Ainsi, la finesse d’un capteur 24x36 de Nikon D800 est pratiquement identique à celle d’un D7000, elle même voisine de la résolution exploitable
      d’une optique 24x36.
      Il est donc largement inexact de dire que le 24x36 implique plus de dépenses en terme d’optiques.

      J’ai démontré de manière indiscutable que les 4 piliers fondateurs de la foi APSCiste sont erronés, faux.

      Du seul fait de la concurrence, les fabricants sont OBLIGÉS d’adapter la capacité de production des capteurs 24x36 à celle des capteurs APSC.
      (Parce que sinon, c’est votre concurrent qui le fait à votre place, vous perdez des PDM, de l’argent ,des emplois,etc....)
      Tôt ou tard (mais le plus tôt sera le mieux !), la capacité de production des capteurs FF rattrapera celle des capteurs APSC.
      Les anciennes unités de production de capteurs APSC seront devenus obsolètes et disparaitront.
      Ça permettra à Canon et Nikon de faire des économies en se concentrant sur un seul format.

      Par conséquent,le reflex APSC est cliniquement mort. CQFD !

      La seule chose qu’on peut dire, c’est que le format APSC peut se maintenir en mirrorless (et encore !) ainsi qu’en compact où il a encore de l’avenir
      quoiqu’en disent les partisans des smartphones....

    • Pourquoi voulez-vous que Canon sorte un EOS 7D mk II aujourd’hui ???
      Au Japon, le 70 D, dont les perfs sont meilleures que celles du 7D sur bien des points, est déjà facturé 129.801 Yens (Bic).
      Pour respecter le positionnement tarifaire habituel de Canon (+50% entre deux modèles), un hypothétique 7D Mk II devrait être facturé 190.000 Yens.
      Tout ça pour avoir droit à la visée 100% et une rafale à 12i/s susceptible de faire du tort aux boîtiers pros.
      Pendant ce temps, le tarif du 6D n’arrête pas de "dévisser" : On le trouve au jour d’aujourd’hui chez Mapcamera à 151.800 Yens !

      Question : Qui est prêt à dépenser plus pour avoir moins (un capteur 2.5x plus petit que le 24x36 ) ???

      Nous sommes nombreux sur le net à être sceptiques sur la sortie éventuelle d’un 7D mk II et pour cause...
      Par ailleurs, une interview du "boss" de Canon en janvier dernier a confirmé que l’avenir des boîtiers semi-pro était plutôt Full-frame.
      En fait, il n’a fait qu’enfoncer les portes ouvertes....

    • Dépenser + pour avoir moins ?

      D’un côté, un 7D Mark II taillé pour le sport et l’animalier avec un 300mm f2.8 L IS USM II (éq 480mm), de l’autre un 6D poussif avec un 500mm f4 L IS USM II (3000 euros plus cher que le 300mm) ...

      J’hésite...

    • Arrêtez votre char !
      Le mec qui a les moyens de claquer 7000 boules dans un 300/2.8 LIS II a aussi les moyens de claquer 2600 boules sur un 5 D III (on le trouve à ce tarif en SP ) qui n’est pas aussi performant
      en terme de rafales (6i/s Vs 8i/s) que le 7D mais le bat sur tout le reste :
      - AF 61 pts plus sensible
      - Meilleur comportement dans les hauts isos
      - Meilleure polyvalence générale (il exploite les optiques EF "à fond")
      - Etc...

      À défaut de bénéficier de l’effet crop 1.6x, il peut tout de même compenser ce handicap en utilisant ...un converter 1.4x !

    • Par ailleurs, la qualité d’image obtenue entre le couple 6D+500/4 LIS II et le 7D+300/2.8 LIS II, c’est pas tout à fait la même chose, hein !
      (Cf DxO.mark !)

    • Des clichés ont été présentés dans CR le 17 juin dernier. Ce n’est très probablement pas un fake.

  • Une coquille s’est glissé dans le texte : "et capable de fonctionner de conserve avec la cellule pour identifier un sujet." il met tout le monde en boite l’AF de ce 70D :-)

    • Bonjour,

      merci pour votre commentaire. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une expression issue de la marine : deux navires voguant de conserve sont à proximité sur le même cap et en situation de se soutenir, voire de se secourir mutuellement en cas d’acte de piraterie. C’est cette idée que je souhaitais ici mettre en avant : autofocus et cellule sont proches et se soutiennent mutuellement pour gagner en efficacité.

      Les linguistes les plus pinailleurs distinguent "de conserve" (idée de soutien mutuel) et "de concert" (idée de discussion), mais personnellement j’ai une préférence prononcée pour la première et n’emploie la seconde que lorsque la référence à la concertation est inévitable (en gros : je la réserve aux êtres pensants qui ont pris une décision après discussion). C’est mon côté vieillot. :)

      Cordialement.

    • Ce n’est pas sympa de mettre vos plus fidèles lecteurs en boîte ;)

    • Merci pour ces précisions sur "de conserve". A une époque où la langue française est malmenée, déformée au point de rendre certains textes confus, voire ambigus, votre explication est réjouissante.
      Et merci, bien entendu, pour vos articles. Go on !

  • Régulièrement dans vos articles ou ceux de vos confrères on peut lire que les reflex nécessitent de plus en plus des objectifs de haut niveau pour que le capteur restitue la meilleur image possible. Qu’en est t’il de ce nouveau capteur Canon à 20Mp et nouvelle technologie à deux photodiode.
    Les objectifs "grand publique" hors série L sont ils suffisamment bon pour ce type de capteur ?
    je suis très satisfait par exemple de mon zoom de voyage Tamron 18-270mm en monture Canon. Se montrera t’il moins bon monté sur un EOS 70D ?

  • Bonjour.
    J’ai parcouru avec intérêt le contenu de cet article et des divers comentaires.
    Une question cependant se pose à moi : Le bâti est il en polycarbonate (comme bien des eos à deux chiffres) ou en titane ? Sera t’il capable de supporter sans dommages un objectif lourd ? Je l’imagine inyéressant en animalier.
    Cordialement /

  • "capable de fonctionner de conserve" : ça veut dire quoi "de conserve" ? I do not understand ! sans doute vouliez vous écrire : "de concert" ?

    • Bonjour,

      la question a déjà été traitée, voyez juste au dessus de votre message. ;)

      Bonne journée.

    • Incroyable ! C’est l’appareil que Eric-P décrivait comme une rumeur dans l’un de ces commentaires précédents (avec le 700D et le futur 7D Mark II).
      Ce Madame Soleil apocalyptique qui n’a de cesse que de décrire l’extinction des APS-C s’est mis le doigt dans l’oeil. Le 70D existe bel et bien.

      Et s’il est vrai que les FF seront de moins en moins chers, il oublie de dire qu’il en sera de même de l’ APSC.
      Résultat des courses : une montée en gamme pour tous. Mais pas la mort de l’APS-C. Car il y aura toujours un delta tarifaire entre un APS-C et un FF.

      Mon commentaire se veut humoristique, cher Eric-P, ne m’en voulez pas. Je reconnais que vous êtes un amateur très très averti. Néanmoins, je suis en désaccord avec vous sur la fin de l’ APSC. Et je vous l’annonce : le très attendu APS-C "7D Mark II" sortira bien en 2014.

    • Bonjour, je lis - avec beaucoup d’intérêt et d’attention - ce qui a été analysé à propos des capteurs APS-C.

      L’analyse me semble pertinente, encore faut-il mettre en perspective la temporalité de l’évolution envisagée ; je ne crois pas avoir lu que la mort du format était imminente, mais en revanche qu’elle soit d’ores et déjà annoncée ne m’étonne guère. D’ailleurs, comme déjà mentionné, les positions à demi-mots des pontes du secteurs corroborent ces hypothèses qui n’ont rien à voir avec la voyance, mais avec le bon sens et la capacité d’être à l’écoute.

      Il est possible, voire très probable, que des évolutions des appareils APS-C arrivent sur le marché, cela ne contredit en rien la tendance de fond. Tant que ce marché existe, même s’il doit décliner, il faut l’alimenter. En outre, la segmentation de marché est un outil puissant, l’homogénéisation trop tôt ou trop radicale libère des segments de marché à la concurrence... ainsi -je reviens sur la temporalité- la mort du format ne peut se faire brutalement (les acheteurs d’aujourd’hui ne veulent pas être déçus en craignant l’arrêt de toute forme d’innovation, sur les optiques notamment).

      Il n’en est pas moins que je reste convaincu de l’issue quasi inévitable : le format FF dominera largement à MT (>= 5 ans).
      La réduction des coûts va en ce sens : faire -75% sur un FF onéreux n’a pas le même impact que le même ratio de -75% sur un coût largement moindre d’APS-C, mécaniquement le FF en profite plus côté tarifs à progrès comparables : cette convergence va dans le sens de la disparition de l’APS-C.

      Christophe, photographe amateur curieux.

    • Tour compte fait, le mieux, c’est de faire des photos...

    • Tout compte fait, le mieux, c’est de faire des photos...! Exact mon cher Watson, ! ce ne sont pas les super-prouesses techniques qui font une bonne photo c’est le photographe ! J’ai bossé professionnellement pendant plus de 25 ans avec des "petits" Nikon Fm Fe etc. et j’ai toujours refusé les gros poids lourds Nikon haut de gamme par contre je ne lésinais pas sur la qualité des optiques. Pas plus que le pinceau, fut-il en poil de cul de zibeline, ne fait le tableau, l’appareil, fut-il rembourré de pixels en or massif, ne fait la photo.
      De toute façon ce que l’on achète aujourd’hui 800, 1500, 2500 € ou plus ne vaudra plus que des cacahuètes dans 5 ans !

    • J’adore ce dernier commentaire ! C’est si vrai...

  • Un boitier plein format comme le Canon 5D qui est par ailleurs pétri de qualité et dont je suis toujours enchanté, sait se montrer royal dans des mauvaises conditions lumineuses ou encore en photo de paysage, de portrait ou en studio... Maintenant, il faut se rendre à l’évidence, lorsqu’il s’agit de macrophotographie ou encore de l’utilisation de téléobjectifs (photo sportives, animaliers...), les boitiers équipés de capteurs APS-C (ayant aujourd’hui tous une densité de pixels élevée) ont largement leur mot à dire puisqu’ils se permettent de faire mieux que leurs grands frères à capteur plein format !!!

    Grace à sa densité de pixels au mm² supérieure, il est incontestable que le Canon 70D est nettement avantagé en macrophotographie par rapport au Canon 5D, ce qui lui permet d’avoir une meilleure définition à rapport de grandissement identique ou encore, d’obtenir le même résultat que le 5D... mais en ayant besoin d’un rapport de grandissement moindre, ce qui permet de gagner en profondeur de champ et en lumière

    Pour combler le handicap du Canon 5D au niveau de la densité de pixels, il faudrait travailler au rapport 2/1 au minimum pour obtenir le même résultat qu’avec le Canon 70D au rapport 1/1... ce qui occasionnerait inévitablement une diminution de la profondeur de champ, une perte de lumière, se rapprocher d’avantage du sujet (au risque de faire fuir les insectes craintifs), être plus sensible au flou de bougé... d’où mon intérêt pour le 70D !!!

    Conclusion :
    Au final, les deux formats de capteur ne sont pas concurrents mais au contraire parfaitement complémentaires...
    Comme quoi, il y en a pour tous le monde.

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